Burkina : Le ministère de la santé et les tradipraticiens sous « l’arbre à palabre »

La semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative 2022 se tient du 24 août au 1er septembre 2022 à Ziniaré dans la région du Plateau Central. Le ministère de la santé a échangé avec les tradipraticiens sur les mécanismes de promotion de la médicine traditionnelle, le mercredi 31 août 2022.

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Dans le cadre de la 20eme édition de la Journée Africaine de la Médecine Traditionnelle (JAMT), s’est tenue une soirée d’échange dénommé « la nuit de l’arbre à palabre ». Cette activité marque alors l’aboutissement d’une semaine d’exposition des produits de la Médecine traditionnelle, d’enseignements, d’échanges d’expériences entre les médecins modernes et les tradipraticiens.

« C’est une nuit au cours de laquelle le ministère de la santé échange avec les tradipraticiens de santé pour voir quels sont les succès qui ont été engrangés en matière de médecine traditionnelle mais aussi surtout quels sont les défis qui reste encore à relever, afin de favoriser une bonne collaboration dans le but d’améliorer l’offre de soin au Burkina Faso », a indiqué le ministre en charge de la santé et de l’hygiène publique, Robert Lucien Jean-Claude Kargougou.

Le projet de mise en place d’un fonds d’appuis aux activités de la médecine traditionnelle a été au cœur des échanges lors de la nuit de l’arbre à palabre. Le projet est déjà en cours selon le ministre Kourgougou. Les tradipraticiens ont également souhaité l’allègement des procédures d’octroi des autorisations d’exercice à la profession de tradipraticiens de santé.

« Mais là, nous avons dit que nous allons travailler à ce que le code de santé publique puisse être introduit auprès de l’Assemblée Législative de la Transition et après cela tous les textes d’application devront nous permettent d’aller vers un allègement des procédures d’autorisation d’exercices de la médecine traditionnelle », a répondu le ministre de la santé.

Il est aussi ressorti des échanges la nécessité de rendre fonctionnel le Centre de médecine traditionnelle et de soin intégré du côté de Ouagadougou. Et le ministre a insisté sur la cohésion au sein des tradipraticiens afin de permettre l’ouverture du centre d’ici la fin de l’année 2022.

Le besoin de la mise en place de jardin botanique sécurisé au niveau des régions a été évoqué. Sur ce pan, le patron de la santé burkinabè entend travailler en synergie avec le Ministère de l’environnement et celui de l’administration territoriale, ainsi que les gouverneurs sur la faisabilité du projet.

La concertation a été une opportunité de débat direct entre les praticiens de la médecine traditionnelle et l’autorité de tutelle qu’est le ministère de la santé autours des préoccupations qui sont les leurs.
La nuit de l’arbre à palabre a été instituée dans l’optique de pouvoir aplanir les difficultés qui existent dans le développement de la de la médecine traditionnelle et pouvoir promouvoir ce pan de la santé qui constitue un aspect important de l’offre de soin selon les organisateurs.

Cette rencontre a permis de comprendre et d’éclairer les acteurs traditionnels ainsi que modernes sur les modalités de collaboration selon Zoungrana Seydou tradipraticiens de la région du Plateau Central. Il faut noter que la fin de la semaine nationale de la médecine traditionnelle et alternative 2022 a été célébré sous le thème :« Contribution des médecines traditionnelle et alternative pour l’offre de soins dans la situation sécuritaire et sanitaire précaires ».

Akim KY

Burkina 24

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