Bobo-Dioulasso : Le ministère de la Famille et de la Solidarité soutient l’insertion par le travail pour redonner une dignité aux plus fragiles

Le mercredi 20 mai 2026, un constat de terrain dans trois centres d’accueil de Bobo-Dioulasso met en lumière l’impact concret des actions d’accompagnement du ministère de la Famille et de la Solidarité envers les personnes en situation de grande précarité. En s’appuyant sur des structures locales, l’État burkinabè privilégie l’insertion par le travail et la reconstruction des liens sociaux pour redonner une autonomie durable aux bénéficiaires.

Au secteur 22 de Bobo-Dioulasso, l’Association Burkinabè pour la Promotion des Aveugles et Malvoyants (ABPAM Espérance) forme ses pensionnaires à des métiers artisanaux pour rompre l’isolement et la dépendance.

Le ministère de la Famille et de la Solidarité y apporte une aide technique et matérielle, notamment par des dons de vivres et d’équipements spécifiques comme des tablettes et du papier braille.

Des pensionnaires de l'ABPAM Espérance en pleine séance de fabrication artisanale à Bobo-Dioulasso
Des pensionnaires de l’ABPAM Espérance en pleine séance de fabrication artisanale à Bobo-Dioulasso

« Le ministère de la Famille et de la Solidarité soutient l’association avec du matériel et des vivres pour nos membres et pour les familles qui accueillent les enfants », a expliqué Lamine Hié, président de l’ABPAM Espérance Bobo-Dioulasso.

Lamine Hié, président de l’ABPAM Espérance, Bobo-Dioulasso

Lookmane Sidibé, un jeune pensionnaire du centre, a témoigné de ce changement de trajectoire . « J’ai appris ici à fabriquer des chaises et des lits. Ce travail me permet de gagner de l’argent, de me nourrir et d’aider ma famille », a-t-il témoigné.

Solange Traoré/Somé, présidente de l'Union des Femmes Battantes (UFB), dans les locaux de l'association
Solange Traoré/Somé, présidente de l’Union des Femmes Battantes (UFB)

Au siège de l’Union des Femmes Battantes (UFB), la présidente Solange Traoré/Somé dirige une structure qui regroupe désormais 147 femmes, dont 60 personnes déplacées internes. Les bénéficiaires y apprennent le tissage du Faso Dan Fani, la couture et la saponification, etc.

L’association a récemment bénéficié d’équipements d’une valeur de 23 millions de francs CFA via le programme de relèvement du ministère afin d’accroître sa capacité de production.

Des femmes de l'UFB, dont des personnes déplacées internes, s'activent autour du tissage du Faso Dan Fani.
Des femmes de l’UFB, dont des personnes déplacées internes, s’activent autour du tissage du Faso Dan Fani.

« Ce matériel nous aide beaucoup, mais notre espace est devenu trop petit pour toutes ces femmes. Nous souhaitons obtenir un lieu plus grand », a souligné la présidente de UFB,  qui a insisté sur la forte demande locale pour leurs produits.

Pulchérie Somé, étudiante et tisseuse au centre de l'UFB, en pleine activité à Bobo-Dioulasso.
Pulchérie Somé, étudiante et tisseuse au centre de l’UFB, en pleine activité

Pulchérie Somé, étudiante et tisseuse au centre, a précisé la portée de cette activité dans la vie depuis son arrivée dans le centre. « Chaque pagne terminé me permet de gagner de quoi subvenir à mes besoins en attendant de reprendre mes études », a-t-elle confié.

Enfin, au secteur 11, le quartier Colma abrite la Cour de Solidarité, une structure provinciale qui prend actuellement en charge 110 pensionnaires, principalement des femmes et des enfants sans domicile fixe ou en rupture totale de liens familiaux.

: La Cour de Solidarité du quartier Colma, un refuge pour la prise en charge des personnes sans domicile fixe
: La Cour de Solidarité du quartier Colma, un refuge pour la prise en charge des personnes sans domicile fixe

Doh Yazouma Alexis, directeur provincial de la famille et de la solidarité du Houet, a rappelé le rôle de cette entité engagée envers les personnes vulnérables.

« Nous assurons une prise en charge psychosociale, alimentaire et sanitaire avec des travailleurs sociaux affectés par le ministère », a-t-il déclaré.

Bernard Kabré, chef de service de la Cour de Solidarité de Colma
Bernard Kabré, chef de service de la Cour de Solidarité de Colma

Le chef de service de la Cour de Solidarité,  Bernard Kabré a complété sur l’objectif ultime de cette assistance apportée aux nécessiteux.  « Notre rôle est d’accueillir ces personnes délaissées, puis de travailler pour retrouver leurs proches et organiser un retour harmonieux en famille ».

Cette action conjuguée des services techniques de l’État et des organisations associatives locales permet ainsi de structurer un véritable filet de sécurité sociale et d’offrir des perspectives concrètes de réinsertion aux populations les plus fragiles de la région du Guiriko.

A lire également⇒Prise en charge sociale à Bobo-Dioulasso : Des actions concrètes pour les enfants et les jeunes filles vulnérables

Akim KY

Burkina 24

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