Assemblée législative de la transition : Des Députés s’expriment

Les membres de l’Assemblée législative de la  transition (ALT) ont été installés ce mardi 22 mars 2022 au cours d’une session spéciale. A la suite de l’installation, Aboubacar Toguyeni, enseignant chercheur à l’université Nazi Boni, a été élu président. A l’issue de la validation des mandats, des membres de l’ALT se sont prononcés. 

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Désormais, le Burkina Faso dispose d’une Assemblée législative de la transition (ALT) pour un mandat de trois ans. A l’issue de la validation des mandats, des membres de l’ALT se sont prononcés.

Pascal Zaïda, membre de l’ALT, a fait savoir qu’il compte œuvrer à la réussite de la transition. « Ce mandat est un mandat du peuple. Cela relève de la volonté du peuple. Nous sommes là pour répondre à ce besoin. 

Qui est la réussite de la transition notamment la sauvegarde et la restauration de notre pays. Nous avons une mission essentielle qui est de faire prévaloir nos capacités intellectuelles afin que les lois qui vont passer soient des lois qui vont garantir la sérénité nationale. Je peux vous rassurer, nous ne serons pas là pour faire plaisir à quelqu’un. Nous serons donc là pour répondre au besoin qui nous a amenés ici », a-t-il souligné.

Lire également 👉Burkina : Aboubacar Toguyeni, Président de l’ALT, « pas par ambition personnelle »

Luc Adolphe Tiao, ancien Premier ministre du Burkina Faso et membre de l’Assemblée législative de transition a également été installé

« Tant qu’on peut servir la nation, il faut y aller. Hier, j’étais Premier ministre, c’est moi qui présentais les lois, aujourd’hui je suis député, représentant du peuple burkinabè. C’est un honneur de pouvoir servir mon pays.

Les attentes des Burkinabè sont nombreuses pour cette transition au regard de la situation difficile qu’elle traverse en ce moment. Situation sécuritaire, économique et sociale, cohésion sociale, il y a beaucoup de choses à faire. Permettre que dans les mois à venir notre pays soit totalement libéré et que nous puissions mettre en place nos dispositifs institutionnels qui vont aboutir à des élections démocratiques », a-t-il précisé.

Adama Tiendrébéogo, membre de l’organisation de la société civile et a également validé son mandat de membre de l’ALT ce mardi 22 mars 2022.

Nous allons mouiller le maillot…

« Le Burkina Faso est dans une phase très difficile. Si on te désigne d’aller représenter le peuple, d’abord ce n’est pas facile. Nous allons mouiller le maillot pour qu’à la fin de notre mandat que le peuple burkinabè puisse nous juger », a-t-il indiqué.

Korotoumou Gariko, de la confédération paysanne du Faso et personnalité désignée par le Président du Faso, est fière de défendre la cause de la femme rurale.

« Nous avons toujours interpellé. La défense des droits de l’agriculture et des femmes agricoles, ça été mon combat au niveau de la confédération et le suivi des mises en œuvre des politiques.

Si je suis là aujourd’hui, au moins je pourrais défendre et argumenter nos causes. Parce que si quelqu’un doit parler à ta place, soit il ajoute le piment soit il enlève tous les ingrédients. Mais si c’est toi même qui prends la parole pour défendre, tu ne peux pas ne pas t’en sortir. Je suis fière de pouvoir défendre ses causes », a-t-elle relevé.

Abdoulaye Soma, candidat malheureux à élection présidentielle du 22 novembre 2020, a aussi validé son mandat à l’ALT.

…je pense que du point de vue national que j’ai un avantage comparatif.

« Le défi qui se présente c’est le défi de la refondation. Pour prendre au mot ceux qui ont pris le pouvoir le 24 janvier passé. Ils ont dit qu’ils veulent refonder l’Etat. La refondation suppose des réformes constitutionnelles et des réformes législatives.

C’est comment on va fabriquer par le Droit, par des lois ce nouveau Burkina Faso qu’on veut. C’est ce défi qui justifie ma présence ici. S’il y a une reconstitution du Burkina Faso qui passe par le droit,  je pense que du point de vue national que j’ai un avantage comparatif.

J’ai une compétence acquise avec le soutien du peuple burkinabè en matière de droit constitutionnel, en matière réforme législative, une expérience en matière de gestion de la transition que je me suis imposée par obligation de mettre à la disposition de la nation burkinabè en ce moment précis de notre histoire nationale », a-t-il déclaré.

Jules César KABORE

Burkina 24

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