Nouvelle flambée d’Ebola : L’OMS déclenche une urgence sanitaire internationale

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré, dimanche 17 mai 2026, une « urgence de santé internationale » face à une nouvelle flambée d’Ebola provoquée par le virus Bundibugyo. L’épidémie, qui sévit principalement en République démocratique du Congo, a déjà fait au moins 80 morts, ravivant les inquiétudes mondiales quelques années après la pandémie de COVID-19, rapporte la presse Ca.
Selon les dernières données publiées le 16 mai 2026, 246 cas ont été recensés dans la province de l’Ituri, en RDC, dont plusieurs confirmés en laboratoire. Deux cas supplémentaires ont également été signalés en Ouganda voisin. Les autorités sanitaires évoquent par ailleurs une concentration inhabituelle de décès présentant les symptômes de la maladie dans plusieurs zones.
Malgré cette alerte, l’OMS insiste sur le fait que la situation ne correspond pas à une pandémie mondiale comparable à celle du coronavirus. L’organisation recommande aux pays concernés de renforcer les mécanismes de surveillance et de gestion des urgences, sans toutefois fermer les frontières ni imposer de restrictions commerciales ou de voyage.
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Le virus Bundibugyo fait partie des principales variantes responsables des épidémies d’Ebola, aux côtés des souches Zaïre et Soudan. Identifié pour la première fois en 2007, il reste toutefois l’un des variants les moins étudiés.
« Nous n’avons ni vaccin ni traitement spécifique approuvé contre cette souche », explique la Dre Joanne Liu, ancienne présidente internationale de Médecins sans frontières. Selon elle, l’ampleur actuelle de l’épidémie pourrait toutefois accélérer les recherches scientifiques.
Depuis sa découverte en 1976, le virus Ebola a provoqué plusieurs flambées meurtrières en Afrique. La plus grave, entre 2014 et 2016 en Afrique de l’Ouest, avait causé plus de 11 000 décès.

Contrairement à la COVID-19, Ebola ne se transmet pas par voie aérienne. Le virus se propage essentiellement par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne ou d’un animal infecté.
Les chauves-souris frugivores sont considérées comme le principal réservoir naturel du virus. D’autres animaux sauvages peuvent également transmettre la maladie à l’humain.
La maladie provoque généralement de fortes fièvres, des douleurs musculaires, des vomissements, des diarrhées et, dans les cas graves, des atteintes rénales, hépatiques et neurologiques.
Pour plusieurs spécialistes, le risque d’une propagation mondiale reste limité en raison du mode de transmission du virus.




