Ouaga : Des journalistes sensibilisés et informés sur le DIH

La délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) au Burkina a renforcé les capacités des professionnels des médias sur le droit international humanitaire à travers une session d’information et de sensibilisation organisée ce mardi 2 août 2022 à Ouagadougou. 

La suite après cette publicité

Par définition, le droit international humanitaire (DIH) est un ensemble de règles conventionnelles ou coutumières qui régissent les situations de conflit armés en imposant aux belligérants des obligations en termes des personnes qui ne participent pas au conflit à savoir les civils. Et également, les personnes qui ne participent plus au conflit que sont des blessés, des prisonniers…

Le droit international humanitaire (DIH) interdit également aux belligérants de faire recours à des méthodes qui ne permettent pas de distinguer des biens civils et des biens militaires, des populations civiles et des combattants.

Émeline Yameogo

Emeline Yaméogo, coordonnatrice de la communication au CICR-Burkina a mentionné que le droit international humanitaire n’est applicable qu’en temps de conflit armé. « On ne parle pas de droit international humanitaire sans conflit. Il faut que le conflit éclate pour qu’on parle de droit international humanitaire », a-t-elle fait comprendre. Sur ce, elle a confié que le droit international humanitaire est applicable sur le cas du Burkina Faso aujourd’hui.

Laurent Saugy, chef de délégation du comité international de la Croix-Rouge a affirmé que la situation sécuritaire du pays aggrave l’insécurité alimentaire.« Ces derniers mois ont été marqués par une escalade dangereuse du conflit armé. Les conséquences humanitaires sont là : on dénombre des centaines de victimes parmi la population civile, plus de 1,9 million de personnes, soit 10% de la population, ont fui leurs foyers. 

Le Burkina Faso connait la plus importante vague de déplacements dans le Liptako Gourma, 3 personnes déplacées sur 4 au Sahel. Pour mémoire, ce nombre était de 47 000 en 2018 en décembre. Ces milliers de déplacés dépendent de l’aide pour répondre à leurs besoins les plus fondamentaux, plus particulièrement la nourriture et l’eau », a-t-il dit.

Laurent Saugy

Aussi, les professionnels des médias ont-ils été formés sur les premiers gestes du secourisme. Le CICR a également lancé la troisième édition du meilleur reportage humanitaire qui porte cette année sur la thématique liée l’accès à l’eau au Burkina Faso.

Écouter l’article
publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Bouton retour en haut de la page