Burkina Faso : 33 partis et organisations signent la charte du Front patriotique

Le Front Patriotique a été porté sur les fonts baptismaux par un ensemble de 33 partis politiques et organisations de la société civile ce jeudi 04 Aout 2022 à Ouagadougou. 

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Le Front patriotique est d’obédience et de statuts divers selon ses premiers responsables. C’est une coalition de partis, mouvements politiques, organisations de la société civile, centres et groupes d’analyses et de réflexions.

Le 04 aout, date marquant l’avènement de la révolution d’aout de 1983 a été choisi pour lancer officiellement le mouvement qui se donne pour vision de refonder la démocratie et barrer la route aux coups d’État successifs au Burkina Faso.

« Le pouvoir du MPSR est légitime »

L’avènement du MPSR confirme selon Germain Bitiou Nama, le coordinateur du Front patriotique, que la construction de la démocratie est un éternel recommencement au pays des hommes intègres. « Le pouvoir du MPSR est légitime. Il s’est imposé par le mensonge et la ruse.

Mais mal lui en a pris ! Il a vite été rattrapé par la réalité. Sous le couvert de la réconciliation, il s’est lancé dans une entreprise de restauration du régime Compaoré. Mais à la vérité de la réconciliation, c’est en avant tout dans l’armée que le problème se pose dans une dramatique acuité.

C’est l’armée qui a introduit les tueries dans les mœurs politiques de ce pays. Aucun régime civil à notre connaissance n’est comptable d’atteinte à la vie humaine pour des raisons politiques. Mais le peuple burkinabè a compris que la réconciliation prônée n’est qu’un emballage de contrebande dans le but d’obtenir la réhabilitation de complices civils et militaires en conflit avec la justice.

Il se trouve qu’en osant ce passage, le Lieutenant-colonel et son gouvernement se sont rendus coupables de parjure et de haute trahison en autorisant le séjour en toute impunité de Blaise Compaoré malgré le mandat d’arrêt international émis à son encontre », a exprimé Germain Bitiou Nama.

« Le Front populaire ne se bat pas pour la chose »

Face à la « déliquescence de l’Etat, l’impuissance face au terrorisme, la régression des libertés, le déni de justice, les mensonges d’Etat », il urge pour Germain Bitiou Nama de constituer un front commun de lutte.

Le Front patriotique s’est doté alors d’une charte de conduite et d’une plateforme de lutte pour orienter ses actions.  Le Mouvement s’engage alors à œuvrer sans délai pour une transition politique légitime, à défendre et à protéger l’indépendance de la justice, etc.

Germain Bitiou Nama

« Le Front patriotique ne se bat pas pour la chose. Il se dresse contre tous ceux et toutes celles qui veulent faire de la patrie leur chose, qui se battent pour faire des ressources de l’État leur chose, qui dans une insouciance qui frise la bêtise, livre un spectacle de tragi-comédie ou la république est présentée comme trophée conquis dans une guerre de rapine », a lancé le coordinateur du Front.

Le mouvement entend se donner une « envergure nationale en rassemblant tous les patriotes, seule alternative pour garantir la victoire au peuple ».

Akim KY

Burkina 24 

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