Hausse du prix du café : La tasse amère de l’inflation

Le prix du café connaît une inflation soutenue depuis quelque temps, impactant directement les consommateurs. Quelles sont les raisons, les circonstances et les conséquences de cette hausse ? Le site Javry.com, spécialisé dans les questions liées au café, apporte des éléments de réponses.
Selon Javry.com, cette flambée des prix au niveau mondial s’explique par plusieurs facteurs. Il s’agit d’une part des conditions climatiques défavorables en 2024. Elles ont affecté les récoltes, entraînant une diminution de l’offre. Ensuite le dérèglement climatique qui perturbe le développement des caféiers, réduisant ainsi la production.
Il y a également l’explosion de la consommation des pays comme l’Inde, la Chine et le Brésil, traditionnellement moins consommateurs, qui connaissent une demande croissante. Enfin il faut noter la spéculation financière. En effet les investisseurs, anticipant une baisse de l’offre et une hausse des prix, alimentent la spéculation.
Cependant, la question qui taraude les consommateurs est de savoir si cette hausse des prix est temporaire. Javry.com, site spécialisé dans les questions liées au café, répond par l’affirmative. Il ne s’agit pas d’une inflation passagère, mais d’une modification structurelle du marché.
« Les producteurs de café savent désormais qu’ils peuvent vendre leur café à des prix nettement plus élevés, et que la demande est là. Pourquoi se priveraient-ils d’une juste rémunération de leur travail ? Le café va devenir un produit plus rare, plus haut de gamme, et notre consommation mondiale va se transformer », analyse le site.
Par ailleurs, une étude de BBC.com en 2022 révèle que même en cas de réduction des émissions de gaz à effet de serre, la zone propice à la culture du café pourrait diminuer de 50 % d’ici à 2050. Face à cette perspective, Javry.com s’alarme de la raréfaction et de la montée en gamme du café, ainsi que de la transformation de sa consommation mondiale.
Néanmoins, le site y voit aussi une opportunité : « Ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose ! Le rapport de force entre la Bourse et les petits producteurs va se rééquilibrer. Et cette hausse de la rémunération des producteurs devrait inciter les jeunes générations à investir à nouveau dans la filière », argue le site.