Ouagadougou : L’économie informelle se met en conformité avec les réformes et trace sa vision à l’horizon 2030

Le Conseil national de l’économie informelle (CNEI) a tenu, le samedi 18 Juillet 2026, un congrès extraordinaire à Ouagadougou. Cette rencontre s’est articulée autour de deux priorités majeures : adapter son fonctionnement aux nouvelles dispositions légales encadrant les associations au Burkina Faso et jeter les bases d’une vision stratégique pour le développement du secteur à l’horizon 2030.
À l’ouverture des travaux, le président national du CNEI, Salifou Nikiema, a indiqué que cette rencontre répond à la nécessité pour les organisations professionnelles de se conformer aux réformes engagées par les autorités.
Selon lui, les nouveaux textes imposent aux associations, syndicats et organisations faîtières de réviser leurs statuts et de renouveler leurs instances dirigeantes afin d’être en règle avec la législation en vigueur.

« Nous voulons être en conformité avec la loi et permettre à toutes nos structures de poursuivre leurs activités dans un cadre légal », a-t-il expliqué, tout en invitant les organisations membres qui n’ont pas encore organisé leurs assemblées générales à le faire dans les délais prévus.
Au-delà de cette exigence réglementaire, le congrès se veut également un cadre de réflexion sur l’avenir du secteur. Pour cette première assemblée générale de l’année 2026, les présidents régionaux, provinciaux et communaux du CNEI se sont réunis afin de définir les grandes orientations de l’organisation pour les prochaines années.
L’objectif était donc de bâtir une feuille de route ambitieuse qui permettra aux acteurs de l’économie informelle de contribuer davantage au développement économique et social du Burkina Faso d’ici à 2030.
Présent à la cérémonie, le directeur de l’Économie informelle à la Direction générale de la formation et de l’emploi, Moussa Zoundi, a salué cette initiative qu’il considère comme une étape importante dans la mise en conformité du Conseil avec la nouvelle loi sur les associations.

Il a rappelé que le ministère en charge de l’Emploi accompagne ce processus afin de garantir un renouvellement des instances conforme aux principes d’inclusion, de transparence et de gouvernance démocratique. Il a, par ailleurs, réaffirmé la disponibilité de son département à apporter tout l’appui technique nécessaire au CNEI pour mener à bien cette réforme.
À travers ce congrès extraordinaire, le Conseil national de l’économie informelle affiche sa volonté de renforcer sa gouvernance, de consolider sa représentativité sur l’ensemble du territoire et de mieux défendre les intérêts des millions d’acteurs qui font vivre quotidiennement l’économie informelle au Burkina Faso.
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Sié Frédéric KAMBOU
Burkina 24




