Concours national « Youki’f Maths-PC » : 1 000 candidats en lice pour décrocher des bourses universitaires

L’Association Sciences et Développement (ASD) et le Réseau des professionnels des gestionnaires des ressources humaines (RPGRH), sous la coordination technique du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle, organisent la première édition du concours national de mathématiques et de physique-chimie dénommé « Youki’f Maths-PC ». Ce mardi 12 mai 2026, les organisateurs ont présenté les principaux objectifs de cette initiative, dont les épreuves régionales se tiendront le 16 mai prochain sur toute l’étendue du territoire national.
Les épreuves régionales de cette première édition se dérouleront simultanément dans les 13 régions du Burkina Faso. Environ 1 000 candidats y prendront part.
À l’issue de cette phase, les trois meilleurs candidats de chaque région seront sélectionnés pour les épreuves nationales prévues le 30 mai 2026. Les résultats définitifs seront proclamés après les examens du baccalauréat.
Selon les organisateurs, cette précaution vise à garantir que les lauréats remplissent effectivement les conditions d’admission à l’université.
Le concours a pour objectif principal d’octroyer des bourses d’études couvrant les trois premières années universitaires aux meilleurs candidats.

Selon le chef de projet, Ousmane Sanduidi, l’ambition de cette initiative est claire : former des citoyens productifs, créatifs et utiles à la nation.
«Les matières scientifiques telles que les mathématiques et les sciences physiques sont essentielles à la formation des futurs ingénieurs et au développement de toute nation, mais leur apprentissage rencontre des défis», a-t-il relevé.
Il a évoqué plusieurs obstacles, notamment la perception négative des disciplines scientifiques, les difficultés pédagogiques ainsi que le manque de confiance dans l’utilité des mathématiques, malgré leur immense potentiel pour le développement du pays.
«C’est dans cette dynamique de réforme et d’anticipation sur le capital humain futur que s’inscrit la présente initiative d’organisation des olympiades de mathématiques et sciences Physiques dénommée «Youki’f Maths-PC à l’intention des élèves de terminale (séries C, D et E) », a-t-il précisé.
Il a souligné que ces olympiades ne constituent pas un simple concours destiné à récompenser des lauréats sans suivi. «Elles se veulent un instrument de la politique nationale de promotion des filières scientifiques et techniques», a-t-il appuyé.

Il a ajouté que cette initiative entend, à travers une approche jeune et dynamique, encourager les élèves à changer leur perception des disciplines scientifiques et à développer un intérêt accru pour ces matières, afin de constituer un vivier de futurs ingénieurs et de renforcer le capital humain industriel et technologique national.
Aboubacar Paré, inspecteur de l’enseignement secondaire, a indiqué qu’un dispositif organisationnel similaire à celui des examens nationaux, tels que le BEPC et le baccalauréat, a été mis en place pour assurer le bon déroulement de la compétition.
«Nous avons mis en place un jury et une commisission de choix des sujets. Dans un premier temps, cette commission a travaillé avec des enseignants expérimentés sur le terrain qui ont proposé des sujets. À l’issue de ces propositions, il y a des inspecteurs qui ont adopté ces épreuves, qui ont validé cela et il y a une équipe restreinte qui a au finish choisi des épreuves qui ont librement acheminées dans toutes les régions», a-t-il confié.
Dr Claude Aimé Tassembedo, coordonnateur technique du concours, a souligné que de nombreux concours et olympiades sont organisés à travers le pays, sans pour autant générer un impact significatif sur le développement national.

«On peut utiliser le ludique, la compétition avec le jeu pour apporter et nourrir notre jeunesse d’intelligence patrique arrimée aux besoins du pays. Si on ne s’y prend pas dans un cadre bien donné, nous qui sommes des promoteurs de l’éducation, je pense qu’on ne fait pas notre devoir pour essayer d’accompagner la Révolution progressiste et populaire qui a pour ambition essentielle de monter le pays vers la souveraineté totale. Et on ne peut jamais être souverain si n’est pas par la science, l’économie et le développement industriel», a-t-il déclaré.
Selon lui, cette initiative, qui permettra d’accompagner les jeunes talents scientifiques jusqu’à l’obtention de la licence, pourrait contribuer de manière significative au développement du Burkina Faso.
Au total, plus de 40 prix composés de récompenses en espèces, de bourses d’études et de kits seront décernés aux lauréats.
Au niveau national, le premier prix est estimé à 2 500 000 FCFA, dont 1 000 000 FCFA en espèces, ainsi qu’une bourse annuelle de 500 000 FCFA pendant trois ans. Le deuxième lauréat recevra 2 250 000 FCFA, comprenant 750 000 FCFA en espèces et la même bourse annuelle sur trois ans. Le troisième bénéficiera de 2 000 000 FCFA, dont 500 000 FCFA en espèces, assortis également d’une bourse annuelle de 500 000 FCFA pendant trois ans.
Au niveau régional, le premier lauréat recevra 100 000 FCFA, le deuxième 75 000 FCFA et le troisième 50 000 FCFA.
W.S
Burkina24




