La Mobilisation des intelligences pour le Faso (MIfa) demande la démission du président Damiba

La Mobilisation des intelligences pour le Faso (MIfa) était face à la presse ce mardi 26 juillet 2022 à Ouagadougou pour faire sa lecture de la situation nationale. Pour le mouvement, le président Damiba doit rendre sa démission.  

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Le Burkina est confronté à une situation sécuritaire difficile depuis 2015. Une situation qui s’est dégradée ces dernières années. Promettant de mettre fin à ce calvaire que vit le pays des Hommes intègres, le 24 janvier 2022, l’armée a pris le pouvoir mais force est de constater que cette situation sécuritaire reste toujours critique.  

La mobilisation des intelligences pour le Faso (MIfa), lors de leur tête-à-tête avec la presse, dénonce la gestion du pouvoir par les dirigeants du MPSR au pouvoir. Pour eux, ces jeunes officiers sont la plupart des hommes du « système » de Blaise Compaoré.  

« Les dirigeants du MPSR sont vraisemblablement animés par la volonté de remettre en cause tous les acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014. Pour ce faire, le MPSR semble compter sur la répression et la corruption en tentant de rétablir un climat de terreur », explique Mathias Kambou, le coordonnateur du MIfa.  

Pour eux, le MPSR se trompe lourdement de pays et d’époque. Donc ils appellent à une mobilisation « horizontale et verticale » des Burkinabè  pour leur barrer la route. 

« Nous en appelons à la mise en place effective d’un cadre national patriotique avec des acteurs crédibles pour une résistance plus massive et plus compacte incluant et chacun (e) à la hauteur des capacités individuelles et collectives », confie t-il. 

 Une gestion du pouvoir par un civil

La mobilisation des intelligences pour le Faso demande le retour à un pouvoir civil. Pour eux, l’armée doit abandonner les lambris du pouvoir politique et s’investir résolument et en rangs serrés le théâtre des opérations. Il propose de ce fait la démission du président de la transition. 

Le mouvement réclame « la démission de Paul Henri Damiba, et la dissolution du MPSR. Ils ont largement montré leur incapacité et incompétence à sauver le Burkina Faso en jugulant la crise sécuritaire, mais aussi à cause de leur projet funeste et antipatriotique de restauration de l’ordre ancien, matérialisé par le complot avorté du retour scandaleux de Blaise Compaoré, préalablement soustrait à la justice.

Et la convocation d’Assises nationales souveraines pour proposer une orientation et une nouvelle intelligence politique appropriées en vue d’une transition authentique  qui posera les fondements de la renaissance de notre Etat-Nation et d’une démocratie véritable loin de l’improvisation et du perpétuel recommencement », affirme le coordonnateur de la MIfa.

 Il faut noter que la MIfa incite les Burkinabè à construire un nouvel Etat-Nation souverain et viable à travers l’union sincère des citoyens sur la base des valeurs démocratiques et républicaines telles que la justice, la probité, l’égalité, la solidarité, la paix et la cohésion sociale.

Saly OUATTARA

Burkina24

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