Éducation des filles : Dans les Bankui, la bataille contre les rêves brisés

Au Burkina Faso, des milliers de jeunes filles voient chaque année leurs rêves brisés par les grossesses précoces, les mariages forcés, les pesanteurs socioculturelles ou encore la précarité. Dans la région des Bankui, particulièrement touchée par le phénomène, autorités éducatives, leaders coutumiers et religieux, enseignants et élèves tentent désormais de faire front commun pour inverser la tendance et maintenir les filles sur les bancs de l’école. 

Au Burkina Faso, le constat fait état d’un nombre élevé de filles à l’inscription dans les écoles primaires ainsi qu’au post-primaire. Malheureusement, elles n’arrivent pas à poursuivre leur cursus scolaire jusqu’au bout.

Selon l’annuaire statistique du secondaire (2024), le niveau d’abandon des filles au plan national s’élève à 46 %. La région des Bankui, à elle seule, est à 32 %. Une situation inquiétante dont les causes les plus indexées sont les grossesses non désirées, les mariages précoces et forcés, l’orpaillage, les pesanteurs socioculturelles, etc.

A cause des pesanteurs sociales, son père se voit obligé de la bannir de la famille

Jamais elle ne deviendra avocate. Pourtant, c’est un rêve qu’elle nourrissait depuis toute petite. Elle, c’est Aicha Sanon, nom d’emprunt, âgée de 25 ans. Cette jeune fille originaire de la région des Bankui se voyait plus tard défendre la veuve et l’orphelin. Mais malheureusement, cette ambition s’est évaporée. Elle relate sa désillusion avec des yeux pleins de larmes.

Elle voit son rêve lui échapper et sa vie basculer en 2019. Élève en classe de 3e au lycée provincial de Dédougou, elle échoue à son BEPC. Mais là n’est pas le problème. Optimiste, elle compte reprendre l’année suivante. Sauf que pendant les vacances, elle tombe enceinte. Loin de baisser les bras, la jeune fille tient quand même à poursuivre ses études. Mais à cause des pesanteurs sociales, son père se voit obligé de la bannir de la famille.

Les élèves du lycée provincial de Dédougou remettant leur mémorandum au chef de canton
Les élèves du lycée provincial de Dédougou remettant leur mémorandum au chef de canton

« J’ai fait la 3e, le BEPC n’a pas marché. Pendant les vacances aussi, je suis tombée enceinte. À la rentrée, je voulais reprendre mais avec la grossesse, mon père dit de ne plus rester dans sa maison. Il m’a dit qu’avec lui-même, il n’y a pas de problème mais avec la famille et la tradition, ça sera compliqué », explique-t-elle, la voix nouée.

Aicha nous raconte qu’elle tenait vraiment à poursuivre ses études et réaliser son rêve d’enfance ; celui de devenir avocate un jour. C’est ainsi que, malgré la grossesse, elle décide d’aller à Bobo-Dioulasso à 181 km de Dédougou, à la recherche d’une école. Mais arrivée là-bas, dans l’école où elle voulait s’inscrire, on lui demande une note de transfert que doit lui délivrer son ancienne école.

Déterminée à poursuivre son rêve, elle s’inscrit finalement en cours du soir. Elle continue de suivre les cours malgré son état. Mais en avril 2020, elle accouche. Aicha reste plus d’un mois à la maison sans aller à l’école à cause des difficultés liées à la grossesse et à l’accouchement.

Quelques semaines plus tard, dès qu’elle reprend, ce sont les examens. Avec son nouveau statut d’élève-mère, tout devient compliqué. Elle n’y arrive pas. Elle finit par décrocher. Un rêve brisé. Aicha ne deviendra jamais avocate comme elle le désirait tant.

Aicha n’est pas la seule à se retrouver dans cette situation. Il y a de nombreuses filles à travers le Burkina Faso qui voient leur rêve s’éteindre à cause des grossesses non désirées.

