Ouagadougou : La 7e édition du FESTIC s’achève sur une célébration des identités culturelles africaines

La 7e édition du Festival des Identités Culturelles (FESTIC) a refermé ses portes le lundi 18 mai 2026 à Ouagadougou, après cinq jours d’activités dédiées au cinéma, à la culture et aux échanges interculturels. Placée sous le thème « Les identités culturelles à l’ère du village planétaire », cette édition a réuni plusieurs acteurs du monde culturel africain autour de projections de films, de panels, de formations et de rencontres artistiques.
Organisé au quartier Ouidi ainsi qu’à la cité universitaire de l’IDS, le FESTIC a connu une forte mobilisation du public. À l’heure du bilan, le comité d’organisation se dit satisfait des résultats enregistrés. « En cinq jours, nous avons réussi à diffuser 29 films sélectionnés pour cette édition sur les sites de Ouidi et de l’IDS », a indiqué wendlasida Ouédraogo le directeur du festival.

Parmi les temps forts de cette édition figurent la master class autour du film Sarraounia animée par Pr. Antoinette Tidjani Alou de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, ainsi qu’un panel tenu à l’ENAM sur les enjeux des identités culturelles dans un monde globalisé.
Le festival a également mis à l’honneur la communauté bissa à travers une nuit culturelle consacrée à la découverte de ses traditions et de son patrimoine.
Les organisateurs ont aussi initié des activités destinées aux enfants, notamment un atelier de stop motion et un atelier d’écriture de contes afin de les initier aux métiers de l’audiovisuel et à la valorisation des cultures africaines.

« Toutes ces activités réalisées nous réjouissent énormément quant aux objectifs que nous nous sommes fixés », a confié le directeur du festival.
Présent à la cérémonie de clôture, Brice Flavien Ouédraogo, chargé de mission au ministère en charge de la Culture a salué une initiative qui participe à la promotion des identités culturelles africaines. « Le ministère est venu encourager et féliciter un promoteur qui œuvre depuis plusieurs années dans la promotion des identités culturelles », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’engouement du public autour du festival témoigne de la résilience du peuple burkinabè malgré le contexte difficile.
La cérémonie de clôture a aussi été marquée par la remise des prix aux œuvres distinguées. Le prix du meilleur court métrage documentaire est revenu à Werga de Jeannine Dissirama Bessoga du Togo. Le prix du meilleur long métrage documentaire a été attribué à Sunu Yoon de Jean-Marie Mallet.
Le prix du meilleur court métrage fiction a été décerné à Cœur d’Enfant de la Guinéenne Isabelle Kolkol Loua. Le jury a également accordé un coup de cœur fiction à Autumn The Age du Marocain Blal Touil et un coup de cœur documentaire à La danse des Yan Tawri du Nigérien Ibrahim H. Ousmane Mahamadou.
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Après la récompense de son film Sunu Yoon, Jean-Marie Mallet a expliqué que cette œuvre est le fruit de onze années de travail consacrées à la mémoire du célèbre griot sénégalais Doudou Ndiaye Rose.
« Quelques temps avant son décès, il m’a dit [Fais-le]. C’est le plus beau cadeau qu’il m’ait fait », a confié le réalisateur.
À travers cette édition, le FESTIC confirme sa volonté de faire du cinéma et de la culture des outils de transmission, de mémoire et de rapprochement entre les peuples africains.
Aurelle KIENDREBEOGO
Burkina 24




