Ouagadougou : L’ABCA et les télévisions s’unissent pour diffuser plus de films burkinabè

Le mardi 10 février 2026, l’Agence Burkinabè de la Cinématographie et de l’Audiovisuel (ABCA) a rencontré les responsables des chaînes de télévision à Ouagadougou. L’objectif est de permettre aux Burkinabè de voir plus de films nationaux sur leurs petits écrans. 

L’Agence Burkinabè de la Cinématographie et de l’Audiovisuel (ABCA), qui gère également le FESPACO, souhaite que les télévisions burkinabè diffusent davantage de contenus produits au Burkina Faso et en Afrique. Pour Alex Moussa Sawadogo, Directeur Général de l’ABCA, il s’agit d’une question d’identité.

« Pour nous, il est important que nos téléviseurs deviennent l’espace de diffusion de nos créations », a-t-il expliqué. Il estime que le public doit avoir accès aux productions locales pour mieux connaître la culture du pays.

Les responsables de télévision ont exprimé leur volonté de diffuser plus de films locaux malgré les défis économiques

Pour aider les télévisions, l’ABCA met à disposition son immense catalogue. La Cinémathèque africaine de Ouagadougou possède plus de 15 000 films. L’agence propose de numériser ces œuvres et d’aider les chaînes à négocier les droits de diffusion.

Alex Moussa Sawadogo a précisé que l’agence peut agir comme intermédiaire. « On peut vous mettre à disposition ces films quasi gratuitement au nom de l’ABCA pour pouvoir les mettre à votre disposition », a-t-il fait savoir.  Cela concerne aussi bien les anciens films restaurés que les nouvelles productions soutenues par l’État.

Alex Moussa Sawadogo (DG de l’ABCA) échangeant avec les responsables des médias sur l’accès aux contenus audiovisuels

Les responsables de télévision, comme Aubin Guébré de la chaîne BF1, ont salué cette initiative. Il a toutefois rappelé que diffuser des films africains est souvent difficile pour des raisons financières. « Généralement, les films africains coûtent plus cher que les télé-novelas importées », a-t-il souligné. À cause de ces prix élevés, les chaînes se tournent souvent vers des programmes étrangers.

Cependant, il note un changement chez les téléspectateurs.  « Il est clair que nos téléspectateurs ont besoin de ce type d’images-là, de films qui racontent nos histoires», a-t-il indiqué.

Aubin Guébré, Directeur de l’information de BF1, a souligné l’importance des films locaux pour les téléspectateurs burkinabè

L’ABCA propose désormais, la coproduction comme une nouvelle méthode. L’idée est que les télévisions s’associent aux réalisateurs dès le début d’un projet. Ainsi, une fois le film terminé, il peut être diffusé directement sur les chaînes nationales.

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Akim KY 

Burkina 24  

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