Côte d’Ivoire: 19 Septembre 2002-19 Septembre 2022, il y a vingt ans une rébellion défigurait le pays

Côte d’Ivoire – Le 19 septembre 2002 un putsch manqué se muait en une rébellion armée qui va profondément fissurer le pays pendant environ dix (10) ans de crise militaro-politique.

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Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, dès 3 heures du matin des hommes en armes lancent les premières offensives sur plusieurs casernes et gendarmeries d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Dans une orchestration bien planifiée, des assauts identiques sont menées à Bouaké dans le Centre-Nord ivoirien et Korhogo dans le Nord.

La confusion est présente dans les premières heures du 19 septembre. Les populations sont terrées chez elles, l’armée régulière se réveille de sa torpeur pour essayer de reprendre les choses en main.

A Abidjan, elle le réussit très bien après d’âpres combats de rue. Dans la foulée le général Robert Guéï et le Ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou sont tués à Abidjan. Il est reproché au premier d’être derrière le coup de force tandis que le second est assassiné par les insurgés qui avaient attaqué sa résidence à Cocody. A Bouaké et à Korhogo, les forces dites loyalistes perdent les combats et les autorités militaires de ces deux régions sont mises à mort.

En déplacement à Rome en Italie, Laurent Gbagbo, le Président ivoirien à cette époque rentre dare-dare. Dans son allocution à son retour précipité de Rome, il tend la main aux assaillants tout en promettant protéger fermement l’intégrité du territoire ivoirien et de ses habitants. Les hostilités reprennent de plus belle.

L’identité des assaillants est désormais connue. Il s’agit d’un groupe de militaires et civils ivoiriens réunis au sein du Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire (MPCI) avec pour secrétaire général, l’ancien syndicaliste estudiantin Guillaume Soro.

Le pays est coupé en deux parties et la rébellion en contrôle désormais 60%. Ce sera le début de plusieurs années de convulsions pour le pays jusqu’à l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara à la suite d’une élection présidentielle et d’une crise post-électorale de Novembre 2010 à Avril 2011.

Kouamé L.-Ph. Arnaud KOUAKOU

Correspondant de Burkina24 en Côte d’Ivoire

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