Cela s’observe malheureusement dans la région des Bankui. Selon l’annuaire statistique du secondaire (2024), seulement quatre filles sur dix vont à l’école et, sur six filles inscrites, seules trois atteignent le second cycle. En 2025, 450 filles ont dû abandonner l’école pour cause de grossesse. La région des Bankui est suivie de celle du Nakambé avec 227 cas de grossesses.

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Le mal est réel et profond et le gouvernement burkinabè en est conscient. Le directeur régional de l’enseignement secondaire des Bankui, Raoul Sanon, affirme qu’il y a un réel problème en matière de scolarisation et de maintien des filles à l’école dans la région des Bankui.

Il y a un réel problème en matière de scolarisation et de maintien des filles à l’école dans la région des Bankui, affirme le directeur régional de l'enseignement secondaire et professionnel, Raoul Sanon
Il y a un réel problème en matière de scolarisation et de maintien des filles à l’école dans la région des Bankui, affirme le directeur régional de l’enseignement secondaire et professionnel, Raoul Sanon

Et cela, fait-il savoir, est lié à plusieurs facteurs, entre autres la question sécuritaire, les grossesses précoces et les mariages précoces. Il estime qu’il faut agir sur plusieurs leviers afin de faire changer la donne. Pour y parvenir, il admet que la sensibilisation est un levier important qui peut influencer le changement comportemental en faveur de l’éducation des filles.

« Je salue le travail de sensibilisation qui a commencé en touchant les leaders religieux et coutumiers, et qui, eux aussi, se sont engagés à travailler de telle sorte que les populations soient sensibilisées et que les élèves elles-mêmes comprennent que ce n’est pas le bon choix de commencer puis d’abandonner les études », dit-il.

Dans les Bankui, le combat pour empêcher les filles d’abandonner l’école
Dans les Bankui, le combat pour empêcher les filles d’abandonner l’école

Mariam Bonkoungou, experte en éducation des filles, confie que les filles sont nombreuses à être inscrites à l’école dès le primaire mais qu’au secondaire, le nombre baisse drastiquement. « Sur 100 filles qui s’inscrivent au CP1, on relève qu’il y a seulement 37 qui arrivent en 6e. Et au niveau de la classe de terminale, il n’y en a plus que 15. Donc, il y a un grand nombre de déperdition scolaire au niveau des filles », affirme-t-elle.

Les causes de cette déperdition restent sensiblement les mêmes partout dans la région, à écouter Mariam : mariages forcés, mariages précoces et charge très élevée des travaux ménagers par rapport aux garçons.

Mariam Bonkoungou, experte en éducation des filles
Mariam Bonkoungou, experte en éducation des filles

« On souhaite que tous ceux qui ont participé aux plaidoyers soient des relais pour mener des activités dans les mosquées, les églises et les cours royales afin de sensibiliser les communautés à avoir un regard sur le maintien des filles dans le système éducatif jusqu’à leur réussite », ajoute-t-elle.

Mais adresser la problématique en ordre dispersé dans cette bataille risquerait de compliquer les choses. C’est pourquoi, à travers un projet multisectoriel mis en œuvre par les ministères en charge de la santé, de l’enseignement secondaire, de l’action sociale et de la jeunesse, le Burkina Faso prend à bras-le-corps la scolarisation et le maintien des filles à l’école. Il faut une synergie d’actions autour de la question afin de faire changer la donne.

Ainsi, une campagne de communication dénommée « Kom-pugli kaoreng yõodo », convaincue du bien-fondé de la scolarisation, du maintien et de la réussite des filles à l’école, a été initiée. Elle concerne les deux régions les plus touchées, à savoir les Bankui et le Nakambé.

Plaidoyer pour inverser la tendance

Aminata Guigma/Kinda, point focal de la communication pour le changement de comportement social, souligne que l’objectif de cette campagne est d’influencer un changement de comportement en faveur de la scolarisation et du maintien des filles à l’école.

