Lutte contre la corruption : Le mois de décembre dédié à l’information et la sensibilisation sur la corruption

Le ministre de l’économie, des finances et de la prospective (MEFP), Dr Aboubacar Nacanabo a présidé ce jeudi 1er décembre 2022, le lancement de la campagne d’information et de sensibilisation sur la corruption au profit des usagers. L’objectif de cette campagne prévue s’étaler durant tout le mois de décembre vise à créer un cadre d’échange franc sur le phénomène de la corruption qui gangrène le milieu socio-économique. 

La suite après cette publicité

Pour ce mois dédié à la sensibilisation sur la corruption au profit des usagers, le ministre a appelé à une mutualisation des efforts  et des expériences tant de la part de la population que des acteurs de la lutte contre la corruption afin d’éradiquer le phénomène. « La lutte contre la corruption ce n’est pas pour quelqu’un de précis, c’est pour tout le monde.

Aujourd’hui si vous pensez à nos parents qui sont des déplacés internes, si vous pensez aux soldats qui sont au front, vous devez comprendre que si nous ne nous mettons pas ensemble pour lutter contre la corruption, ça sera difficile de gagner la guerre telle que ça se présente aujourd’hui. Donc, que nous puissions, chacun à son niveau, contribuer efficacement à cette lutte. Vous voyez des écoles qui sont construites et qui sont décoiffées après quelques jours, cela montre que quelque part le système ne fonctionne pas bien et l’une des causes identifiées, c’est la corruption », a décrié Dr Aboubacar Nacanabo.

Dr Aboubacar Nacanabo, ministre de l'économie des finances et de la prospective
Dr Aboubacar Nacanabo, ministre de l’économie des finances et de la prospective

Un thème qui invite à une collaboration franche

C’est fort de ce constat que, durant tout le mois de décembre 2022, la campagne de sensibilisation au profit des usagers se tiendra autour du thème « Agir ensemble pour renforcer la lutte contre la corruption au sein du MEFP ». Un thème qui, selon Aboubacar Nacanabo est une invite à une collaboration franche et sincère entre l’administration et les usagers du service public. « Le combat contre la corruption ne saurait être l’affaire de l’administration publique seule. C’est une affaire de tous et de chacun car, il s’agit d’une lutte de longue haleine qui nécessite une synergie et la mutualisation des moyens », a-t-il souhaité.

En outre, il a rappelé que  la corruption est un phénomène social, politique et économique très complexe qui  n’épargne malheureusement pas le Burkina Faso. Une tendance qui s’amplifie d’année en année et qui concerne tous les secteurs d’activités de la vie socio-économique d’après les analyses de Dr Aboubacar Nacanabo.

« Le score du Burkina Faso selon l’indice de perception de la corruption établi par Transparency International était en 2021 de 42 points sur 100, classant le pays à la 78ème place sur 180. En 2020, ce score était de 40 points sur 100 classant le pays à la 88ème place sur 187 pays », a-t-il déploré.

La corruption sape nos valeurs éthiques et démocratiques

Cette corruption, du point de vue du ministre l’économie des finances et de la prospective est due à l’accumulation de nombreuses dérives relevant du tissu socio-économique. Entre autres causes, il a énuméré le délitement des valeurs morales et sociales ; le dysfonctionnement de l’administration publique ; l’ignorance des droits et devoirs par les citoyens ; l’appât du gain facile…

« Pour un pays comme le nôtre, les conséquences de ce fléau amplifient la misère des populations et retardent le développement économique et social. La corruption sape nos valeurs éthiques et les valeurs démocratiques, l’État de droit, et la justice. Elle est un obstacle majeur au développement durable », a-t-il expliqué.

Les participants au lancement de la campagne
Les participants au lancement de la campagne

Un numéro vert pour les dénonciations

Afin de contrer ce phénomène qu’est la corruption Dr Aboubacar Nacanabo ambitionne instituer dans son département un tandem de veille citoyenne entre les comités anti-corruption et les usagers en vue d’encourager et de faciliter la dénonciation des cas ou des faits de corruption et infractions assimilées.

A cet effet, un numéro vert est mis la disposition des populations pour d’éventuelles dénonciations. Il s’agit du 80 00 11 25 et le 80 00 13 02.

Aminata Catherine SANOU

Burkina 24

publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page