Burkina Faso : Jean Cokou Tossa, responsable régional d’Eckankar, lève le voile sur leur organisation

Dans un paysage spirituel marqué par une diversification des courants de pensée, Eckankar se définit comme la voie de la liberté spirituelle, une méthode d’exploration individuelle axée sur l’expérience de la Lumière et du Son de Dieu, c’est-à-dire l’Esprit saint, ou l’amour de Dieu. À l’occasion de la Retraite Spirituelle ECK 2026 organisée à Ouagadougou, Jean Cokou Tossa, Aide Spirituel ECK Régional (RESA) pour le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, expose les fondements de cette organisation. Praticien depuis le début des années 1980, ce responsable régional précise ici la structure du mouvement en Afrique de l’Ouest, les enseignements de Sri Doug Kunin, le Mahanta et Maître ECK Vivant, et les concepts de responsabilité individuelle, de karma et réincarnation et de Voyage de l’Âme. Un entretien qui permet d’analyser le message que véhicule cette voie spirituelle et sa perception dans et de la société contemporaine.

Burkina 24: Pourriez-vous vous présenter et nous dire quel est votre parcours au sein d’Eckankar?

Jean Cokou Tossa: Je me nomme Jean Cokou Tossa. Je suis membre du clergé d’Eckankar, la voie de la liberté spirituelle. Depuis quelques années, je sers la vie en qualité d’Aide Spirituel ECK Régional (ou RESA, en anglais Regional ECK Spiritual Aid) pour le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Mon aventure a commencé en 1981. À cette époque, j’étais encore sur les bancs de l’Université Nationale du Bénin et mon esprit était assailli par des questions existentielles profondes.

Je me demandais: Qui suis-je? Quelle est la raison de ma présence sur terre? Pourquoi autant d’injustices dans le monde? Pourquoi beaucoup de gens ont-ils du mal à joindre les deux bouts tandis que d’autres vivent dans l’opulence? Pourquoi des enfants naissent-ils handicapés tandis que d’autres n’ont aucun souci du genre?

Pourquoi certains sont fauchés par la mort à la fleur de l’âge tandis que d’autres vivent centenaires? Face à ce tableau peu reluisant, je me demandais où se trouvait Dieu. J’en étais à cette croisée des chemins lorsque j’ai découvert les enseignements d’Eckankar en 1981. Ce fut le déclic.

Simplement, clairement et méthodiquement, j’ai trouvé réponse à chacune de mes questions. J’ai commencé par des services très simples, comme aider à l’accueil des visiteurs le samedi après-midi, car j’avais trouvé ce que j’appelais le « bon filon » et je voulais aider les autres à y accéder à leur tour.

Depuis lors, la confiance a remplacé le doute et la peur. Aujourd’hui, après plusieurs décennies de pratique, je puis affirmer avec une conviction intime que je suis sur la bonne voie, vers l’objectif final qu’est la liberté spirituelle.

Burkina 24: Vous supervisez le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Bénin; comment s’organise le mouvement dans ces 4 pays?

Jean Cokou Tossa: L’organisation est structurée pour répondre aux besoins des chercheurs de manière fluide. Différents organes sont mis en place dans chaque pays pour répondre aux besoins des étudiants ECK et des chercheurs de la vérité divine.

Ce qui est remarquable, c’est que tous nous organisons bénévolement les activités, par amour, aussi bien en notre sein qu’en direction du public. Servir les autres, c’est rendre l’amour visible. Comme le souligne le Maître ECK Paul Twitchell dans son ouvrage L’étranger au bord de la rivière: “ L’amour n’est pas une question de croyance, mais de démonstration…’’

Jean Cokou Tossa, lors de son entretien à Ouagadougou: un plaidoyer pour la liberté spirituelle.
Jean Cokou Tossa, lors de son entretien à Ouagadougou: un plaidoyer pour la liberté spirituelle.

Ils le font par amour et avec la joie de pouvoir se rendre utiles, en partageant avec d’autres les bienfaits qu’ils ont rencontrés. Nous avons des centres ECK, comme celui des 1200 Logements, ici à Ouagadougou, mais nous utilisons aussi beaucoup les moyens modernes de communication. Aujourd’hui, avec les satellites et Internet, le message est accessible, partout dans le monde.

Nous ne faisons pas de prosélytisme, de porte-à-porte; nous rendons simplement l’information disponible via des causeries, des congrès ou des offices de la Lumière et du Son, pour que chaque Âme, quand elle est prête, puisse venir s’abreuver à la source de l’amour de Dieu, la Lumière et le Son.

