Affaire Cecrab : Des disciples dénoncent un acharnement de la justice sur leur mouvement

Des membres du mouvement Cecrab ont animé un point de presse, le samedi 12 juin 2021 à Ouagadougou. Les conférenciers ont dénoncé un acharnement de la justice sur ces membres.

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Des membres du mouvement spirituel Cecrab ont été condamnés pour injures publiques et atteinte à l’intimité de la vie privée. Face à cette situation, les cecrabiens, disciples de Roch Armel Bakyono, ont dénoncé au cours d’un point de presse un acharnement de la justice sur ce mouvement.

Les conférenciers ont démontré l’attitude de la justice par plusieurs arguments. Diassebedi Yonli, disciple du maître Bakyono, a confié que Marius Kaboré, un des Cecrabiens, détenu depuis le 26 novembre 2020 à la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou (MACO), « a vu sa plainte pour agression physique classée sans suite par le juge d’instruction sans plus de précisions sur le motif de ce classement sans suite ».

« Est-ce pour un dépérissement de preuves ? Est-ce pour une absence de témoins ? Ou bien il s’agit d’une appréciation de l’agression comme une légitime défense contre Marius Kaboré pour avoir publié des images qui tendaient à expliquer une attitude aux antipodes des principes cecrabiens et même de la morale sociétale ? », s’est-t-il questionné.

Egalement, les conférenciers ont dénoncé le non aboutissement de beaucoup des plaintes déposées  contre leurs détracteurs.

« La machine judiciaire doit être utilisée à bon escient, sans passion ni partialité »

Au regard de cette situation, Diassebedi Yonli  et ses camarades ont déploré un acharnement de la justice sur les membres du mouvement.  Ensuite, les conférenciers se sont prononcés sur la question de l’appel de la décision qui a vu la condamnation de Roch Armel Bakyono et Marius Kaboré à des peines privatives de liberté et des amendes.

En effet, Roch Armel Bakyono était poursuivi pour injures publiques, incitation à injures publiques et entrave au bon fonctionnement de la justice et Marius Kaboré pour injures publiques, diffamation aggravée et atteinte à l’intimité de la vie privée. Ils ont été jugés le 2 février 2021 et le 2 mars dernier, les prévenus ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement ferme pour Roch Armel Bakyono et 24 mois ferme pour Marius Kabore.

Diassebedi Yonli a confié que jusqu’à ce jour, la copie de la décision sur laquelle le juge de la cour d’appel devrait se fonder pour apprécier la qualification des faits et la motivation de la décision rendue, n’est pas rédigée par le juge dont la formation collégiale avait statué sur l’affaire.

A l’écouter, ce qui fait que le parquet de la Cour d’appel ne peut pas fixer une date pour la tenue de l’audience d’appel.

 « La décision pénale est en train d’être exécutée par les détenus sans voir leur droit à faire appel aboutir. N’est-ce pas là une autre forme d’instrumentalisation de la machine judiciaire ou d’abus du pouvoir judiciaire pour nuire ? », a indiqué  Diassebedi Yonli.  Il a précisé que Roch Armel Bakyono n’a pas été jugé pour escroquerie mais pour diffamation et entrave à la procédure judicaire.

En rappel, Diassebedi Yonli a expliqué que le cecrabisme est un mouvement spirituel né de la volonté de « maître Armel Bakyono qui a reçu de Dieu le pouvoir de transmettre des informations sécrètes ou des secrets cachés longtemps à l’humanité ». Selon lui, ce mouvement a pour objectif principal de rendre la liberté mentale aux peuples africains, laquelle liberté sera gage de leur développement matériel, professionnel et économique. L’objectif principal est de libérer d’abord mentalement le peuple africain afin qu’il puisse viser son développement dans la sérénité.

Jules César KABORE

Burkina 24

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Un commentaire

  1. Quelle comédie musicale ! 🤣🤣🤣. Roch Armel n’a rien d’un maître et n’a rien inventé qu’un torchon appelé spiritualité.
    C’est une aliénation de suivre tête baissée un Marabout des temps modernes. Bref, chacun aura son cerveau pour porter un jugement digne

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