« Beoogneere, l’espoir de la savane » : Une communication entre le théâtre et le cinéma pour résorber les crises sociales

Beoogneere, l’espoir de la savane, un projet de Paul Zoungrana, est un film de spectacle capté et adapté à l’écran. Fruit de la collaboration entre la Compagnie Art en intersection et l’Institut Imagine, le film a été officiellement lancé ce vendredi 29 avril 2022 au Ciné Neerwaya de Ouagadougou.

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« Beoogneere, l’espoir de la savane » est un parcours initiatique d’un enfant qui va apprendre les valeurs cardinales de la société afin de sauver son pays en proie à l’insécurité. Ce film issu d’un spectacle de théâtre met en scène des contes traditionnels burkinabè et des histoires merveilleuses.

C’est une fiction qui véhicule des messages d’espoir, de pardon, de réconciliation d’union et de vivre ensemble. C’est un spectacle pluridisciplinaire dans lequel théâtre, conte, danse, musique, cirque, marionnette et tours de magie se côtoient.

« C’est une pièce de théâtre adaptée à l’écran qui s’inspire de notre patrimoine oral traditionnel, de nos mythes, pour raconter le monde d’aujourd’hui et apporter notre solutionnement à la crise sécuritaire de notre pays

C’est une pièce qui a été faite pour les jeunes à partir de trois ans et pour tout public adulte et parent.  Pour avoir plus d’audience, nous l’avons adaptée à l’écran pour pouvoir toucher toute la population de ce pays et pouvoir aussi dialoguer entre le cinéma et le théâtre », a expliqué Paul Zoungrana, auteur du film.

A l’entendre, la collaboration entre les deux arts a été une aventure passionnante, car dit-il, « ça été une école pour nous d’apprendre du cinéma et aussi de voir qu’est-ce que le cinéma peut apporter à notre théâtre ».

Léopold Kaboré, Directeur de cabinet du ministère en charge de la communication, de la culture des arts et du tourisme, représentant madame la ministre de la culture

Selon Léopold Kaboré, Directeur de cabinet du ministère en charge de la communication, de la culture des arts et du tourisme, représentant madame la ministre de la culture, la thématique est en lien avec l’actualité.

« C’est d’actualité au regard du contexte actuel de notre pays. Traiter de la question du pardon, sensibiliser les cinéphiles les populations sur la question de la tolérance, la paix, l’amour, c’est ce dont on a besoin en ce moment », souligne-t-il.

Pour Kobena A. David, chargé de suivi évaluation, représentant du directeur général du FDTC, la qualité du projet avait retenu l’attention du Fonds de Développement Touristique et Culturel. Il est satisfait du rendu du projet. « Nous avons suivi le projet depuis le début et nous sommes satisfaits du travail qui est fait », a-t-il confié.

Le projet est réalisé en trois épisodes de 30 minutes chacun et Paul Zougrana n’entend pas s’arrêter là. « Notre rêve, c’est de poursuivre en faisant d’autres épisodes parce qu’on a d’autres mythes, d’autres personnalités à faire découvrir à nos enfants et d’autres éléments de notre patrimoine culturel à valoriser, à protéger et aussi on veut que ça devienne un dessin animé burkinabè pour les enfants du Burkina et d’Afrique », a-t-il exprimé.

Kobena A. David, chargé de suivi évaluation, représentant du directeur général du FDTC

Le projet a été réalisé grâce aux soutiens de l’Institut Imagine, le Fonds  de Développement Touristique et Culturel, le ministère en charge de la culture, de l’Union européenne, etc. Ces partenaires n’ont pas caché leur admiration quant à la qualité dans le rendu du projet.

Du coté des cinéphiles, « c’est un beau film qui émerveille non seulement pour l’enseignement que ça donne et aussi le lien qu’a ce film avec la situation nationale », a apprécié Zoungrana Herman, cinéphile. Le film est en vue au Ciné Burkina ce samedi 30 avril 2022 à 15 heures et dans d’autres salles et écrans dans les jours à venir.

Akim KY

Burkina 24

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