Burkina Faso : La SOPAFER-B décroche la certification ISO 9001 et accélère sa modernisation ferroviaire

La Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) franchit un cap décisif dans sa quête de performance. Elle a officiellement présenté, le mardi 7 avril 2026, son certificat ISO 9001 version 2015, une reconnaissance internationale qui consacre plusieurs années d’efforts en matière de qualité et de gouvernance.
Engagée dans ce processus depuis 2019, la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) a vu son système de management de la qualité validé dans le domaine de la gestion des infrastructures ferroviaires. Une étape qui, au-delà du symbole, marque une véritable transformation interne.
Pour le Directeur général, Firmin Bangoro, cette distinction va bien au-delà d’une simple formalité administrative. « Ce que nous célébrons aujourd’hui dépasse la simple remise d’un certificat. Nous célébrons une véritable transformation », a-t-il affirmé.

Dans un contexte où les administrations sont appelées à plus de performance et de transparence, il a estimé que la qualité n’est plus une option, elle est une exigence incontournable. Cette certification vient ainsi renforcer la crédibilité de la SOPAFER-B auprès de ses partenaires techniques et financiers, tout en consolidant la confiance des citoyens.
A écouter le Directeur général, cette certification garantit une meilleure organisation interne et une gestion plus rigoureuse du patrimoine ferroviaire national, mais le plus dur reste à venir. « Le véritable défi commence maintenant », reconnaît Firmin Bangoro.

La certification, valable pour trois ans, impose en effet des audits réguliers et une amélioration continue des pratiques. « Nous aurons désormais une gestion orientée résultats et satisfaction de la clientèle », a-t-il précisé, insistant sur la nécessité de maintenir le cap pour préserver ce label.
Présidant la cérémonie, le ministre en charge de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé, a salué une avancée majeure qui s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation de l’administration publique.
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Selon lui, cette distinction n’est pas un cas isolé, mais le reflet d’une volonté collective de transformation. « Le véritable défi commence maintenant. Maintenir cette rigueur et transformer cette reconnaissance en résultats tangibles pour les usagers », a-t-il déclaré.

Le ministre a par ailleurs appelé les autres structures sous sa tutelle à s’engager dans des démarches similaires, afin de faire de la qualité un levier de performance durable. Pour lui, cette certification doit aller au-delà du cadre institutionnel et impacter concrètement le quotidien des citoyens, à travers des services plus efficaces, plus rapides et plus fiables.
Dans cette dynamique, il a insisté sur la nécessité de digitaliser les processus et de renforcer la culture du résultat au sein de l’administration. « La qualité n’est pas un état ponctuel, mais un chemin exigeant », a-t-il rappelé, invitant les institutions à inscrire cette démarche dans une vision stratégique à long terme.
Aurelle KIENDREBEOGO
Burkina 24