Aussi, indique-t-elle, il est question de faire des plaidoyers auprès des leaders d’opinion, notamment les leaders coutumiers et religieux, pour obtenir leur engagement afin d’espérer inverser la tendance et permettre aux filles de réaliser leur rêve.

Aminata Guigma/Kinda, point focal de la communication pour le changement de comportement social
Aminata Guigma/Kinda, point focal de la communication pour le changement de comportement social

« Nous sommes partis d’un objectif général qui est d’apporter un changement de comportement des populations des régions de Bankui et du Nakambé en faveur de la scolarisation, du maintien et de la réussite des filles dans l’enseignement secondaire et la formation technique et professionnelle », note-t-elle.

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À Dédougou, les choses bougent déjà. Un soutien de taille se mobilise pour faire front commun en faveur du maintien des filles à l’école. C’est le chef de canton, le « Massa ». Le leader coutumier salue cette démarche. Pour lui, la place des filles est à l’école. Il s’engage non seulement à faire de l’éducation des filles son cheval de bataille, mais il invite également les parents et toute la communauté des Bankui à en faire autant.

« Le problème de l’éducation des filles est un problème qui nous incombe tous. Parce que lorsqu’une fille est éduquée, c’est toute la communauté qui en bénéficie. Nous devons nous engager à envoyer les filles à l’école, à les y maintenir, de sorte qu’elles y réussissent », soutient-il.

Le chef de canton de Dédougou prend l'engagement de soutenir l'éducation des filles et leur maintien à l'école
Le chef de canton de Dédougou prend l’engagement de soutenir l’éducation des filles et leur maintien à l’école

Le chef de canton affirme également que, comparativement aux garçons, lorsqu’une fille réussit, c’est toute sa famille qui en bénéficie. « Lorsqu’une fille réussit, elle apporte plus à sa famille nucléaire que les garçons. J’invite donc tous les pères, toutes les mères, toute la communauté à soutenir l’éducation des filles parce qu’il y va de l’avenir et du devenir de notre pays », insiste-t-il.

Moussa Bambara, président de l’Union des religieux et coutumiers du Burkina, confie que malgré les efforts consentis, la scolarisation des filles et leur maintien à l’école au Burkina Faso restent un défi à relever. Et selon lui, les leaders religieux et coutumiers ont des voix qui portent loin le message.

Moussa Bambara, président de l'Union des coutumiers et religieux du Burkina
Moussa Bambara, président de l’Union des coutumiers et religieux du Burkina

Il est donc important, dit-il, de les impliquer pour engranger davantage de résultats dans cette lutte. « Nous avons été entendus, et le Massa s’est engagé. Il engage également l’ensemble des chefs de cantons, au nombre d’une quarantaine, à mener des actions pour promouvoir l’éducation et le maintien des filles à l’école », se réjouit-il.

 La place de la fille est à l’école

Élève en classe de 1re A au lycée provincial de Dédougou, Fatima Bambara déplore le fait que les filles ne poursuivent pas leur parcours scolaire jusqu’au bout. Selon elle, il est de bon aloi que les différents acteurs s’unissent et que chacun, en ce qui le concerne, fasse ce qui est en son pouvoir pour promouvoir le maintien et la réussite des filles à l’école.

Elève en classe de 1re A au lycée provincial de Dédougou, Fatima Bambara se réjouit de l'engagement pris par le chef de canton pour l'éducation des filles
Elève en classe de 1re A au lycée provincial de Dédougou, Fatima Bambara se réjouit de l’engagement pris par le chef de canton pour l’éducation des filles

Elle dit accueillir avec beaucoup d’espoir l’engagement pris par Sa Majesté le chef de canton de Dédougou, pour favoriser l’éducation des filles et leur maintien à l’école. « Son aide est si précieuse. Nous avons des camarades à la maison ; elles veulent aller à l’école mais elles sont empêchées », déplore-t-elle.

