L’Union européenne annonce une enveloppe de près de 400 millions d’euros pour le Burkina

Emanuela Claudia Del Re, représentante spéciale, de l’Union européenne pour le Sahel est en visite au Burkina. Elle a animé une conférence de presse au cours de laquelle elle a fait le point sur sa visite au Burkina Faso et annoncé une enveloppe financière de 384 millions d’euros pour le Burkina.

La suite après cette publicité

« Nous avons une enveloppe énorme pour le Burkina Faso. Déjà nous faisons beaucoup dans le domaine humanitaire pour le Burkina Faso », a-t-elle indiqué. De façon précise, elle a fait savoir que l’Union européenne met une enveloppe de 384 millions d’euros pour une période de 6 ans à la disposition du Burkina.

Cette aide devra être repartie dans les secteurs sociaux, l’emploi, l’énergie et la sécurité. En plus de cela, la représentante de l’Union européenne pour le Sahel a indiqué que 50 millions d’euros d’aide humanitaire ont déjà été accordés au Burkina pour cette année.

Le point de vue de l’Union européenne sur les relations diplomatiques Burkina-Russie

Elle a aussi abordé la question des relations du Burkina Faso avec la Russie. Pour elle, l’Union européenne n’a pas de problème avec l’animation des relations entre le Burkina Faso et la Russie, mais ce que l’Union européenne ne tolérerait pas, a-t-elle insinué, c’est un appel à des mercenaires dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Elle a indiqué en ces termes : « vous savez que pour l’Union européenne, la question c’est vraiment sur le plan de mercenaires russes. Parce qu’on doit faire la différence entre l’État (russe, NDLR) et les mercenaires. Dans ce moment historique dans lequel il y a une guerre très douloureuse et très horrible en Ukraine qui a été causée par la Russie, on doit dire que pour nous, il est vraiment important d’être rassuré sur le fait que les pays du Sahel ne s’orientent pas vers les mercenaires », a-t-elle clairement signifié.

D’ailleurs, pour elle, l’expérience a montré que le recours aux mercenaires n’a jamais permis de résoudre des problèmes de terrorisme tel que ce que le Burkina vit. Au contraire, « c’est un problème qui va s’ajouter aux problèmes existants parce que les mercenaires n’ont pas de contrats, n’ont pas d’engagements. Ce sont des choses qui sont concrètes, ce ne sont pas des interprétations », a-t-elle dit pour terminer.

Hamadou OUEDRAOGO
Burkina 24 

publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page