La confédération syndicale burkinabè (CSB) célèbre 48 ans d’existence

La confédération syndicale burkinabè (CSB) a commémoré ses 48 ans d’existence ce lundi 19 septembre 2022 à Ouagadougou. La CSB célèbre cet anniversaire en solidarité avec la classe ouvrière qui est sous sa coupole depuis plus d’un an. À cet effet, la CSB a fait don de kits scolaires à plus de 50 familles de la classe ouvrière.

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La confédération syndicale burkinabè (CSB) a vu le jour un certain 19 septembre 1974 à l’issue des travaux du congrès constitutif tenu le 17 septembre de la même année.  « Constituée de syndicats autonomes et d’autres syndicats suite à la nomination du secrétaire général de cette centrale au poste de ministre de la fonction publique, la CSB optera pour une ligne syndicale révolutionnaire de lutte de classe. 

Elle déclara de ce fait dans le préambule de son statut qu’elle combattra tous ceux qui s’attaquent aux intérêts supérieurs de notre peuple et à ceux des travailleurs », a rappelé Olivier Guy Ouédraogo, secrétaire général de la CSB.

Olivier Guy Ouédraogo, secrétaire général de la CSB

A entendre Olivier Ouédraogo, fort de cette idéologie marquée à gauche, la CSB sera ainsi en tête de liste du mouvement qui combattait « les velléités de mise en place d’un parti unique » au Burkina Faso voulu par le président Lamizana en 1975. « Elle (CSB) contribuera à dénoncer la mal gouvernance des différents régimes et contribuera activement à l’avènement de la révolutionnaire démocratique et populaire le 04 août 1983 », a retracé le secrétaire de la CSB.

Cependant pour ce 48e anniversaire, Olivier Ouédraogo a noté qu’il est placé sous le signe de la solidarité à l’égard de la classe ouvrière qui est une des branches de la CSB. « C’est avant tout un message de solidarité envers toutes les classes opprimées et surtout la classe ouvrière qui est la classe fondatrice du syndicalisme », a-t-il commenté. Ce geste de la CSB a concerné une cinquantaine de membres dont toutes sont des femmes.

En termes de bilan de ces 48 ans passés, Olivier Ouédraogo a estimé que le bilan est satisfaisant. « Aujourd’hui quand vous regardez au niveau des travailleurs, nous avons pratiquement trois couches. Nous avons une couche formelle qui sont des travailleurs du public et du privé qui bénéficient de certains droits, ce sont des acquis tellement considérables. 

Et vous avez des travailleurs que je dirai intermédiaires qui sont dans le formel mais qui malheureusement ne bénéficient pas mal de droits, entre autres, la sécurité sociale.

Et malheureusement, nous avons la majorité des travailleurs qui sont dans l’économie informelle, et notre combat justement des années à venir doit être porté sur ces travailleurs pour qu’ils bénéficient de la protection sociale au même titre que les autres travailleurs », a-t-il avisé.

Toujours dans le cadre des activités de cette célébration, il est prévu une visite médicale en faveur des militants de la CSB.

Willy SAGBE et Catherine KOURAOGO (Stagiaire)

Burkina24

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