Burkina 24: Vous représentez dans cette zone le Guide spirituel d’Eckankar appelé le Mahanta et Maître ECK Vivant. Qui est-il? Quelle est sa mission? Et vous, quel est votre rôle ?

Jean Cokou Tossa: Sri Doug Kunin est le Guide spirituel d’Eckankar, le Mahanta et Maître ECK Vivant. Il est le 974è Mahanta et Maître ECK Vivant, dans la longue lignée des Maîtres ECK de l’Ordre Ancien des Adeptes du Vairagi. C’est un guide à double visage. En sa qualité de Mahanta, il est le guide intérieur. Il nous enseigne dans les plans intérieurs, à l’état de rêve, par l’intuition et par d’autres moyens subtils. Il représente l’Esprit divin qui nous accompagne partout, à chaque instant.

Le Mahanta, le Maître intérieur, est comme l’air que nous respirons: il est partout à la fois pour assister chaque Âme. En tant que Maître ECK Vivant, il est le guide extérieur qui nous enseigne par des livres, des articles de presse, des conférences et des clips vidéo. Sa mission consiste à aider les gens à trouver le chemin de retour à Dieu. Son rôle est d’éveiller l’amour et la connaissance de toutes les choses divines qui se trouvent déjà dans notre cœur.

Quant à mon rôle de RESA, il consiste à être son relais, son canal local pour contribuer à l’accomplissement de cette mission dans les quatre pays qui m’ont été confiés. C’est pour moi un insigne honneur et un privilège sacré de servir la vie de cette manière.

Burkina 24: Vous êtes au Burkina Faso pour une activité interne, mais vous avez accepté de parler à la presse; quel message souhaitez-vous adresser aux Burkinabè aujourd’hui ?

Jean Cokou Tossa: Je suis effectivement ici pour la Retraite spirituelle ECK 2026 d’ECKANKAR BURKINA FASO. Le message que je porte aux Burkinabè est un message de haute espérance. Malgré les nombreuses épreuves de la vie quotidienne et les turbulences que nous connaissons, l’amour de Dieu est toujours et plus que jamais présent.

Il convient de comprendre que chacun de nous est une Âme, une étincelle divine, un enfant de Dieu. L’Âme existe parce que Dieu l’aime. Prendre conscience de cette réalité change tout: si je suis un enfant de Dieu, mon voisin l’est aussi, et toute créature mérite mon respect.

Aucune difficulté ne saurait rester sans solution devant l’amour divin. C’est l’assurance qu’en dépit des apparences, le meilleur reste à venir. Nous marchons vers des jours de lumière et d’espoir.

Burkina 24: Si vous deviez expliquer Eckankar à quelqu’un qui n’en a jamais entendu parler, que diriez-vous?

Jean Cokou Tossa: Je lui dirais qu’Eckankar est la voie de la liberté spirituelle. Nous cherchons simplement à retourner à notre foyer original, la source de toute vie. Le mot « Eckankar » signifie aussi « collaborateur de Dieu ». Cela signifie que notre but sur terre est d’apprendre à ressembler à Dieu, et surtout à agir comme le Créateur, c’est-à-dire à aimer comme Dieu aime.

Le terme « ECK » désigne la Force de vie, le Courant de Dieu ou le Saint-Esprit. C’est un enseignement pratique qui nous montre que nous ne sommes pas ce corps physique, mais une étincelle divine venue faire des expériences dans ce monde pour grandir en sagesse et en amour.

Burkina 24: Le mouvement est né aux Etats-Unis; comment s’est-il implanté en Afrique de l’Ouest et comment est-il accueilli par les populations locales?

Jean Cokou Tossa: Bien que le siège moderne d’Eckankar soit aux États-Unis, son histoire remonte à la nuit des temps. Les enseignements de la Lumière et du Son ont toujours existé, par exemple depuis l’antiquité égyptienne, le Royaume d’Abyssinie (l’Ethiopie actuelle), la Grèce antique, l’Empire Romain, en Chine, chez les Indiens d’Amérique, etc., souvent transmis de bouche à oreille, sous le sceau de la loi du silence.

