FITO 2026 : Les instruments et danses traditionnels magnifiés, la communauté Djan à l’honneur

Le Musée national de Ouagadougou a accueilli le dimanche le 24 mai 2026, la clôture de la 4e édition du Festival International des Instruments et Danses Traditionnels de Ouagadougou (FITO). Après trois jours de festivités, l’événement s’est achevé sur une note de totale satisfaction, s’affirmant comme un carrefour essentiel de promotion du patrimoine culturel national.
Lancé pour valoriser les expressions artistiques locales, le Festival International des Instruments et Danses Traditionnelles à Ouagadougou (FITO) a pleinement atteint ses objectifs à travers une programmation riche.

Le promoteur de l’événement, Dji Marc Koussoubé, a dressé un bilan positif de ces 72 heures de manifestations. Il a salué la forte mobilisation du public et la participation remarquable de nombreuses troupes traditionnelles, à l’image des masques de Koin , les danseurs de cauris de Lankoué etc.

« Durant les 72 heures, les instruments de musique traditionnelle et les pas de danses traditionnelles ont été donc magnifiés. Et ce soir, nous sommes très ravis de dire qu’avec l’ensemble des communautés mobilisées ici, nous avions donc pu célébrer la culture », s’est-il réjoui Dji Marc Koussoubé lors dela cloture du FITO acte 4.

L’une des grandes attractions de cette édition a été la mise en valeur de la communauté Djan, invitée d’honneur de l’événement. Pour le colonel-major à la retraite Victor Emmanuel Kam, cette communauté a partagé la richesse de ses coutumes ancestrales. Les ressortissants djan ont notamment pu faire résonner leur balafon, un instrument sacré soumis à des rites spécifiques avant tout déplacement.

Pour le représentant, ce rendez-vous culturel a constitué une opportunité majeure de partage et de rapprochement. « Ce que je retiens, c’est qu’il y a eu un brassage qui a fait que nous avons beaucoup appris des autres et il y a eu une certaine symbiose durant les trois jours et ça a été très, très bénéfique pour notre communauté», a-t-il indiqué.

La cérémonie de clôture a également été marquée par l’intervention de Noëlle Octavie Neya/Ouédraogo, la directrice régionale de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Centre, représentant le ministre de tutelle. Dans son discours, elle a souligné le rôle central de telles initiatives pour consolider la cohésion sociale.

« Le FITO aura une fois de plus démontré que la culture demeure un puissant langage de rassemblement, de dialogue et de résistance face aux défis de notre époque », a-t-elle indiqué. Elle a également salué la forte implication des jeunes, symbole d’une transmission réussie des valeurs de solidarité.

Le festival a pris fin dans une ambiance festive et conviviale. En réunissant des communautés diverses, y compris une délégation du Niger, le FITO 2026 s’impose comme un succès collectif.
Le promoteur Dji Marc Koussoubé a conclu en remerciant les différents partenaires et en donnant rendez-vous aux festivaliers pour l’année prochaine pour une 5è édition.

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Akim KY
Bukina 24




