Santé : La société burkinabè de Néphrologie organise son premier congrès

publicite

La société burkinabè de Néphrologie tient son premier congrès du 31 mai au 1er juin 2023 à Ouagadougou. La rencontre est placée sous le thème « La pratique de la néphrologie en Afrique subsaharienne, enjeux et perspectives ».  

La suite après cette publicité

Les néphrologues africains en général et burkinabè en particulier réfléchissent sur les enjeux et les perspectives de la pratique de leur domaine à Ouagadougou. Plusieurs experts venus de l’étranger, de l’intérieur du pays et plusieurs médecins généralistes prennent part à ces travaux dont l’ouverture officielle est intervenue ce mercredi 31 mai 2023 dans la capitale du pays des Hommes intègres.

Pr Adama Lengani, président de la société burkinabè de la Néphrologie
Pr Adama Lengani, président de la société burkinabè de la Néphrologie

Selon Pr Adama Lengani, président de la société burkinabè de la Néphrologie, leur domaine est une spécialité encore jeune. Au Burkina Faso, dit-il, cette spécialité ne date pas de 30 ans. «Nous l’avons impulsée et avec le temps, et avec l’appui des uns et des autres, la néphrologie connaît de nos jours une avancée non négligeable. 

Avant 2006, il n’y avait qu’un ou deux néphrologues actuellement, nous sommes au moins une trentaine sinon plus. Ce qui veut dire que la moisson est bonne », a-t-il soutenu.

Des participants
Des participants

Il a poursuivi que la néphrologie est une spécialité dont les conditions d’exercice, de traitement sont particulièrement «couteuses». «De ce fait, ça été un challenge pour l’Afrique subsaharienne depuis les années 1970-1980 surtout à partir de 1990 à oser s’engager dans le développement de la néphrologie. Il faut savoir que même dans les années 1995 jusqu’en 2000, beaucoup n’y croyaient pas. On pensait que c’était un luxe. 

Malheureusement la néphrologie offre le paradoxe même de ce que la vie montre de mauvais travers. Ceux qui en ont besoin sont ceux qui ne pourront pas y avoir accès. Ceci en parlant de la dialyse. Et cela traduit l’esprit du temps dans le type de sociétés dans lesquelles nous vivons », a-t-il noté. Il a indiqué que l’accès aux méthodes de traitement en hémodialyse reflètent le niveau de développement économique des pays.

Pr Abou Niang, président de l'association africaine de la Néphrologie
Pr Abou Niang, président de l’association africaine de la Néphrologie

Présent à la cérémonie d’ouverture de ce premier congrès de la société burkinabè de la Néphrologie, le président de l’association africaine de la Néphrologie, Pr Abou Niang a salué la résilience du peuple burkinabè qui, malgré la situation sécuritaire difficile reste debout et avance.

Aussi, a-t-il renseigné que l’association africaine de la Néphrologie a vu le jour dans l’optique de participer au développement de cette spécialité en Afrique, mais aussi de faciliter les échanges entre néphrologues africains. Par ailleurs, Abou Niang a invité les néphrologues burkinabè à rejoindre l’association afin de participer au développement de cette spécialité à travers le continent.

Représentant le ministre en charge de la santé, Dr Antoinette Valian, chargée de missions, a confié qu’au Burkina Faso, on estime qu’environ 2 500 000 personnes souffrent de la maladie rénale chronique dont la plupart s’ignorent malades. 

Dr Antoinette Valian, chargée de missions au ministère de la santé
Dr Antoinette Valian, chargée de missions au ministère de la santé

«En milieux hospitaliers, plus du tiers des patients sont vus d’emblée au stade terminal de la maladie. La seule alternative thérapeutique proposée est le traitement par hémodialyse qui reste l’unique thérapie de suppléance rénale disponible mais qui est d’accès limité», a-t-elle relevé.

Au regard de l’ampleur de la problématique, le Burkina Faso, à en croire Dr Valian, a entrepris des actions pour l’amélioration de la qualité de la prise en charge des maladies rénales notamment la subvention annuelle des centres de dialyse à hauteur de 5 milliards, la formation des médecins spécialistes en néphrologie. Ce qui permet au Burkina Faso de disposer de 34 néphrologues à ce jour, a-t-elle souligné.

Willy SAGBE 

Burkina24  

❤️ Invitation

Nous tenons à vous exprimer notre gratitude pour l'intérêt que vous portez à notre média. Vous pouvez désormais suivre notre chaîne WhatsApp en cliquant sur : Burkina 24 Suivre la chaine


Restez connectés pour toutes les dernières informations !

publicite


publicite

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
×