Ce n’est qu’en 1965 que Paul Twitchell a reçu la mission de révéler Eckankar au monde modern, de manière publique. En Afrique de l’Ouest, le mouvement s’est implanté dès les années 70. Aujourd’hui, il est présent dans la quasi-totalité des pays de l’Afrique de l’Ouest, depuis le Sénégal jusqu’au Nigeria.

L’accueil est très favorable car les populations africaines ont une soif naturelle de comprendre les mystères de la vie et de la mort. Bien que nous soyons une organisation de taille modeste, nous sommes respectés pour notre rôle d’éveilleur de conscience et notre message de paix, de tolérance et d’amour.

Burkina 24: Eckankar enseigne que chacun est responsable de sa vie et créateur de son propre univers. Qu’est-ce que cela signifie concrètement?

Jean Cokou Tossa: C’est un point capital. Dire que nous sommes responsables, c’est affirmer notre liberté. Si mon bonheur dépendait uniquement de l’avis de quelqu’un d’autre, je serais son esclave. Mais parce que je suis une Âme, un enfant de Dieu, j’ai le potentiel de façonner ma réalité. Dieu nous a créés par amour et nous a dotés du libre arbitre et de l’imagination créatrice.

Cela signifie que face à n’importe quelle difficulté, au lieu de chercher un bouc émissaire (un voisin de quartier, ‘’la méchante’’ tante du village, mon patron ou un collègue de service qui me déteste, etc.) je cherche en moi la force et la solution. Je suis créateur de mon propre univers parce que mes pensées et mes actions sèment les graines de mon présent et de mon futur.

Dieu est comme le soleil: il brille pour tout le monde sans discrimination, les bons comme les méchants. Sans le soleil, une facette de l’amour de Dieu, aucune vie ne saurait possible aujourd’hui sur terre. Mais c’est à nous d’utiliser cette énergie pour bâtir une vie épanouie. Accepter cette responsabilité est la clé pour se libérer de toute contrainte.

Burkina 24 : Que nous apportent de nouveau les enseignements d’Eckankar par rapport à ceux que nous connaissons déjà ?

Jean Cokou Tossa: La nouveauté réside dans le changement de paradigme : nous n’avons pas des âmes, nous sommes des Âmes. Cela change toute la perspective de l’existence. De plus, le guide spirituel d’Eckankar est à la fois Maître intérieur et extérieur, capable d’assister chaque individu personnellement dans ses rêves et son quotidien. Mais surtout, Eckankar n’apporte pas de nouveaux dogmes auxquels il faut croire. En réalité, Eckankar est une Sagesse ancienne pour aujourd’hui.

Informations locales Il apporte une méthodologie simple et accessible à tous pour faire l’expérience directe de la présence de Dieu. Je ne vous demande pas de me croire sur parole, mais j’invite ceux qui le souhaitent à en faire l’expérience personnelle, car l’expérience de chacun est sa propre vérité. C’est le passage de la simple croyance à la connaissance vécue.

Burkina 24: Eckankar présente souvent le chant du mot « HU » comme un exercice spirituel central. De quoi s’agit-il exactement et qu’est-ce que ce chant apporte à celui qui le pratique?

Jean Cokou Tossa: Le HU (prononcé hiou) est un nom ancien et sacré de Dieu. Chanter le HU permet de se connecter directement à la Lumière et au Son, les deux attributs par lesquels l’Esprit saint se manifeste. C’est un chant d’amour qui vous remplit de joie, de paix intérieure et de bonheur ineffable.

La pratique du HU, chant millénaire et pilier d’Eckankar, est présentée comme une méthode d’alignement intérieur et de connexion à la “Force de Vie”, le Saint-Esprit, ou la Lumière et le Son, l’amour de Dieu.

e chant du HU, pratiqué par les membres d'Eckankar, est présenté comme une technique pour trouver la paix intérieure
e chant du HU, pratiqué par les membres d’Eckankar, est présenté comme une technique pour trouver la paix intérieure

Le HU est le son derrière tous les sons/ si vous écoutez attentivement le vent, le rire d’un enfant ou le chant d’un oiseau, vous y entendrez le HU. En le pratiquant, vous vous élevez à une dimension supérieure de conscience.

Cela vous aide dans les situations difficiles, ravive vos rêves et vous met en harmonie avec l’amour divin. Plus vous vous remplissez de cet amour par le chant du HU, plus vous avez naturellement envie de le partager avec ceux qui vous entourent. C’est un cadeau gratuit que Dieu a fait à l’humanité.

Burkina 24: Pourquoi accordez-vous autant d’importance aux rêves dans les enseignements ECK?

