Ramadan – Carême : Une rupture collective pour célébrer le vivre-ensemble à la Place de la Nation
Le vendredi 6 mars 2026, la Place de la Nation de Ouagadougou a accueilli des milliers de chrétiens et musulmans pour une rupture collective de jeûne, symbole de paix et de dialogue interreligieux. Organisée par l’Association Zéro Goutte de Sang sur la Route, et ces partenaires, cette 4ᵉ édition, placée sous le thème « Chrétiens et musulmans, tous Burkinabè », vise à renforcer la cohésion sociale, le vivre-ensemble et le dialogue entre les communautés religieuses.
Organisée par un comité pluraliste regroupant des représentants de diverses confessions religieuses, cette 4ᵉ édition attendait plus de 5000 participants. A 18h17 les musulmans ont rompu leurs jeûnes, suivie de la prière de Maghreb. L’hymne national a ensuite été interprété, marquant l’unité et la solidarité de tous les participants.
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Plusieurs personnalités coutumières et représentant religieux ont ensuite pris la parole pour saluer l’initiative et encourager le dialogue et la cohésion sociale. Parmi eux, le représentant du Mogho Naba, qui a rappelé l’importance de se retrouver dans le respect mutuel, la paix et la fraternité.

Moumini Koudougou, promoteur de l’événement, a souligné que le comité organisateur reflète la diversité religieuse du pays, incluant musulmans, catholiques, évangélistes et adeptes de la tradition. Selon lui, cette diversité montre que toutes les communautés peuvent collaborer et que la religion ne doit jamais être un facteur de division.
Le promoteur a également insisté sur le respect des convictions personnelles et a rappelé que l’identité nationale doit primer.

« La foi est une relation intime entre l’individu et Dieu. Personne n’a le droit de l’imposer à un autre. Sur la carte d’identité burkinabè, on ne mentionne ni religion ni ethnie. Ce qui nous unit, c’est notre nationalité : nous sommes tous Burkinabè », a-t-il déclaré.
En pleine période de Ramadan et de Carême chrétien, cette rupture collective incarne pleinement le dialogue interreligieux et la solidarité entre Burkinabè. Pour les organisateurs, investir dans la paix et le vivre-ensemble constitue un acte civique essentiel et un pilier du développement et de la stabilité du pays.
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Soumane Wahab KARAMBIRI et Daouda ZONGO (Stagiaires)
Burkina 24




