Protection sociale en Afrique : INSP!R Burkina présente la déclaration de Cotonou

Après son atelier sur les stratégies d’extension de la protection sociale pour la prise en compte des couches vulnérables, le réseau international du droit à la protection sociale (INSP!R Burkina) continue son plaidoyer. Au cours d’une conférence de presse ce mardi 21 décembre 2021, il a présenté la déclaration de Cotonou qui plaide pour l’élargissement de la protection sociale aux couches vulnérables en Afrique.

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Les représentants de INSPIR Burkina Faso plaident pour l’élargissement de la prise en charge sociale aux personnes vulnérables.

Le secteur informel reste un parent pauvre dans la protection sociale des travailleurs du Burkina Faso. C’est pourquoi, sous l’initiative du Réseau international Network Social protection Rights-Afrique (INSP!R-Afrique, et en partenariat avec We Social Movement, ont lancé un appel pour l’extension de la protection sociale en Afrique, notamment le secteur informel à travers la déclaration de Cotonou.

Cette déclaration constate l’implication des mouvements sociaux et organisations de la société civile dans le processus d’extension de la protection sociale. Celle-ci connait d’ailleurs une avancée selon le lead de INSP!R Burkina Patrice Pamousso se référant à la déclaration de Cotonou.

« Malgré la mise en place par des institutions communautaires des cadres juridiques pour l’extension de la protection sociale, leur mise en œuvre reste un défi dans la plupart des pays. Les acteurs de l’économie informelle restent faiblement couverts », souligne la déclaration de Cotonou. 

En plus de cela, plusieurs Etats africains ne parviennent pas à honorer les engagements pris au niveau communautaire ou régional, notamment ceux visant à consacrer une part de leur produit intérieur brut à la protection sociale et au développement, ou mettre en œuvre les instruments qu’ils ont mis en place eux-mêmes. 

La prise en compte du secteur informel

Partant de ce constat, la déclaration de Cotonou rappelle que la protection sociale est un droit humain fondamental, reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Elle réaffirme l’engagement des différents partenaires « à œuvrer aux côtés des structures étatiques pour une couverture sociale effective de l’ensemble des populations de nos pays ». 

Si la Déclaration note certaines avancées, elle demande aux Etats de poursuivre « l’extension de la protection sociale à toute la population principalement aux couches vulnérables, aux acteurs de l’économie informelle et du monde rurale ainsi qu’au travailleurs et travailleuses migrants et migrantes avec un focus sur les jeunes et sur les femmes ».

Patrice Pamousso espère que l’appel de INSPIR Burkina sera entendu.

La Déclaration de Cotonou propose également l’élargissement de la gamme des prestations garanties aux travailleurs du secteur formel public et privé, la mise en places de mécanismes au niveau nationale d’implications des mouvements sociaux actif sur la thématique, le suivi et l’évaluation des politiques et stratégie de protection sociale.

La Déclaration de Cotonou insiste également sur la mise en œuvre du cadre juridique communautaire existant sur la protection sociale adopté par l’UEMOA sur la mutualité sociale. Elle insiste également sur la mise en place de mesures coercitives etc.

Poursuivre les collaborations entre mouvements sociaux

Aux partenaires techniques et financiers, le réseau propose la poursuite de l’accompagnement « des Etats ainsi que des mouvements sociaux pour plus de professionnalisme dans la gouvernance et l’opérationnalisation des mécanismes en matière de protection sociale ».

La déclaration souhaite également l’accompagnement de l’organisation et la structuration des mouvements sociaux pour mieux porter les plaidoyers et mieux assurer la représentation des mouvements sociaux dans les instances de prises de décisions entre autres. 

Concernant les mouvements sociaux et OSC, il recommande le renforcement des collaborations « pour un apprentissage commun et un enrichissement mutuel », la capacité des acteurs de la protection sociale et l’organisation et la structuration des mouvements sociaux. En plus du Bénin, pays, l’atelier régional a réuni des pays venus du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali, du Sénégal et du Togo et des organisations de la Belgique, et OSC à caractères africain et international du 21 au 24 juin 2021.

Le thème retenu était : « Les stratégies d’implication des mouvements sociaux et des organisations de la société civile pour une extension effective de la protection sociale en Afrique ».  La présentation de cette déclaration de Cotonou fait suite à plusieurs activités entrant dans le cadre de la vulgarisation de la protection sociale, selon Drissa Soaré, point focal INSP!R Afrique au Burkina Faso. Ce réseau, au niveau du Burkina Faso, est composé de huit organisations.

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