Sécurité pénitentiaire : 382 nouveaux agents s’engagent à servir la Patrie avec loyauté

L’École nationale de la Garde de sécurité pénitentiaire a livré, ce mardi 19 mai 2026, sa 11e promotion, forte de 382 agents et composée d’inspecteurs, de contrôleurs et d’assistants de sécurité pénitentiaire. 

Du sang neuf pour l’administration pénitentiaire. 382 agents, nouvellement formés, rejoignent les rangs avec l’engagement ferme de servir la Nation avec loyauté.

«Nous sommes appelés à être des acteurs de la reconquête du territoire, de la stabilité, garants de l’ordre et des défenseurs des valeurs républicaines», a lancé le délégué de la promotion, Hida Paul Paré, inspecteur de sécurité pénitentiaire.

Hida Paul Paré, délégué de la promotion
Hida Paul Paré, délégué de la promotion

Pour lui, être agent de sécurité pénitentiaire est bien plus qu’exercer un métier. «C’est porter une responsabilité lourde, celle de contribuer à la justice, à la sécurité et à la réinsertion sociale des personnes détenues. Cela exige de nous intégrité, professionnalisme, humanisme et courage», a-t-il soutenu.

Selon l’inspecteur divisionnaire de sécurité pénitentiaire et directeur général de l’École nationale de la Garde de sécurité pénitentiaire, Abdoulaye Sidibé, la formation de ces nouveaux agents s’est déroulée en quatre phases. La première a été consacrée à l’instruction militaire, visant à inculquer aux stagiaires la discipline et la rigueur.

«La phase de pédagogie générale qui a pour objectif de transmettre aux stagiaires des compétences théoriques dans quatre domaines de compétence que sont : sécurité et sûreté, administration et management, droit et institution, criminalité et réinsertion», a-t-il détaillé.

La troisième phase, dite d’application, a permis aux stagiaires de mettre en pratique les connaissances acquises au sein des différentes structures pénitentiaires. Enfin, la phase de recherche, de rédaction de mémoire et de soutenance a concerné uniquement les élèves inspecteurs de sécurité pénitentiaire.
S’adressant aux récipiendaires, Abdoulaye Sidibé leur a rappelé qu’ils entrent, à compter de ce jour, dans l’exercice d’un métier noble.

«Vous serez attendus dans les établissements où chaque geste compte où la vigilance ne doit jamais, où l’autorité ne doit demeurer maîtrisée et où le respect de la dignité humaine doit accompagner l’exercice de la contrainte légale. Souvenez-vous que la discipline n’est la dureté, la fermeté n’est pas l’arbitraire, l’humanité n’est pas la faiblesse», a-t-il interpellé.

Il a ajouté que la grandeur du métier de la sécurité pénitentiaire réside précisément dans la capacité à concilier sécurité, loi, ordre, justice et dignité.

Lire aussi👉🏿Ouagadougou : Un réseau de malfrats infiltrés dans une société de gardiennage démantelé par la Police nationale

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a rappelé aux impétrants qu’ils embrassent un métier où, pour certains, l’erreur peut coûter cher, où la négligence peut ouvrir une brèche, où l’abus peut déshonorer l’État, mais où le professionnalisme peut sauver des vies, restaurer la confiance et contribuer à la sécurité nationale.

«Ne banalisez jamais votre uniforme. Il ne vous place pas au-dessus des citoyens ; il vous place au service du Faso. Il ne vous donne pas un pouvoir personnel ; il vous confie une autorité publique. Il ne vous autorise pas à agir selon l’humeur ; il vous oblige à agir selon la loi, la discipline et l’éthique», a-t-il déclaré.

Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la justice
Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la justice

Préparant déjà ses jeunes recrues aux réalités du terrain, le ministre Edasso Rodrigue Bayala leur a confié que, dans leurs établissements d’affectation, ils seront confrontés à des situations difficiles : tensions, provocations, fatigue, peur, pression, manque de moyens, urgences sécuritaires et détresse humaine.

«Dans ces moments, souvenez-vous que la vraie force d’un agent pénitentiaire n’est pas seulement physique. Elle réside dans la maîtrise de soi, la lucidité, la cohésion avec ses camarades, l’obéissance aux règles et la capacité de décider sans perdre son humanité», a-t-il indiqué.

Voir également👉🏿Burkina Faso : 1 161 nouveaux sergents de l’ENSOA prêts pour le front

Il les a appelés à être non seulement des agents de sécurité, mais aussi des artisans de stabilité. «Soyez des gardiens de l’ordre, mais aussi des gardiens de la dignité de l’État. Soyez vigilants face au radicalisme violent, mais ne perdez jamais de vue que l’objectif ultime du service pénitentiaire est de protéger la société en empêchant que la prison ne produise davantage de violence qu’elle n’en reçoit», a-t-il insisté.

Capitaine Martha Andersson Médah, parrain de la promotion
Capitaine Martha Andersson Médah, parrain de la promotion

Parrain de la promotion, le ministre directeur de cabinet, le capitaine Martha Andersson Médah, a fait savoir à ses filleuls que leur mission ne se limite pas à la surveillance.

«Elle exige de vous, une grande capacité d’écoute, de discernement et de sang froid. Vous aurez à gérer des situations délicates parfois tendues où votre maîtrise de soi ou votre professionnalisme feront toute la différence», a-t-il encouragé. Pour rappel, cette promotion a été baptisée «CIN-PÒ», un mot en langue lyélé qui signifie «Engagement».

W.S

Burkina 24

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page