Jean Cokou Tossa: L’importance des rêves découle du fait que l’Âme ne dort jamais. Comme le dit le Maître ECK Harold Klemp, “Les rêves évoquent tous les aspects de notre vie. Ils peuvent nous laisser entrevoir l’avenir, nous fournir des suggestions pour une guérison ou nous éclairer dans nos relations interpersonnelles. Mais par-dessus tout, les rêves peuvent nous orienter plus directement vers Dieu. “

Pendant que le corps physique se repose, les barrières de l’intellect tombent et l’Âme est libre d’explorer les mondes intérieurs.

Informations locales Les rêves peuvent nous donner des solutions à des problèmes quotidiens, nous apporter une guérison émotionnelle ou nous avertir de dangers futurs. Celui qui est prévenu par un rêve en vaut deux. C’est un outil pédagogique divin qui nous permet de recevoir des enseignements personnalisés chaque nuit.

Burkina 24: Pouvez-vous nous expliquer simplement ce concept de « Voyage de l’Âme » dont parle Eckankar?

Jean Cokou Tossa: C’est une expansion de la conscience. Voici l’exemple vécu d’un homme, étendu sur une table d’opération mais qui se retrouve soudainement au plafond, observant les faits et gestes du chirurgien. Il voit tout, il entend tout, alors que son corps est endormi. Il a la preuve qu’il est bien plus que son corps physique. A partir de cette experience, l’homme a compris qu’il n’y avait aucune raison d’avoir peur de la mort.

Le Voyage de l’Âme, c’est cela: la réalisation que l’Âme est immortelle et peut se déplacer au-delà des limites physiques. Ce n’est pas réservé aux expériences de mort imminente ; on peut apprendre à le faire en pleine conscience pour explorer d’autres réalités et développer son plein potentiel spirituel. C’est une expérience individuelle de liberté.

Celui qui en fait l’expérience se libère de la peur de la mort puiqu’il acquiert la prevue que l’être reel, l’Âme qu’il est, ne meurt jamais. Certes, le corps affaibli par les maladies et l’âge meurt, mais l’Âme quant à elle, tissée de la même étoffe que Dieu, Le Créateur, est éternelle, immortelle. C’est l’un des avantages majeurs du Voyage de l’Âme

Burkina 24: Eckankar parle souvent également des notions de karma et de réincarnation. Pourriez-vous nous en dire un mot?

Jean Cokou Tossa: Le karma est la loi spirituelle correspondant à la loi physique de cause à effet. Tout acte posé engendre une reaction d’égale intensité et de sens contraire. De même, sur le plan spirituel, toute action entaîne une conséquence, positive ou negative, appelée karma qui doit nécessairement être payee, équilibrée par celui qui en est l’auteur. Comme le dit l’adage, tout se paie ici bas. Et si la dette karmique contractée n’est pas remboursée avant le depart de l’auteur pour l’au-delà, il doit tôt ou tard revenir ici-bas pour la rembourser pour rétablir l’équilibre.

délégation de disciples burkinabè lors de son entretien dans les locaux de Burkina 24 : un moment d'échange marquant la cohésion de la communauté ECK au Burkina Faso
délégation de disciples burkinabè lors de son entretien dans les locaux de Burkina 24 : un moment d’échange marquant la cohésion de la communauté ECK au Burkina Faso

Grâce à son amour infini, Dieu permet à l’Âme de revenir sur terre pour équilibrer ses dettes karmiques: c’est le phénomène de la reincarnation dont le but est de permettre à l’Âme de se purifier et de grandir spirituellement. Dieu, dans son amour infini, nous permet de revenir sur terre autant de fois que nécessaire pour équilibrer nos dettes karmiques, apprendre nos leçons, maîtriser les lois spirituelles, afin de devenir de plus en plus semblables à Lui, des collaborateurs de Dieu.

On ne devient pas un collaborateur de Dieu en une seule vie. Il faut de nombreuses incarnations où l’Âme change de corps, de pays, de sexe ou de couleur de peau pour se purifier et atteindre la maturité spirituelle. C’est une école de sagesse, de responsabilité et d’amour.

Burkina 24 : Vous affirmez que chaque être humain est une Âme, une étincelle divine. Qu’est-ce que cela signifie pour Eckankar?

