Projet de déstabilisation déjoué : Des Burkinabè expriment un rejet ferme des coups d’État

L’annonce du démantèlement d’un projet de déstabilisation majeur, prévu dans la nuit du 3 janvier 2026, continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique burkinabè. Révélé par le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, ce complot impliquant des civils et des militaires visait, selon les autorités, à porter atteinte aux institutions de la République. Si le gouvernement se veut rassurant quant à la maîtrise de la situation, sur le terrain, des populations affichent une position claire : aucun soutien à un éventuel coup d’État. 

À travers un micro-trottoir réalisé auprès de citoyens à Ouagadougou, un constat s’impose : le rejet des changements anticonstitutionnels est quasi unanime. Pour plusieurs personnes rencontrées, le Burkina Faso traverse une période délicate qui nécessite avant tout stabilité et unité.

« Selon moi, le Burkina Faso n’a pas besoin d’un coup d’État en ce moment. Même si la situation est difficile, nous pensons que l’avenir sera meilleur. Les Burkinabè doivent s’unir pour éviter un nouveau coup d’État », confie un habitant de la capitale sous couvert d’anonymat. Pour lui, toute tentative de déstabilisation ne ferait qu’aggraver les défis déjà existants.

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Le sentiment de rejet des changements anticonstitutionnels est largement partagé. Pour beaucoup, les coups d’État sont synonymes de recul.

 « À l’heure actuelle, nous ne voulons plus de coups d’État, car ils nous font reculer. Nous demandons à Dieu de nous aider afin qu’il n’y ait plus de coups d’État au Burkina Faso ni en Afrique », témoigne un autre citoyen, visiblement préoccupé par l’avenir du continent.

Au-delà du rejet, plusieurs personnes insistent sur la nécessité de l’unité nationale. « Nous, les Burkinabè, devons simplement nous unir. Si nous restons solidaires, notre pays sera comme nous le souhaitons. Nous encourageons les autorités et appelons au retour de la paix », explique un citoyen. Pour ces citoyens, la cohésion sociale reste la meilleure réponse face aux tentatives de déstabilisation.

Certains estiment également que des progrès sont perceptibles et méritent d’être consolidés. « Avec l’arrivée des autorités actuelles, on peut noter des progrès en matière de développement. Même en cas de tentative, la population saura réagir pour défendre la stabilité du pays », affirme un autre intervenant, également sous anonymat. Un propos qui traduit une volonté de protéger les institutions et d’éviter toute rupture brutale.

À travers ces témoignages, un message fort se dégage : les populations aspirent avant tout à la paix, à la stabilité et à un avenir meilleur. Si les difficultés économiques et sécuritaires persistent, elles ne justifient pas, selon les citoyens interrogés, un renversement des institutions par la force.

En annonçant le démantèlement de ce projet de déstabilisation, les autorités ont voulu rassurer l’opinion publique sur la capacité de l’État à faire face aux menaces internes. Sur le terrain, cette communication semble trouver un écho favorable, du moins sur un point essentiel : le rejet total des coups d’État.

Entre vigilance, espoir et appel à l’unité, les Burkinabè rencontrés lancent un message sans équivoque : l’avenir du pays passe par la stabilité, le dialogue et la cohésion nationale, et non par la violence ou les ruptures institutionnelles.

Aurelle KIENDREBEOGO

Burkina 24

Rédaction B24

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