Riposte contre l’hépatite : Laafi Sans Frontières investit les lycées

Face à la progression silencieuse de l’hépatite B, l’association Laafi Sans Frontières est passée à l’action. Ce mercredi 4 février 2026, elle a organisé à Ouagadougou une campagne gratuite de sensibilisation et de dépistage au lycée Katia Van, ciblant prioritairement les jeunes.
Cette initiative vise à briser le silence autour de l’hépatite B, une maladie encore peu connue du grand public, mais pourtant très répandue. À travers des échanges directs avec les élèves, l’association a mis l’accent sur les modes de transmission, les moyens de prévention et surtout sur l’importance du dépistage précoce, seul moyen d’éviter des complications graves.
Selon Aboubacar Konfé, président de l’association Laafi Sans Frontières, cette campagne est née d’un constat préoccupant. « Nous avons récemment organisé une collecte (de sang ndlr) ici à l’école Katia. Après l’analyse des résultats, nous avons enregistré des cas positifs à l’hépatite. C’est ce qui nous a poussés à mettre en place une campagne spécifiquement dédiée au dépistage de cette maladie, afin de mieux la prévenir », explique-t-il.

Au-delà du dépistage, Laafi Sans Frontières mise sur la prise en charge et la prévention. « À l’issue de la campagne, les personnes testées positives seront orientées vers des spécialistes, notamment des gastro-entérologues, pour une prise en charge adéquate. Quant aux cas négatifs, ils bénéficieront d’une vaccination au centre de santé de l’association », rassure Aboubacar Konfé.
Conscient des peurs et des réticences liées au dépistage, le président de l’association lance un message fort à ceux qui hésitent encore. « Faire le test est simple et accessible. Même en cas de résultat positif, il existe des spécialistes compétents pour accompagner les patients. Il vaut mieux savoir tôt que de rester dans l’ignorance jusqu’à ce qu’il soit trop tard », insiste-t-il.
Parmi les bénéficiaires de l’activité, Hortense Minougou, professeure de français au lycée Katia, a tenu à montrer l’exemple en se faisant dépister. Elle salue une initiative salvatrice. « C’est une très bonne action. Elle permet à de nombreux élèves de connaître leur statut. L’hépatite B est une maladie très dangereuse qui fait des ravages, notamment chez les jeunes », souligne-t-elle.
Elle lance à son tour un appel à la mobilisation. « J’invite tous ceux qui hésitent, à venir faire le test. L’ignorance peut avoir des conséquences graves. Cette campagne m’a même permis de faire un dépistage que je reportais depuis longtemps », confie-t-elle, tout en encourageant l’association à étendre cette action à davantage d’établissements scolaires.

À travers cette campagne, Laafi Sans Frontières réaffirme son engagement en faveur de la prévention et de la protection de la santé des jeunes, convaincue que l’information et le dépistage restent les armes les plus efficaces contre l’hépatite B.
Le coup d’envoi de l’opération a été donné au lycée Katia Van, où plus de 100 élèves ont été sensibilisés et dépistés. Une action qui ne se limitera pas à cet établissement. L’association prévoit de poursuivre la campagne dans d’autres écoles de Ouagadougou, au rythme de son programme et de ses moyens.
Aurelle KIENDREBEOGO
Burkina 24