Jean Cokou Tossa: Cela signifie que chaque être est infiniment précieux. Imaginez une goutte d’eau issue de la mer: elle a la même composition chimique que tout l’océan. Nous sommes cette goutte et Dieu est l’océan. Nous avons en nous, à l’état potentiel, toutes les qualités de Dieu.

Informations locales Notre mission est de faire briller cette étincelle jusqu’à devenir des phares d’amour et de lumière. Cela signifie aussi que nous sommes tous liés par cette nature divine commune, ce lien invisible mais solide et puissant qu’est l’amour de Dieu.

Burkina 24: On note une forte curiosité du public envers votre organisation; selon vous, que cherchent les gens qui viennent vers vous aujourd’hui ?

Jean Cokou Tossa: Qu’ils cherchent la paix, la protection ou des solutions à leurs souffrances, au fond, toutes ces quêtes cachent une soif profonde de l’amour divin. Les gens cherchent la vérité et une connexion réelle avec l’Esprit saint, la Voix de Dieu.

Ils cherchent un sens à leur vie et des preuves personnelles de la survie de l’Âme. Eckankar répond à cette attente en offrant des outils pratiques pour expérimenter Dieu, ici et maintenant.

Burkina 24: Comme tout mouvement moins connu, vous faites parfois l’objet de questionnements ; que répondez-vous à ceux qui se méfient de votre organisation?

Jean Cokou Tossa: La méfiance est souvent la fille de la peur de l’inconnu. La conscience humaine a peur du changement et de l’inconnu. Il est plus facile de vivre dans sa zone de confort que de bousculer ses habitudes. À ceux qui doutent –et ils en ont tout à fait le droit– je fais une suggestion simple:  ne me croyez pas sur parole, mais testez le HU.

Cela ne vous coûte rien, c’est personnel et ça ne demande aucun engagement de votre part. Après avoir testé le HU, vous en tirerez vous-même des conclusions personnelles. L’expérience personnelle est la seule clé qui ouvre la porte de la vérité.

Burkina 24: Est-ce qu’être un étudiant d’Eckankar change la manière de vivre en société, par exemple dans son travail ou sa famille ?

Jean Cokou Tossa: Absolument. Celui qui comprend sa nature d’Âme devient un meilleur citoyen. Il respecte les lois car il comprend la loi du karma, un dérivé de la loi suprême de l’amour. Il traite les autres avec respect et bienveillance car il voit en eux des enfants de Dieu, tout comme lui-même. Dans son travail, il est intègre et dévoué, car il sait qu’il sert la vie.

Informations locales Il devient un gardien de l’amour secourable ECK dans le monde, une lumière discrète mais réelle dans sa famille et son quartier. Il est conscient que sa liberté s’arrête là où commence celle d’autrui, et il cherche toujours à faciliter la vie des autres, exactement comme Dieu le fait pour nous tous. Il apprend chaque jour à aimer comme Dieu aime.

Burkina 24: Quel est le dernier message que vous aimeriez laisser à nos lecteurs et auditeurs ?

Jean Cokou Tossa: Je voudrais dire merci à tous pour votre écoute. Retenez que vous êtes des enfants de Dieu et que le meilleur reste toujours à venir. Ne laissez personne vous dire ce qui est bon pour vous sans le vérifier par vous-même. Expérimentez si vous le voulez bien, le chant du HU: asseyez-vous confortablement, inspirez profondément et chantez « H-U-U-U » avec amour, à l’expiration du souffle.

Faites-le pendant 5, 10, 15, sans dépasser 20 minutes par séance. Chantez le HU chaque jour, par exemple le soir avant de vous coucher et/ou le matin au réveil. Persévéver dans cette discipline quotidienne et observez les changements qui interviendront dans votre vie.

Pour finir, je voudrais partager avec vous un germe de contemplation écrit par Sri Doug Kunin, le Mahanta et Maître ECK Vivant:

“Ce à quoi nous sommes appelés est un bonheur qui se nourrit de lui-même. Un bonheur durable est possible parce que chaque Âme est prédestinée à la joie, à l’amour et à la sagesse. Nul besoin d’attendre.

Vous pouvez revendiquer l’éternité dès maintenant.”

Pour nous contacter au Burkina Faso, le Centre ECK de Ouagadougou est situé aux 1200 Logements, Villa 923, Porte 252, et répond au +226 70 25 05 25.

Merci encore à Burkina 24 pour cette lucarne de lumière &

Que les bénédictions soient!

Propos receuillis par Akim KY

Burkina 24

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