Burkina Faso : De la prise en charge du Cancer du col de l’utérus chez les femmes séropositives

Six Organisations de la Société Civile (OSC), militantes pour la prise en charge des femmes atteintes  du VIH, ont rencontré ce lundi 9 août 2021, le Secrétaire Permanent du Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST (SP/CNLS-IST), Dr Smaïla Ouédraogo. Il s’est agi pour ces OSC de contrôler la mise en place  de leur plaidoyer, qui est la prise en charge du dépistage du Cancer du Col de l’Utérus (CCU) chez les femmes atteintes du VIH.

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Courant juin 2021, six Organisations de la Société Civile, militantes pour la prise en charge des femmes atteintes du VIH, ont approché le Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte Contre le Sida et les IST (SP/CNLS-IST) afin que leur doléances soient intégrées dans le plan stratégique 2020-2025. Ce lundi 9 août 2021, elles ont tenu à rencontrer le SP dudit conseil pour s’imprégner de l’état d’avancement de ces plaidoyers. 

De ces doléances, la plus importante, selon Judith Yerbanga, représentante de l’une des 6 OSC, est la nécessité de prise en compte du dépistage du CCU chez les femmes atteintes du VIH dans le Cadre Stratégique National (CSN) 2021- 2025. « On revient ce matin pour réitérer notre doléance au SP. On est vraiment ravi que cette doléance soit prise en compte dans le CSN. En gros, l’action de ce matin, c’est juste un suivi pour la mise en œuvre effective de cette décision », a-t-elle dit.

Ce cadre de concertation a également servi de lieu pour ces OSC de plaider pour l’augmentation du nombre de femmes prévu pour la prise en charge. A les écouter, le CCU est une maladie guérissable si le patient est dépisté et pris en charge rapidement. « Au delà de 38.266, nous voulons que toutes les séropositives puissent bénéficier du dépistage mais aussi de la prise en charge des lésions pré cancéreuses », a souhaité Judith Yerbanga.

Dr Smaïla Ouédraogo, secrétaire permanent du CNLS, a indiqué que cette démarche est de bon augure en ce sens que ces doléances ont été intégrées dans les plans actions de son département et cette veille va permettre à  ses collaborateurs et lui de renforcer les actions allant dans ce sens. « Lorsque nous travaillons et qu’un regard extérieur vient suivre ce que nous faisons, cela ne peut que nous pousser à éteindre les objectifs qui sont d’ailleurs les mêmes », a-t-il souligné. 


Concernant la question du nombre de femmes énumérées plus haut, Dr Smaïla Ouédraogo a assuré qu’il est aléatoire du fait de l’absence d’une base de chiffres. « Ce que nous donnons comme chiffre, nous l’avons intégré pour nous permettre de nous fixer un objectif du fait de l’absence des statistiques. Il n’est pas exclu que le nombre dépasse cela », a-t-il clarifié. 

En termes de perspective, un groupe WhatsApp a été créé pour servir  de lien entre ces OCS et le département du SP/CNLS-IST sur demande du SP.

Abdoul Gani Barry

Burkina 24

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