« L’aide n’a pas la prétention de résoudre à elle seule tous les maux d’un pays » (Christian Yoka)

Pour son premier voyage dans un pays africain après sa nomination comme directeur Afrique de l’Agence française de développement (AFD), Christian Yoka a opté pour le Burkina Faso. Ce samedi 30 octobre 2021, il a expliqué aux professionnels des médias pourquoi ce choix au cours d’un déjeuner de presse.  

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Selon Christian Yoka, l’Afrique constitue une priorité de l’action de l’Agence française de développement (AFD). Et celle-ci consacre plus de la moitié de son budget au profit de l’Afrique, à entendre le directeur Afrique de l’AFD.

«Et au sein de l’Afrique, le Sahel représente une zone d’intervention prioritaire. Et au sein du Sahel, le Burkina Faso fait partie de ces pays sous lesquels nos montants d’investissement se sont considérablement accrus. Il était donc important pour moi de me rendre au Burkina pour constater sur le terrain la manière dont s’exécutent nos projets », a-t-il laissé entendre.

Face à la double crise sécuritaire et sanitaire dont sont confrontés les pays africains, Christian Yoka a rappelé que dès l’avènement de la pandémie de Covid-19, la France a mobilisé plus d’un milliard d’euros autour de l’initiative « Santé en commun » pour accompagner les pays africains à faire face au virus.

« Et cela a pris différentes formes à la fois en appuyant des États, des ONG en essayant de traiter les conséquences économiques de cette crise où en étant directement sur la réponse sanitaire en renforçant le système de santé ou en s’appuyant sur les mécanismes de figures sociaux  partout c’était possible. Ça c’était une première réaction sur cette pandémie qui malheureusement dure », a-t-il noté en poursuivant que l’AFD continuera à appuyer les pays bénéficiaires dans la lutte contre le Covid-19.

Concernant la crise sécuritaire, il a renseigné que cette situation a amené son institution à la révision d’un certain nombre de ces outils afin de s’adapter pour beaucoup plus de « réactivité ». Ce qui, selon lui, permettra à l’AFD d’être présente dans les zones à haut défi sécuritaire pour venir en aide aux personnes vulnérables.

Sur la question de savoir si un jour, le Burkina Faso en particulier et les pays qui bénéficient de l’aide de l’AFD  pourront s’acquitter de cette aide, le directeur Afrique de l’AFD appelle à considérer cette aide comme un investissement de solidarité.

« L’aide n’a pas la prétention de résoudre à elle seule tous les maux d’un pays. Qu’il s’agisse du Burkina ou de tout autre pays, l’aide est une contribution. Nous parlons d’ailleurs de moins en moins d’aide. Nous parlons d’investissement solidaire. Il ne faut pas oublier qu’à travers ces interventions, nous faisons acte de solidarité. Les financements que nous apportons ont une seule finalité, c’est d’investir dans l’avenir », a-t-il confié.

Également, Christian Yoka s’est voulu précis en ce qui concerne les missions de l’AFD. Il a, à cet effet signifié que son institution a pour première vocation de travailler pour le développement. Mais il se trouve que certaines des zones dans lesquelles ils interviennent sont en proie à l’insécurité. Sur ce aspect, il a fait comprendre que l’AFD commence à réadapter ses actions en prenant en compte ce facteur.

Au cours de son séjour au Burkina Faso, le directeur Afrique de l’AFD s’est rendu à Kaya dans le camp des personnes déplacées internes pour inspecter des réalisations qu’entreprenne l’AFD au profit de ces personnes notamment dans le secteur éducatif à travers la construction des salles de classe.

« De ce que j’ai vu, je suis plutôt satisfait de ce que nous réalisons », a-t-il affirmé en reconnaissant que les besoins sont énormes et que l’intervention doit aller plus loin. Après le Burkina Faso, Christian Yoka doit se rendre au Niger.

 Willy SAGBE

Burkina 24

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