Facturation électronique certifiée : Un tournant numérique pour la DGI et les entreprises burkinabè

Aboubakar Nacanabo, ministre de l’économie et des finances, a officiellement lancé la Facture électronique certifiée (FEC), ce mardi 6 janvier 2025, à Ouagadougou. Ont également pris part à la cérémonie de lancement, la ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabané et le ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, Serge Gnianodem Poda.

La Facturation électronique certifiée (FEC) est une innovation de la Direction générale des impôts (DGI), sous l’égide du ministère de l’économie et des finances en matière de facturation pour une gestion proactive et une optimisation du temps.

Eliane Djiguemdé, Directrice générale des impôts (DGI), a salué le dynamisme du ministre de l’économie et des finances

Eliane Djiguemdé, Directrice générale des impôts (DGI), a salué le dynamisme du ministre de l’économie et des finances et a fait remarquer que sous son leadership il a été implémenté plus de six factures digitales en seulement trois ans.

« Vous incarnez pleinement la vision d’un ministre résolument tourné vers le numérique et l’innovation, et nous en sommes profondément reconnaissants. Cette réforme porte encore votre empreinte », a-t-elle déclaré.

L’un des outils permettant l’édition de la facture électronique certifiée

La DGI a en effet indiqué que la facture physique normalisée et sécurisée, lancée en 2017, visant à assainir les transactions commerciales et à renforcer la réforme de la fraude, a progressivement montré ses limites. D’où, a-t-elle avancé, la nécessité d’opérer une transition vers un système plus modèle, plus sécurisé et plus performant.

« La Facturation électronique certifiée (FEC), fondée sur un support humain, fiable et interopérable, s’inscrit dans un contexte de modernisation profonde de notre administration fiscale, mais aussi dans une volonté clairement affichée par les plus hautes autorités de notre pays de simplifier la vie des entreprises, de sécuriser leurs opérations et de renforcer la transparence des transactions économiques », a-t-elle expliqué.

À partir du 1er juillet 2026

Elle a en outre fait comprendre que la FEC n’est pas une réforme contre les entreprises, mais plutôt conçue avec les entreprises et pour les entreprises. Chers partenaires du monde économique, afin de garantir une transition inclusive et adaptée à tous les profils de l’économie mondiale, plusieurs outils seront mis à disposition selon le niveau de formalisation des entreprises, a-t-elle rassuré.

M. Sondo, technicien principal de la conception de la FEC, présentant le nouvel outil

À partir du 1er juillet 2026, a annoncé M. Sondo, technicien principal de la conception de la FEC, tous les contribuables ciblés seront obligés d’adopter ce nouvel outil. L’adoption de la FEC pour les autres contribuables se fera de façon progressive, a-t-il également dit.

Roland Achille Sow, le président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), tenant la première facture électronique certifiée éditée

Roland Achille Sow, le président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), s’est fermement engagé dans le sens de permettre l’intégration de l’outil au sein du monde économique et des affaires burkinabè.

« Gouverner, c’est choisir la transparence plutôt que l’opacité, la responsabilité plutôt que l’approximation », a déclaré Aboubakar Nacanabo, ministre de l’économie et des finances. En lançant aujourd’hui la facture électronique certifiée, a-t-il aussi dit, le Burkina Faso pose un acte clair et courageux. Celui d’organiser mieux notre économie, sécuriser nos recettes et affirmer sans tambour notre souveraineté financière.

Au lancement officiel de la FEC, Aboubakar Nacanabo, ministre de l’économie et des finances, a parlé d’un acte révolutionnaire

Aboubakar Nacanabo a par ailleurs indiqué que la FEC incarne cette révolution tranquille, qui consiste à dire : « Nous refusons le désordre fiscal, nous refusons l’injustice, nous choisissons la voie de la souveraineté ».

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Il a ainsi invité le secteur privé à s’approprier cet outil, non comme une contrainte, mais comme un passeport vers plus de modernité, plus de crédibilité et plus de compétitivité.

« Exiger une facture certifiée, c’est poser un acte de civisme. C’est refuser que l’impôt repose toujours sur les mêmes. C’est participer soi-même à la construction de la Nation », a-t-il en somme lancé.

Tambi Serge Pacôme ZONGO

Burkina 24

Serge Pacome ZONGO

Tambi Serge Pacome ZONGO, journaliste s'intéressant aux questions politiques et de développement durable.

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