Burkina Faso : Une formation pour rendre hommage aux luthiers

Dans le cadre du 5e appel à projet du Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT), le Réseau International des Luthiers et Instrumentistes (RILI) a bénéficié d’une subvention pour le renforcement de capacités en entretien et en restauration d’instruments de musique et en lutherie de 60 jeunes au Burkina Faso. Cette session de formation a ouvert ses portes ce 5 décembre 2022, sous le thème « Apport de la lutherie pour le monde des instrumentistes à cordes pincées ».

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« Le constat est que de nos  jours il y a beaucoup d’instrumentistes qui ont des problèmes soit de réglage, ou comment entretenir leur instrument au cas où des pannes surviendront », décrie Abel Dabiré.

C’est fort de ce constat que le Réseau International des Luthiers et Instrumentistes (RILI) a, avec l’appui technique et financier du Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT) initié ce projet, pour contribuer à la relance du secteur de la lutherie et à la formation des instrumentistes grâce à un renforcement de capacité sur la gestion des instruments.

Cette formation est destinée à 60 jeunes du Burkina Faso, et se déroulera en deux phases, soit du 5 au 10 décembre avec la phase théorique et du 10 au 15 décembre avec la phase pratique. Spécifiquement, cette formation vise « le recensement de ceux qui sont dans le besoin, les instrumentistes notamment 30 à Ouaga et 30 à Bobo », ajoute Abel Dabiré, membre du RILI.

« Apport de la lutherie pour le monde des instrumentistes à cordes pincées », c’est sous cette thématique que se tiendra cette première édition. A en croire le vice-président du RILI, Bananzaro Thioro Josué, ce thème est une invite aux instrumentistes pour « qu’ils sachent ce que c’est que la lutherie, et le privilège d’avoir une personne comme ça. C’est en quelque sorte un hommage fait à ces artisans, qui sont dans la fabrication des instruments traditionnels ».

Une chose est de former et une autre est d’accompagner. Après les séries de formation, Bananzaro Thioro Josué confie qu’il y aura un suivi, et une possibilité pour les intéresser d’intégrer le réseau. « Pour ceux qui seront intéressés et veulent embrasser le métier de la lutherie, ils sont les bienvenus. Pour le suivi, après la formation, il y aura un suivi pour ces personnes, parce que le groupe va rester et il y aura des conférences qui vont s’enchainer », promet-il.

Bananzaro Thioro Josué

Il faut noter que le coût du projet est estimé à plus de 4 millions et financé conjointement par le Fonds du Développement Culturel et Touristique et le Réseau International des Luthiers et Instrumentistes.

Sié Frédéric KAMBOU

Burkina 24

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