Assises régionales sur l’éducation : Fin des concertations à Koudougou

Les assises régionales sur l’éducation nationale dans la région du Centre Ouest se sont clôturées ce vendredi 15 octobre 2021 à Koudougou, chef-lieu de la région. Elles ont connu, entre autres, la participation des membres des syndicats de l’enseignement, des proviseurs des lycées et collèges, des parents d’élèves, des élèves, des étudiants et des parents d’élèves.

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Débutées le 13 octobre 2021, les concertations sur les assises régionales de l’éducation nationale se sont déroulées sous l’égide de la gouverneure du Centre-Ouest, Irène Coulibaly. « Quelles réformes et stratégies d’actions pour développer l’éducation nationale » , tel est le thème sur lequel les forces vives de la région du centre ouest se sont penchées lors de ces assises.

Les assises sont initiées afin de faire le diagnostic sur les véritables problèmes qui minent le système éducatif burkinabè. « Le système éducatif actuel a montré ses limites et la radiographie qui a été faite montre que notre système éducatif a failli dans la totalité de ses missions malgré tous les efforts consentis par la communauté éducative », a déploré Irène Coulibaly gouverneur de la région du Centre Ouest.

Elle a ajouté que le tableau est bien « sombre ». Il est noir comme le tableau de classe, a-t-elle dit. A l’en croire, cela se dépeint à travers les résultats scolaires. « Jamais l’école burkinabè n’a eu un taux de réussite de 50% à l’examen du baccalauréat. Elle n’arrive même pas à faire réussir un élève sur deux à cet examen. Pendant longtemps, elle ne fait plus un taux de 50% à l’examen du BEPC. C’est la preuve que notre école est une fabrique d’échec« , a déclaré la gouverneure.

Une lueur d’espoir se profile à l’horizon avec la tenue de ces assises si les conclusions sont prises en compte par les différents acteurs. « C’est sur le fond le plus sombre du tableau que l’on peut écrire de bonne chose », a-t-elle ajouté avant de poursuivre qu’ « Il y’a eu beaucoup de points d’accords et malheureusement quelques désaccords. Il y a certains points sur lesquels, il n’y a pas eu de consensus. C’est la démocratie et dans tous les cas tout cela sera reversé dans le rapport final qui fera l’objet d’analyse au niveau central lors des assises nationales ». 

Pour les participants, le constat est assez mitigé. Stéphane Kuiliga Kaboré, secrétaire général du SYNATEB pense que ces assises n’ont pas leur raison d’être. « Les assises sont une rencontre de trop. Il y a eu des réformes dont les résultats sont toujours dans les tiroirs, ou mal appliqués. Ce qu’il fallait faire tout simplement c’est d’évaluer les entraves à l’application de la gratuité et trouver des solutions », a-t-il lancé. Selon lui, le diagnostic sur l’état des lieux de l’enseignement est déjà fait. « Il suffisait de mettre en application le protocole d’accord signé avec le syndicat et le problème serait résolu », a-t-il ajouté.

D’un côté, il y a aussi ceux qui estiment que les assises régionales sont les « bienvenues » comme Ismaïla Bakouan, proviseur du lycée provincial de Réo. «  Il faut saluer cette synergie justement pour poser les questions sur la table et partager les réflexions pour tirer le meilleur et avancer. Il y a ceux qui pensent que les choses doivent être statiques. Il n’y a pas de fixisme à faire dans les questions de développement. On doit réajuster au fur et à mesure. Et réussir à s’asseoir autour de la même table pour échanger sur les questions de l’éducation est déjà un succès », a-t-il terminé.

Aminata Catherine SANOU (Stagiaire)

Burkina 24

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Rédaction B24

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