Zéphirin Diabré : « On ne peut pas dire que la situation sécuritaire s’est améliorée, mais… »

Chaque six mois, les membres du Bureau politique national de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) se réunissent. Ce samedi 14 mai 2022 à Ouagadougou, ils ont tenu leur rencontre dans le cadre de ces six premiers mois de l’année. Cette démarche vise à examiner la situation nationale, et aussi interagir sur la vie du parti. 

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Depuis quelques temps, le parti de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) avec à sa tête Zéphirin Diabré a entrepris une démarche auprès de ces compères politiques en l’occurrence le NTD, l’UNIR/MPS, l’ADF/RDA.

Dans l’optique de mettre tous les membres de son bureau politique nationale sur le même niveau d’information concernant les démarches entreprises auprès des autres partis politiques, Zéphirin Diabré a indiqué que le sujet de la situation nationale et la vie du parti seront aussi abordées à l’ordre du jour.

« Ce sera l’occasion pour moi de faire un compte rendu de ces premiers contacts à ces membres du BPN. Et de montrer que cela s’inscrit dans une démarche de refondation du parti. Quand il y a des ruptures de l’État de droit, quand il y a des ruptures dans les démarches démocratiques d’un pays, ça appelle toujours dans une refondation. Tous les partis, d’une manière ou d’une autre, s’y attèlent et nous, aussi il faut qu’on voit comment est-ce qu’il faut se réorganiser pour qu’au sortir de cette transition, partir dans sa configuration actuelle ou dans une nouvelle configuration, être beaucoup plus apte à mener ce combat », a informé Zéphirin Diabré.

UPC, Mai 2022

A l’écouter, des Alliances politiques ou des refondations ne sont pas à exclure. En effet, il a souligné que leur  statut prévoit toutes les hypothèses. Cependant, il a refusé de devancer l’iguane dans l’eau, à propos de ce qui pourrait advenir de l’UPC.

Le bilan sécuritaire après les 100 jours du MPSR

Zéphirin Diabré a également réagi sur la situation sécuritaire à l’issue des 100 jours de la prise du pouvoir par le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR). De son avis, la situation sécuritaire n’a pas connu de grand changement. Néanmoins, il a assuré être dans une posture de vigilance.

« Notre constat est celui de tous les Burkinabè. Je pense que lorsque le coup d’Etat est survenu, beaucoup de Burkinabè l’ont plus ou moins accepté, au regard de l’incapacité de leur point vue de l’ancien régime à régler la question sécuritaire. Et pour eux, les discours du MPSR qui tendaient à dire que c’était justement à cause de la situation sécuritaire qu’ils avaient pris leurs responsabilités les a amenés à faire une entorse à leur principe démocratique et à accepter un Etat d’exception.

Partant de là, il est clair que l’un des premiers éléments autour duquel la population va juger le nouveau régime, c’est sur sa capacité à faire reculer le danger du terrorisme. 100 jours sont passés, on ne peut pas dire que la situation s’est améliorée. Mais le président, je crois, a demandé cinq mois pour que l’on puisse juger vraiment son action. Ça veut dire nous que sommes dans une posture de vigilance. Il est clair que la capacité donc de ce régime-là à faire en sorte que l’insécurité recule doit être très déterminante par rapport à la manière dont l’opinion et les partis politiques vont l’aborder », a-t-il conclu. 

Aminata Catherine SANOU

Burkina 24 

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