Altitude Nahouri : La victoire du courage et de l’abnégation de l’Ivoirien Soumaïla Traoré

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Cela fait 13 ans que la compétition Altitude Nahouri se tient. Mais depuis, la mobilisation ne faiblit pas. Malgré un contexte sécuritaire lié aux attaques terroristes, le promoteur de la compétition a tout mis en œuvre pour la tenue de cette compétition d’endurance et de courage. L’Ivoirien Soumaïla Traoré a inscrit son nom au palmarès pour la première fois le dimanche 12 décembre 2021.

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Soumaïla Traoré, entouré d’autres athlètes, est arrivé premier au sommet du pic.

« C’est nous qui avons fait ça ? », s’interrogeait un marathonien après son arrivée au sommet du pic du Nahouri. Il n’en revenait pas, effectivement. Après 21 km, il a fallu de la volonté, du courage, de l’endurance pour gravir cette montage qui surplombe toute la région du centre-est.

Partis aux environs de 8h30, les marathoniens ne se sont pas faits de cadeaux. Dès le départ, le grandissime favori de la compétition l’Ivoirien Soumaila Traoré a rapidement distancé ses adversaires sur les 21 km. A pas rapide, il contrôle la course freinant souvent l’allure pour économiser ses forces.

Plusieurs athlètes ont voulu relever le défi de l’Altitude Nahouri

En effet, il en avait besoin pour gravir le pic du Nahouri, une autre étape de la compétition différente du Marathon, sa spécialité. Derrière lui, Jean François Dabiret mène la course devant Inoussa Simporé, la star montante de cette discipline au Burkina Faso. Derrière, les coureurs sont éparpillés. Mais l’objectif reste le même : gravir le pic quelle qu’en soit la situation.

De la patience pour gravir le pic

« Si tu ne montes pas au pic, c’est comme si tu n’as pas pris part à la course », commentera entre-temps, un autre coureur. A l’arrivée de Nahouri, le village qui donne son nom à la province, Soumaïla Traoré maintient son écart. Mais, Inoussa Simporé devance Jean François Dabiret au pied du pic. Soumaïla Traoré devance ses concurrents au sommet après 1h22min13s de course.

Inoussa Simporé a échoué à une trentaine de seconde derrière le vainqueur de cette 13e édition.

« Jusqu’à 21 km, tout se passait bien. Mais avec près de 400 mètres, ce n’était pas facile parce que là, ce sont des techniques pour gravir. Pour cela, il faut de la préparation physique. Ça travaille les mollets et il faut avoir de la patience pour monter. C’est ma première fois de monter ici. Je tire mon chapeau à altitude Nahouri. Chaque montée donne de l’expérience », explique Soumaïla Traoré. Lors de sa première participation, il s’était trompé de trajet en voulant gravir le pic. Il prend ainsi sa revanche.

Les regrets de Inoussa Simporé

L’Ivoirien est suivi près de 30 secondes après par Inoussa Simporé, le premier des Burkinabè. Jean François Dabiret arrive 3e avec 1h24min13s. Brigitte Dabiré, la première des filles arrive après 1h50min19s devant le plus âgé des coureurs Tanga Lamine Bounkoungou, 63 ans. « Objectif inachevé parce je perds la compétition par inexpérience. Soumaïla  a bénéficié d’un stage au Kenya », regrette Simporé. Il espère bénéficier de telles opportunités de la part des autorités sportives.

Jean François Dabiret a perdu du temps à l’entrée du village de Nahouri.

Pour le comité d’organisation, l’objectif est atteint. « Pari tenu et engagement communautaire. (…) Altitude Nahouri, c’est la compétition unique et spéciale en Afrique, en absence de l’ascension du mont Cameroun. Elle reste la référence aujourd’hui au niveau du continent. C’est l’une des compétitions les plus difficiles », a commenté Ouezzin Louis Oulon, le promoteur de cette compétition.

Le promoteur Ouezzin Louis Oulon est satisfait de la mobilisation.

Il a relevé des difficultés à réunir des partenaires dans un contexte avec la multiplication des attaques terroristes qui ont réorienté les priorités des différents partenaires. Pour lui, Altitude Nahouri est une compétition à soutenir « pour qu’il ne disparaisse pas de la carte du monde ». Il s’est satisfait de la mobilisation.

Le thème retenu pour cette édition était : « Cohésion entre militaire et civile ». Pour le ministre Dominique André Nana, cette compétition est à soutenir. Il espère prendre les dispositions pour doter la route menant au Pic d’un trajet praticable.

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