Les Compétences électorales africaines (CEA) pour la tenue des municipales en novembre 2022

Ce samedi 15 janvier 2022 à Ouagadougou, les membres des Compétences électorales africaines (CEA) se sont prononcés sur l’état de la démocratie au Burkina Faso, la sécurisation du territoire et plus particulièrement les élections municipales devant se tenir cette année. Sur ce point, ils proposent le report des élections en novembre de l’année en cours avec prorogation des mandats des élus locaux. 

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Evoquer la question électorale dans le contexte actuel du Burkina Faso renverrait à une provocation voire une insulte au vu des contingences, des tueries et des déplacements massifs continus des populations vers des zones plus sécurisées pour l’opinion, selon les membres des compétences électorales Africaines (CEA). Mais pour eux, on ne peut pas s’en passer de la question qui constitue un pilier de la démocratie et de la gouvernance.

« Il faut en parler, dire objectivement les choses pour que les hommes s’asseyent, discutent et trouvent des solutions, les meilleures pour renforcer la démocratie et conforter les leviers de notre gouvernance, sinon, l’ennemi aurait raison sur nous car nous aurons révélé aux yeux du monde entier notre incapacité de construire une résilience électorale et subséquemment ; restons des complices passifs de projets macabres de ces sinistres individus qui sont en marche pour une déstabilisation de notre Faso », a déclaré Adam Régis Zougmoré, président exécutif de CEA

Face à la dégradation de la situation sécuritaire, les CEA invitent les Burkinabè à plus de résilience, à résister au recul démocratique devant les menaces terroristes et à créer une résilience électorale par l’intégration d’une approche nouvelle dans l’organisation des élections.

Cette démarche, selon Adam Régis Zougmoré, doit tenir compte du contexte sécuritaire, de la participation de tous et l’intégrité électorale ainsi que l’organisation des élections municipales sur l’ensemble du territoire national en  deux phases au moins.

Les suggestions de CEA

L’autre posture que CEA suggèrent aux Burkinabè c’est d’être réaliste et objectif. « Notre pays est cité en exemple par les experts électoraux grâce à la régularité de tous les types de scrutins qu’il organise : municipales, législatives et présidentielles. Mais ces derniers temps nous sommes sous pression concernant les élections municipales et il faille apporter au plutôt des réponses urgentes », a-t-il laissé entendre.

Toujours sur les élections municipales, les membres de CEA encouragent le gouvernement à poursuivre le processus électoral avec un réaménagement du calendrier électoral. Également, le gouvernement est appelé à soutenir la tenue des élections pour qu’elles se tiennent en novembre 2022. Ils suggèrent aussi l’implémentation d’un scrutin séquentiel qui doit se tenir en plusieurs phases aux fins de sécurité et de maitrise intégrale des zones en proie au terrorisme.

Sur le plan sécuritaire, au niveau de la sous-région, CEA proposent la refondation du G5 Sahel en ajoutant trois pays notamment le Togo, le Bénin et la Côte d’Ivoire pour faire G8 avec Algérie et Nigéria comme partenaires stratégiques.

Pour le président exécutif de compétences électorales Africaines, la récente opération conjointe entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire en est une preuve quant au succès enregistré et le regroupement des forces de la sous-région peut changer la donne. Il est convaincu qu’un pays ne peut à lui seul vaincre le terrorisme, un tel regroupement selon lui peut apporter des résultats probants dans cette lutte.

Willy SAGBE

Burkina 24

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