Biotechnologie et biosécurité : L’ANB outille les étudiants de Banfora sur leurs encadrements

L’Agence nationale de biosécurité (ANB), en collaboration avec le Forum ouvert sur les biotechnologies en Afrique (OFAB), organise un atelier d’information et de sensibilisation sur la biotechnologie et la biosécurité le mercredi 5 mai 2021 à Banfora au profit d’une centaine d’étudiants en sciences agropastorales et technologies agroalimentaires.

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Ce sont les docteurs Edgar Traoré et Zezouma Sanon, respectivement coordonnateur du Forum ouvert sur les biotechnologies en Afriques (OFAB) et Directeur de la communication, de la coopération scientifique et technique et des relations publiques de l’Agence nationale de biosécurité (ANB) qui ont assuré la communication de cet atelier d’information et de sensibilisation sur l’application des biotechnologies et les lois qui les encadrent au Burkina Faso.

La biotechnologie pour atteindre l’autosuffisance alimentaire

Selon le coordonnateur du Forum ouvert sur les biotechnologies agricoles en Afrique (OFAB) Docteur Edgar Traoré, la mise en œuvre de solutions biotechnologiques agricoles constitue une réponse aux nombreuses difficultés que rencontrent les producteurs. «Les solutions biotechnologies permettent d’adapter notre agriculture aux contraintes actuelles. C’est une opportunité qui peut assurer la sécurité alimentaire au Burkina Faso », explique le généticien et sélectionneur.

La biosécurité pour encadrer son utilisation

Malgré les différents avantages que la biotechnologie présente, les Etats doivent observer une vigilance afin d’encadrer les risques éventuels à cette technologie. Et c’est là qu’intervient l’Agence nationale de biosécurité. «La mission de l’ANB est de prévenir et juguler les risques inhérents à toute utilisation des OGM susceptibles d’avoir des effets néfastes sur l’environnement, la santé humaine et animale, la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique», rappelle le Directeur de l’ANB Nicholas Barro.

Son Directeur de la communication, de la coopération scientifique et technique et des relations publiques Zezouma Sanon insiste sur la légalité et l’indépendance qui permettent à l’ANB d’accomplir sa mission en toute transparence. « En tant que partie contractante au Protocole de Cartagena depuis avril 2003, le Burkina se doit d’intégrer les questions de sécurité en biotechnologie moderne dans ses politiques. L’agence fait toujours l’évaluation des risques avant de délivrer toute autorisation liée à la biotechnologie », rassure-t-il.

Une sensibilisation qui intéresse les acteurs

Pour le chargé de mission du centre universitaire de Banfora le Professeur Abdou Dramane Guiro , cet atelier permettra de poser la question de la biotechnologie et son encadrement sur la table, et partant, leur inclusion dans le programme académique.

« Notre manière de faire l’agriculture est carrément différente de celle de nos grands-parents. Ce qui nous dit que demain, celle d’aujourd’hui aussi va évoluer. Nos étudiants en sciences agropastorales et technologies agroalimentaires sont appelés à faire des manipulations génétiques. Il serait intéressant qu’ils apprennent d’autres technologies pour répondre à la question de la rareté des ressources et la croissance démographique », juge-t-il.

Des yeux plus avisés

 

Les échanges au cours de l’atelier ont révélé une méconnaissance de l’application des biotechnologies par les étudiants. Sur la centaine de participants, un seul était déjà bien informé sur cette technologie. Au point d’amener la majorité d’entre eux à faire une confusion entre les effets sanitaires des pesticides et la qualité des produits biotechnologiques.  Mais à l’issue de l’atelier, « désormais, nous pouvons aborder ces questions de développement agricoles avec des yeux plus avisés », se réjouit Alexandre Sawadogo.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina 24 à Bobo-Dioulasso

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