Cinéma : L’ARCA/BF met en lumière le métier d’assistant réalisateur au Burkina

L’Association des Réalisateurs du Cinéma et de l’Audiovisuel/Burkina Faso (ARCA/BF), affiliée à la Fédération Nationale du Cinéma et de l’Audiovisuel (FNCA), a réuni plus d’une vingtaine d’étudiants et professionnels assistants réalisateurs ou encore des aspirants du métier autour d’un Masterclass, le jeudi 3 mars 2022 à Ouagadougou. Cette instance, s’inscrivant dans le cadre des 48h du réalisateur s’est articulée autour du thème « 1er assistant réalisateur : de la préparation au tournage ». 

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Animés par Patrick Munier, premier assistant réalisateur, depuis la France, ces échanges ont porté sur les qualités d’un bon assistant, ses limites, ses responsabilités sur le plateau du tournage.

« Pour être un bon assistant réalisateur, il faut prendre le temps de tout organiser, être prêt à tout changer même à la dernière minute, connaître le planning de tous les chefs d’équipe, bref l’assistant doit être le dispatcheur des informations du metteur en scène. L’assistant ne doit pas prendre de décision artistique car son rôle c’est de planifier », a expliqué Patrick Munier, celui-là même qui a collaboré dans plusieurs films burkinabè.

Selon le président de l’association, Issaka Konaté, l’idée est née du constat  que dans le cinéma, toutes les autres chaînes de valeurs  sont représentées, mais pas assez dans certaines chaînes notamment celle de l’assistant réalisateur. Donc a-t-il déduit, l’objectif c’est de renforcer la capacité des jeunes techniciens réalisateur burkinabè, afin d’améliorer la qualité technique, artistique et esthétique des films produits localement.

« Le but c’est de présenter ce métier qui est encore méconnu dans la cinématographie nationale. Voyez vous, bien que nous ayons des techniciens dans le cinéma, force est de constater qu’il y a des maillons faibles au niveau des jeunes, surtout dans le métier de l’assistant réalisateur et bien d’autres d’ailleurs. 

Donc, Nous voulons permettre à ces jeunes ou même à ces  professionnels du métier de mieux connaître le rôle de l’assistant réalisateur », a ajouté le président.

« Objectifs à saluer », à écouter Issa Sinaré, étudiant en Master, participant à la rencontre. Pour lui, ce genre d’initiative va leur permettre de compléter leur savoir, surtout sur le plan pratique.

« C’est toujours une opportunité à ne pas rater lorsqu’une personne expérimentée décide de partager son expérience. C’est un sentiment de satisfaction. Et cela donne envie d’aller plus loin quand on s’appuie sur ce qu’il dit », a-t-il salué.

Le président de ARCA/BF, Issaka Konaté

En rappel, cette activité est la première étape des 48h du réalisateur financées aussi par la FNCA à travers le Fonds alloué aux acteurs, en solution à la pandémie de COVID-19. Elle précède 8 autres initiatives de ce genre avec d’autres acteurs du cinéma.

Abdoul Gani BARRY

Burkina 24

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