Sa Majesté le Massa appelle les filles de la région des Bankui à ne pas trahir son engagement en faveur de l’éducation. Il les invite au travail et à se consacrer à leurs études.« Je m’engage, au nom de ma communauté, à jouer ma partition. J’invite les enseignants, les responsables de l’éducation à jouer aussi la leur parce que c’est ensemble que nous allons gagner le combat (…).

Une responsabilité vous revient : vous devez faire preuve d’obéissance, de rigueur et de travail dans vos classes afin que vous soyez des femmes dignes de ce nom (…) Si vous me décevez parce que vous ne faites pas de meilleurs résultats, alors il n’y aura plus d’énergie pour défendre les générations à venir », prévient-il.

Juliette Koeta, 11 ans, élève au Maria Rosa Molas de Dédougou rêve devenir médecin et appelle à l'implication des différents acteurs en faveur de l'éducation des filles
Juliette Koeta, 11 ans, élève au Maria Rosa Molas de Dédougou rêve devenir médecin et appelle à l’implication des différents acteurs en faveur de l’éducation des filles

Élève au collège Maria Rosa Molas de Dédougou, Juliette Koeta a 11 ans. Elle rêve de devenir médecin pour sauver des vies et apporter ainsi sa contribution au développement de sa communauté en particulier et du Burkina Faso en général. Elle refuse que ses rêves se brisent.

Elle veut atteindre ses objectifs. Elle appelle les autorités ainsi que les leaders religieux et coutumiers à unir leurs forces pour maintenir les filles à l’école.

« La fille a aussi droit à l’éducation… »

Pour elle, la place de la fille n’est pas à la maison ou dans un foyer, comme on l’entend très souvent dans les communautés. La place de la fille, c’est à l’école pour poursuivre ses rêves, dit-elle.« On dit parfois que la fille doit rester à la maison, mais moi, je réponds avec conviction que la fille a aussi droit à l’éducation. Car éduquer une fille, c’est éduquer une famille, c’est éclairer un village, c’est bâtir une nation », interpelle-t-elle.

Juliette est convaincue que le développement du Burkina Faso passe par l’éducation. Elle soutient que toutes les filles et tous les fils du pays des Hommes intègres doivent avoir les mêmes chances pour remplir cette mission.

« Laissez les filles aller à l’école, car dans chaque fille se cache une lumière qui ne demande qu’à s’illuminer. Nous sommes tous les enfants du pays des Hommes intègres. Et par l’éducation, nous écrirons l’avenir du Burkina Faso », soutient-elle.

Les filles ne doivent pas seulement traverser les cours des écoles. Elles doivent y rester et terminer leur cursus. À Tchériba, une localité de la région des Bankui située à une cinquantaine de kilomètres de Dédougou, l’abandon des filles à l’école reste encore plus préoccupant.

Seulement pour l’année scolaire 2025-2026, plus d’une trentaine de filles du lycée départemental ont dû abandonner leurs études.« Nous avons plus de 30 élèves qui ont abandonné du début de l’année jusqu’au 2e trimestre », confirme Mathias Koumbem, proviseur du lycée départemental de Tchériba.

Les raisons, selon lui, sont de plusieurs ordres, notamment économiques, socioculturelles et environnementales. Il indique qu’ensemble avec les enseignants, ils organisent des activités de sensibilisation pour lutter contre le décrochage des filles.

Mathias Koumbem, proviseur du lycée départemental de Tchériba
Mathias Koumbem, proviseur du lycée départemental de Tchériba

Mathias Koumbem révèle que la plupart des cas d’abandon scolaire des filles à Tchériba sont liés aux grossesses et aux mariages précoces. « L’année passée, nous avons pu récupérer au minimum cinq filles. Elles ont réintégré les classes et ont même réussi à leurs examens », poursuit-il.

Le rôle des leaders communautaires

Il estime que les leaders religieux et coutumiers ont un rôle important à jouer pour inverser la tendance car, dit-il, ils sont plus écoutés et leurs messages portent bien. C’est ainsi que son école prévoit, dans les prochains jours, d’aller s’entretenir avec les leaders coutumiers et religieux afin de solliciter leur appui pour le maintien et la réussite des filles à l’école. « Nous avons prévu de les rencontrer pour solliciter leur soutien et essayer de changer les choses », confie-t-il.

