RDC : Ultimatum de 6 mois aux commerçants étrangers pour quitter le petit commerce

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a franchi un nouveau cap dans la régulation du commerce intérieur. Dans un communiqué publié le 3 mai 2026, le ministère de l’Économie nationale annonce l’entrée en vigueur d’un décret encadrant l’exercice du petit commerce et du commerce de détail, accompagné d’un arrêté interministériel précisant les activités autorisées aux étrangers, rapporte radio Okapi.

Selon les autorités, les opérateurs économiques concernés disposent d’un délai de six mois pour se conformer aux nouvelles dispositions. Passé ce délai, les contrevenants s’exposeront à des sanctions prévues par la réglementation.

Ces réformes visent à clarifier et moderniser le cadre juridique du commerce intérieur, afin de garantir un environnement économique plus structuré, équitable et sécurisé. Elles introduisent notamment une distinction formelle entre le petit commerce, le commerce de détail et le commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital.

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Dans ce nouveau dispositif, le petit commerce et le commerce de détail sont désormais exclusivement réservés aux opérateurs économiques congolais. En revanche, certaines activités à forte intensité de capital restent accessibles aux investisseurs étrangers, sous conditions. Il s’agit notamment de secteurs structurés tels que les supermarchés modernes, les franchises de marque ou encore la vente de matériel technique et automobile nécessitant des agréments spécifiques.

Le ministère de l’Économie nationale indique par ailleurs qu’un dispositif de vulgarisation sera déployé pour accompagner les acteurs économiques dans la compréhension et l’application de ces mesures.

Cette décision s’inscrit dans la continuité des orientations prises par le gouvernement congolais, qui avait déjà annoncé en septembre 2025 la fin du moratoire autorisant les étrangers à exercer dans le petit commerce. Une mesure qui traduit la volonté des autorités de renforcer la souveraineté économique et de promouvoir l’entrepreneuriat local.

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