Burkina Faso : Des femmes journalistes désormais impliquées dans la défense de leurs droits humains

Une quarantaine de journalistes de la presse burkinabè et des acteurs de la société civile ont participé à un forum national sur l’implication des femmes journalistes dans la défense des droits humains. Initiative de la cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’ouest (CENOZO), ce cadre visait à permettre aux participants de connaitre l’action des femmes journalistes dans la défense des droits humains. C’était ce mardi 14 février 2023 au sein du centre national de presse Norbert Zongo à Ouagadougou.  

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C’est dans le cadre de la deuxième phase du projet « program for West Africa women journalists empowerment (stage 2) » ou « programme d’autonomisation des femmes journalistes en Afrique de l’ouest » que le forum sur l’implication des femmes journalistes dans la défense des droits humains au Burkina Faso a eu lieu.

Et cela, partant du constat que les femmes journalistes subissent des discriminations dans l’exercice quotidien de leurs fonctions, selon le coordonnateur de la CENOZO, Arnaud Ouédraogo.

coordonnateur de la CENOZO, Arnaud Ouédraogo
coordonnateur de la CENOZO, Arnaud Ouédraogo 

« Quand vous faites le diagnostic, il se trouve que les femmes journalistes sont très peu représentées aux postes de décision et dans les rôles les plus importants notamment dans les traitements des très grands sujets. Et on remarque que dans les médias audiovisuels notamment elles sont très souvent dans les postes de présentation, parce qu’elles sont plus photogéniques. 

Malheureusement c’est un constat. Ce projet veut qu’on donne toute la place qui doit revenir aux femmes journalistes dans les médias. Cela permet non seulement de réparer une injustice mais aussi et surtout de leur donner l’occasion de traiter bon nombre de sujets qui ne sont pas très souvent traités dans les médias notamment les sujets sociaux liés aux droits humains, liés aux questions de santé, liés aux questions de la maternité et tout ce qui peut toucher la condition humaine », a expliqué Arnaud Ouédraogo.

les participants
les participants

Au cours de la journée, Dr Lassané Yaméogo, enseignant chercheur, a fait une présentation de l’état des lieux de la présence et de l’action des femmes journalistes dans les médias burkinabè. Il ressort que les femmes sont faiblement représentées dans les rédactions et surtout dans les postes de responsabilités. Cela est dû à la domination masculine, aux préjugés et aux stéréotypes, le harcèlement sexuel et au renoncement des femmes à assumer un rôle de leadership…

Pour cela, il est demandé à ce qu’il soit mis en place des cellules genres dans les rédactions pour une meilleure représentativité des femmes dans les médias et faire la veille sur les propos violents à l’endroit des femmes.

Dr Lassané Yameogo, enseignant chercheur et conférencier du jour
Dr Lassané Yaméogo, enseignant chercheur et conférencier du jour 

La deuxième phase de ce projet à terme aidera 20 femmes journalistes à découvrir et à maitriser le journalisme de solution, et 5 d’entre elles seront outillées pour devenir des expertes formatrices en journalisme d’investigation. Elles bénéficieront également de bourses afin de réaliser des enquêtes de grande envergure.

Cette phase permettra aussi aux femmes journalistes de se mettre en réseau, de discuter avec différents acteurs et de prendre en compte le rôle de la femme journaliste dans la lutte contre la violation du droit des femmes et des personnes vulnérables.

Flora KARAMBIRI 

Burkina 24 

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