Le changement révolutionnaire comme solution à la crise sécuritaire, selon Dr Patrice Zoéhinga

Le Comité d’initiative citoyenne de l’ex-Bogodogo a organisé une conférence publique, ce samedi 3 décembre 2022 à Ouagadougou, autour de la réponse à apporter à la question de la crise sécuritaire nationale.

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« Le changement révolutionnaire : solution à la crise sécuritaire ». Ainsi a été formulé le thème de la conférence publique voulue par le Comité d’initiative citoyenne de l’ex-Bogodogo et à laquelle a été invité au titre de conférencier, Dr Patrice Zoéhinga, médecin, militant du Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) et ancien président de l’Union générale des étudiants burkinabè (UGEB).

Dr Patrice Zoéhinga
Dr Patrice Zoéhinga, conférencier.

Dans son introduction, il a dressé un état des lieux de la situation nationale. Cet état des lieux a donné lieu à la peinture d’un tableau sombre de la situation sécuritaire, humanitaire, économique nationale sans précédent. Partant de là, il a justifié tout le sens de la tenue du débat organisé à travers la conférence publique.

Deux grandes parties ont constitué l’ossature de sa présentation. En ce qui concerne la première partie, il s’est agi de faire savoir la nature et les caractéristiques de la crise sécuritaire nationale ; les forces ou acteurs en présence ainsi que les objectifs visés.

« La guerre en cours dans notre pays est une guerre civile réactionnaire à caractère transnational et international », a-t-il dit. Quant aux forces en présence, il les a catégorisées en deux grands groupes : « le groupe des agresseurs ’’les groupes armés terroristes et leurs relais locaux et l’impérialisme français et ses alliés locaux’’ et le groupe des agressés ‘’les masses populaires, le peuple’’ ».

Leurs objectifs, « c’est de premièrement déstabiliser et de renverser le pouvoir en place pour établir un régime islamique. Secondement, c’est de piller les ressources des pays et ouvrir la voie au trafic de tous genres (drogue, humain…) », a-t-il poursuivi, indiquant la complicité du pouvoir de l’ex-président Blaise Compaoré avec les groupes armés terroristes, la faiblesse de l’Etat, l’ethnicisme, le régionalisme la stigmatisation, les pratiques esclavagistes au Sahel et la portée de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 comme les principaux facteurs ayant conduit à l’expansion du terrorisme au Burkina.

« Le changement révolutionnaire comme solution à la crise sécuritaire nationale »

La seconde partie de son exposé a permis d’avancer les arguments selon lesquels le changement révolutionnaire est une solution à la crise sécuritaire nationale. « A cette guerre injuste, il faut répondre par une guerre juste », a-t-il déclaré. Pour Dr Patrice Zoéhinga, ni les élections ni les putschs ne permettront de venir à bout de cette guerre.

« Il faut les masses, le changement révolutionnaire, qui va s’atteler à mettre en place un programme au profit des masses populaires ; à rompre les accords secrets qui asservissent notre peuple ; à instaurer un véritable pouvoir populaire ; à édifier un véritable Etat laïc ; à permettre la nationalisation des sociétés… à chasser toute cette classe politique », a-t-il martelé.

Pour aller dans le sens du changement révolutionnaire, a-t-il somme toute dit, il faut poursuivre l’organisation, la conscientisation des masses, car ce sont elles qui réalisent le changement révolutionnaire et l’espoir est en elles.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

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Serge Pacôme ZONGO

Tambi Serge Pacôme ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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