Ouaga : Armand Béouindé visite des enfants en rupture familiale et des malades mentaux

Armand Roland Pierre Béouindé, maire de la ville de Ouagadougou, a rendu visite  aux enfants en rupture familiale et aux malades mentaux ce mardi 21 décembre 2021. Il leur a aussi apporté son soutien pour les fêtes de fin d’année.

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C’est par l’association Taab yinga située au quartier Cissin de la ville de Ouagadougou que le maire Béouindé a entamé sa visite. En effet, cette association s’occupe des enfants en rupture familiale, des orphelins et d’autres enfants vulnérables. À Taab yinga, ces enfants  apprennent des métiers tels que la couture, la soudure et la mécanique. L’alphabétisation aussi y fait partie. Ici, le maire a remis une enveloppe aux responsables pour les fêtes des enfants.

Le passage du maire a été une occasion pour  la promotrice de cette association, Linko Bintou Michelle de faire part à son hôte des difficultés que connaissent leur association. Elle a  confié que la principale difficulté dont est confrontée sa structure comme d’autres structures est d’ordre financier.

‹‹ Il n’y a pas de partenaires financiers qui prennent en charge les encadreurs. Donc, il faut produire nous-mêmes pour pouvoir relever ce défi. Les enfants sont là. Et il faut bien les gens pour les encadrer. Il faut prendre en charge ces encadreurs. C’est ça la grosse difficulté ››, a-t-elle relevé.

L’association Taab yinga dispose d’un centre pour l’apprentissage et l’hébergement de ces enfants. L’année dernière, le centre a signé une convention avec la mairie de Ouagadougou. Ce qui lui a permis d’avoir une aide à hauteur d’un million de francs CFA. Pour cette année, l’association accueille et héberge 18 pensionnaires.

La deuxième étape de cette visite c’est carrément opposée de la première. C’est hors de la ville, à l’Est de la capitale, derrière l’université Thomas Sankara que se situe l’association burkinabè pour l’assistance, le suivi et la santé des malades mentaux errants et isolés (ABASMEI).

Sœur Rosalie Kanziomo, fondatrice de l’ABASMEI

Sœur Rosalie Kanziomo, fondatrice de l’ABASMEI salue cette visite du maire de Ouagadougou. Elle a rappelé que son association a signé une convention avec la mairie de Ouagadougou qui leur vient en aide chaque année à hauteur de cinq millions de francs CFA. Le passage du maire a permis à ce centre d’obtenir une enveloppe et des vivres pour les fêtes de fin d’année.

Le centre de l’ABASMEI regorge 54 pensionnaires. La difficulté primordiale pour ce centre, selon les responsables est qu’il ne dispose pas d’une clôture. Ce qui fait que, selon la sœur Rosalie Kanziomo, certains malades prennent la fuite.

Également ce centre fait partie des habitations qui ont été délogées de leur site pour la construction de l’université Thomas Sankara. Son terrain ne lui a pas été remis en entier, les responsables réclament la totalité de leur terrain.

‹‹Actuellement les difficultés majeures c’est le manque d’infrastructures. Il n’y a pas assez de bâtiments pour accueillir les malades. Aussi, il n’y a pas de clôture, les malades fuient à tout moment. C’est une difficulté pour les garde-malades ››, a-t-elle indiqué.

Armand Béouindé, maire de la ville de Ouagadougou

Pour le maire Armand Béouindé, tous ces centres s’érigent comme des soupapes pour la ville de Ouagadougou qui permettent de soulager un tant soit peu les personnes en position de vulnérabilité.

‹‹ Vous savez que nous avons assez de jeunes qui sont en situation de rue et qui n’ont pas de prise en charge. C’est vrai que l’État et l’action sociale font beaucoup d’efforts, mais l’effort seul de l’État ne suffit pas. C’est pourquoi toutes les bonnes volontés doivent être encouragées. Nous avons une convention avec ces centres, chaque fin d’année est une occasion de faire le point pour voir comment ces centres se comportent, comment les prises en charge sont faites et venir les encourager ››, a-t-il souligné.

Quant aux doléances émises par ces centres, le maire a promis le soutien de son institution mais  dit-il, « la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a », ces centres devront faire avec le soutien que leur accorde la mairie. Il promet notamment de leur ouvrir d’autres portes avec  l’accompagnement des partenaires de son institution.

Willy SAGBE

Burkina 24

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