Echanges de monnaies : Un gagne-pain pour des jeunes ouagavillois

Ils sont jeunes, dynamiques, travailleurs. Ils proposent différentes devises d’autres pays à toute personne qui désire échanger son argent. Ils sont communément appelés monnayeurs ou changeurs de monnaies. Burkina24 est allé à la rencontre de ces jeunes installés notamment dans les encablures de l’aéroport international de Ouagadougou. 

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Difficile de traverser les rues de l’aéroport international de Ouagadougou sans se faire accoster par ces jeunes qui échangent les monnaies. Ayant élu domicile dans les abords de l’aéroport, ils courent après les passants. Ils ont fait de cette activité leur gagne-pain quotidien.

Arrêtés en groupe aux feux tricolores solaires à proximité des bâtiments administratifs et nous prenant pour d’éventuels clients, des jeunes s’empressent de nous accueillir.

« Vous voulez échanger ? », lâchent-ils en trombe, avant de se diriger vers nous en masse. Lorsque nous répondons par la négative, chacun d’eux reprend la même allure auprès d’autres éventuels clients.

Souleymane Nakoulma fait partie de ce groupe de jeunes. Il exerce ce métier depuis 2017 à Ouagadougou. « Je fais des affaires, j’échange les pièces, CFA, Euro, Dollars, Naira, Cedi. Notre travail consiste à échanger les monnaies à ceux qui le demandent. Par exemple, quelqu’un qui a un billet en Euro, nous on peut échanger cela en Francs CFA», explique-t-il tout en ayant un œil sur les passants, question de ne pas laisser filer quelques potentiels clients.

« Il y a des gens qui nous amènent des faux billets… »

Les jeunes monnayeurs ont pour potentiels clients généralement les étrangers, certaines personnes, après leur séjour à l’extérieur du Burkina ou d’autres qui veulent s’y rendre, poursuit Souleymane Nakoulma.

« Les voyageurs, les commerçants qui partent en voyage en Chine, à Dubaï, ce sont eux nos clients. Il y a aussi les ressortissants des autres pays mais aussi les Burkinabè qui partent en aventure dans d’autres pays, s’ils reviennent pour les vacances, c’est eux nos clients seulement », ajoute-t-il.

Tout comme Souleymane Nakoulma, Aziz Ilboudo évolue dans cette activité. Il s’est quant à lui penché sur les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans leur gagne-pain.

« Nous faisons face à beaucoup de problèmes dans notre activité. Il y a des voleurs, il y a des gens qui nous amènent des faux billets et comme on n’a pas toujours les détecteurs avec nous, ils arrivent à nous berner. C’est après on se rend compte qu’on a été volé », regrette-il.

Si Aziz Ilboudo est confronté aux problèmes de faux billets, Souleymane Nakoulma, lui, semble à l’abri de cette difficulté, et ce, grâce à son expérience dans le domaine.

« Comme j’ai duré dans le travail là, je connais beaucoup de secret maintenant. Par exemple quand je prends un billet de banque avec la main, si je touche seulement, si c’est un faux billet je peux détecter ça par la main. Je n’ai pas besoin d’une machine pour détecter un billet », s’exprime-t-il avec fierté.

Avec ce métier d’échange de monnaies, ces jeunes arrivent à subvenir à leurs besoins, même si le marché est au ralenti avec la double crise que connait le pays notamment l’insécurité et le COVID-19.

Cependant, ils restent armés de courage et aspirent à un lendemain meilleur… 

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24 

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Rédaction B24

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