Burkina : Les CEA proposent une transition d’une durée de 16 mois

Ceci est une déclaration du Bureau Exécutif des Compétences  Electorales Africaines (CEA).

Les compétences électorales africaines (CEA) aux cotés du MPSR pour de grandes réformes dans la gouvernance et un retour à la vie constitutionnelle normale.

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Depuis sept ans, notre pays est à la recherche d’une boussole pour vaincre l’hydre terroriste, restaurer l’intégrité du territoire et réconcilier les fils et les filles afin de poser ensemble les jalons d’un véritable développement. Des hommes sont passés, des politiques et stratégies ont été développées mais hélas le constat est là :

  • Le contexte sécuritaire difficile
  • Les Personnes Déplacées Internes en nombre grandissant
  • Cartographie des zones fragiles dites rouges qui s’étend
  • Un dialogue politique et des résultats mitigés
  • Des partis politiques corrompus et d’une crédibilité incertaine
  • Une société Civile politisée et très agitée
  • Des syndicats aux aguets et des revendications non satisfaites
  • Des opportunités de développement économique et d’appui aux acteurs du secteur informel inexistants
  • Des marchés publics gré à gré et l’absence de contrôle de la qualité des services
  • Une crise scolaire non résolue et des reformes du secteur de l’éducation toujours non appliquées
  • Une promotion de l’emploi en déphasage avec le maintien des retraités à des postes nominatifs
  • Une disparition de l’autorité de l’Etat et la perte de confiance des citoyens face aux institutions
  • Un jeu politique dangereux de certains gouvernants avec des projections sur les échéances de 2025, ce qui a impacté nécessairement la solidarité gouvernementale.
  • Le report des élections municipales et la légitimité des élus locaux en rapport avec la bonne gouvernance
  • Un manque de sérieux et un pilotage à vue des plans et projets de développement,
  • Une très faible participation des femmes et des jeunes dans les sphères décisionnelles
  • Une stigmatisation des communautés et les fragiles liens sociaux
  • Un processus de réconciliation complexe et non consensuel
  • Une chasse aux sorcières des activistes et le refus aux citoyens de leurs droits de manifester
  • Une restriction des libertés avec des suspensions à bon escient de l’internet
  • Une corruption généralisée
  • Un environnement social pollué et désaxé
  • Une disparition de l’intérêt général et l’accroissement de l’incivisme.

Aux grands maux, il faut trouver de grands remèdes, mais le peuple burkinabè est resté presque sans interlocuteur devant les cris et les pleurs de ces milliers de veuves et orphelins.

Des FDS et VDP aux fronts sans moyens adéquats de défense et qui n’ont comme récompenses dans le sacrifice suprême, qu’une reconnaissance de la nation par moment ou des journées dites de deuil national où les gouvernants et les citoyens s’en moquent éperdument. Cette honteuse attitude, du reste, est actée au prorata du nombre des victimes et les autres sont laissés pour compte.

Si l’observatoire de la démocratie tant souhaité par les CEA existait, le Burkina de Janvier 2022 allait avoir la note de 06/20. Et pour cela nous proposions en son temps une résilience démocratique et une résistance au recul démocratique en apportant des réponses urgentes.

Quelques jours plus tard, non pas par des voies souhaitées, l’armée a pris ses responsabilités et nous promet un sursaut patriotique, une restauration de l’intégrité territoriale, le respect des engagements du Burkina Faso, le rétablissement de l’ordre, de l’autorité de l’Etat, le renforcement de la citoyenneté et l’engagement de tous pour une cohésion sociale retrouvée sur l’hôtel de la justice, l’égalité des chances et l’équité. Sur ce, une nouvelle page s’ouvre dans l’histoire politique de notre pays et il faut y espérer au-delà des postures aventuristes et de condamnation tout azimut qui ont pour but, la conservation des intérêts d’un groupe de mal fortunés et pilleurs des biens publics.

Les Compétences Electorales Africaines, entendent être aux côtés du MPSR pour l’implémentation de grandes réformes et la promotion d’une gouvernance vertueuse pendant et après la transition. Ainsi donc nous proposons au MPSR :

  1. Acter une transition d’une durée de 16 mois
  2. Mettre en place un gouvernement inclusif et rechercher des partenaires dans le cadre de la lutte contre le terrorisme en dépit des sanctions prononcées par les institutions internationales et les puissances occidentales
  3. Mettre en place un Fonds de lutte contre le terrorisme avec deux projets majeurs
  • Projet d’appui et d’équipement aux Forces Combattantes (FDS et VDP)
  • Projet de Réinsertion et de Relèvement des PDI
  1. Restaurer l’intégrité du Territoire
  2. Réconcilier les Burkinabè
  3. Rendre justice aux Burkinabè et lutter contre la corruption
  4. Adopter une nouvelle constitution et relire le code électoral
  5. Intégrer des reformes pour des élections Transparentes
  6. le découpage Territorial: augmenter le nombre de villages, communes, provinces et régions
  7. Conduire les Affaires de l’Etat avec Humilité, Patriotisme et promouvoir la culture du civisme, la gestion du bien commun, raviver la fibre patriotique, la fierté et le sentiment d’appartenance à un pays des hommes intègres.

11 Organiser des élections Générales (municipales, législatives, Présidentielles) transparentes et crédibles.

Pour y parvenir voici quelques repères que nous proposons au MPSR : deux précieux schémas

 

Adam Régis ZOUGMORE

Facilitateur Expert BRIDGE/ LEAD

Officier de l’ordre de l’Etalon 

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