Ceux qui pensent que la religion est contre l’éducation rament à contre-courant, selon l’imam Amadou Kagambega, de la section du CERFI à Dédougou. Il affirme que la religion recommande la recherche du savoir, que l’on soit homme ou femme, fille ou garçon.

« La religion nous dit que la recherche du savoir est une obligation pour tout musulman. Pour dire qu’on soit homme ou femme, nous sommes effectivement appelés à chercher le savoir. On ne doit pas seulement éduquer les garçons et laisser les filles », lance-t-il.

Imam Amadou Kagambega
Imam Amadou Kagambega

L’imam Amadou, avec d’autres leaders religieux et coutumiers de Dédougou, s’est engagé à être un défenseur du maintien et de la réussite des filles à l’école dans leur région.« Nous allons nous battre pour qu’une fois les filles scolarisées, elles puissent effectivement rester aussi longtemps que possible sur le chemin de la recherche du savoir », soutient-il.

À Boromo et à Pâ, c’est le même son de cloche. Au lycée municipal de Boromo, six filles sont tombées enceintes. Il a fallu que les responsables de l’établissement interviennent. Cela a permis à quatre d’entre elles de retrouver le chemin de l’école. Les deux autres ont malheureusement décroché.

Honorine Ilboudou, proviseure du lycée départemental de Pâ
Honorine Ilboudou, proviseure du lycée départemental de Pâ

Au lycée départemental de Pâ, cinq filles ont été contraintes d’abandonner leurs études. Les causes sont les mêmes : mariages précoces et harcèlement par des orpailleurs. « Nous avons cinq cas d’abandon cette année, et les abandons sont spécifiques : certains sont liés aux grossesses scolaires et aux mariages », fait savoir Honorine Ilboudou, proviseure du lycée départemental de Pâ.

L’éducation de la jeune fille reste un défi pour le Burkina Faso. Dans un contexte de révolution où la nation a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils pour le combat de la souveraineté, aucune frange ne doit être délaissée. Et le message semble être bien accueilli par les différents acteurs.

Michael Platon, au nom de la confédération des dozos de Boromo s'engage pour l'éducation des filles
Michael Platon, au nom de la confédération des dozos de Boromo s’engage pour l’éducation des filles

À Tchériba, Boromo et Pâ, des leaders communautaires se sont engagés à être les défenseurs de l’éducation et du maintien des filles au sein de leurs communautés. Michael Platon, au nom de la confédération des dozos de Boromo, a pris l’engagement d’échanger avec ses pairs afin de voir ce qu’ils peuvent faire pour soutenir l’éducation et le maintien des filles à l’école.

« Mon engagement, à partir d’aujourd’hui, c’est d’organiser des rencontres avec des associations féminines pour se donner des idées et promouvoir la scolarisation et le maintien des filles à l’école », promet-il.

Pasteur Rouamba de la communauté chrétienne de Boromo
Pasteur Rouamba de la communauté chrétienne de Boromo

De son côté, le pasteur Rouamba, au nom de la communauté chrétienne, appelle les différentes confessions religieuses à profiter de chaque rencontre pour sensibiliser leurs fidèles sur la scolarisation des filles et leur maintien à l’école jusqu’à l’achèvement de leurs études.

Dans les Bankui, le combat pour l’éducation des filles dépasse désormais les salles de classe. Il s’agit de sauver des rêves avant qu’ils ne s’effondrent. La place de la fille n’est ni dans l’abandon, ni dans le silence des rêves brisés. Elle est à l’école, dans les livres, dans les laboratoires, dans les tribunaux, dans les hôpitaux. Car éduquer une fille, c’est donner une chance de plus au Burkina Faso de construire son propre avenir.

W.S 

Burkina 24 

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