Le dialogue et la compréhension mutuelle au centre d’une conférence publique

La Coordination régionale du Kadiogo du Cercle d’Études, de Recherches et de Formation Islamiques (CERFI) a tenu, le dimanche 3 mai 2026, à Ouagadougou, une conférence publique sur le thème « Islam et traditions », animée par l’Imam Marboulaye Nombré. Cet événement s’inscrit dans une série de rencontres organisées simultanément dans les 13 régions du Burkina Faso, avec pour objectif de promouvoir le dialogue et la compréhension mutuelle entre les différentes composantes de la société.
Boureima Zallé, coordinateur régional du CERFI/Kadiogo, a insisté sur la nécessité de poser un débat clair et constructif autour des relations entre islam et traditions. « Lorsqu’on ne comprend pas l’autre, il est difficile de vivre avec lui. Mais ce qui nous unit, comme Burkinabè, dépasse largement ce qui nous sépare », a-t-il affirmé.

Il a rappelé que dans de nombreuses familles burkinabè coexistent musulmans, chrétiens et traditionnalistes, preuve vivante de la diversité religieuse et culturelle du pays. « Nous sommes fiers d’être musulmans, mais aussi fiers d’être Burkinabè et Africains », a-t-il déclaré.
A travers cette conférence, il s’est agi de permettre aux participants d’avoir une compréhension juste de ce que dit l’islam des traditions et comment se comporter avec ceux qui ne partagent pas la même conviction. « Nous sommes appelés à vivre ensemble sur le même espace et sur la même terre.
Parce que le Créateur qui est Celui qui nous a créés tous et qui nous a fait différents, c’est Celui-là qui doit décider de qui doit effectivement vivre ou ne pas vivre. Il n’appartient pas à un être humain de soumettre l’autre à sa façon de voir le monde », a dit le coordinateur régional du CERFI/Kadiogo.

Du même avis que Mr Zallé, le conférencier, l’Imam Marboulaye Nombré, économiste, a rappelé que ces deux réalités coexistent depuis des siècles au Burkina Faso. Selon lui, en dépit des divergences religieuses les Burkinabè sont liés. Et c’est ce qui caractérise le Burkina Faso.
Face aux différents débats sur la toile entre Islam et Tradition, l’Imam Nombré a rassuré que « nous-mêmes, nous nous sentons partie prenante même de la tradition. Nous sommes fiers d’être musulmans, mais nous sommes aussi fiers d’être Burkinabè, voilà le message que nous souhaitons partager ».
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Le coordinateur régional a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le plan stratégique 2026-2035 du CERFI, qui fait de la promotion de la cohésion sociale et des valeurs islamiques un axe prioritaire. « Nous devons être des artisans de paix, des partenaires d’unité et des promoteurs du dialogue interreligieux et interculturel », a-t-il fait savoir.
Boureima Zallé a lancé un appel particulier aux jeunes, les invitant à s’approprier les enseignements de ces rencontres pour construire une identité équilibrée et ouverte. Il a également exhorté les leaders communautaires et religieux à poursuivre leurs efforts de sensibilisation et d’encadrement, afin de transformer les fidèles en véritables « relais de paix et de cohésion ».




