Sécurité routière : L’ONASER durcit le ton contre les infractions à Ouagadougou

Afin de prévenir les accidents de la circulation dans la ville de Ouagadougou, une vaste opération de contrôle et de répression, pilotée par l’Office national de la sécurité routière (ONASER), avec la participation de la Gendarmerie nationale, de la Police municipale et du Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA), s’est déroulée dans la nuit du jeudi 21 mai 2026 à la sortie Ouest de la capitale, sur la route nationale n°1.
L’ONASER et ses partenaires sont désormais passés à la phase de répression. Cette opération de contrôle visait toutes les infractions liées à l’insécurité routière. Les équipes ont procédé au contrôle de l’alcoolémie, du port de la ceinture de sécurité, de l’état des véhicules, de l’éclairage, ainsi que d’autres infractions au Code de la route.
Lire aussi👉🏿SNC Bobo 2026 : L’ONASER récompense l’engagement artistique pour la sécurité routière
À l’issue de l’opération, le commissaire principal de police et directeur de la normalisation et des opérations de l’ONASER, Moïse Ouédraogo, a indiqué que l’heure n’est plus à la sensibilisation, mais surtout à la répression. «Nous voulons inviter les populations à adopter des comportements responsables.
Il s’agit notamment de la limitation de la vitesse en ville qui est de 50km/h sous prescription contraignante. On rappelle également à ceux qui conduisent les motos sur l’obligation de respecter la limitation de vitesse en agglomération comme hors agglomération. Comme je le dis c’est 50 Km/h pour les villes», a-t-il rappelé.

Selon le commissaire Ouédraogo, plusieurs accidents de la circulation sont également liés au mauvais état des véhicules. Ainsi, lors de cette opération, tout véhicule jugé défectueux est systématiquement orienté vers le CCVA pour un contrôle technique approfondi.
«Il y a aussi quelques véhicules en tout cas quand vous les voyez, on sait déjà que ces véhicules là, on sait automatiquement qu’ils n’ont de caractéristiques nécessaires pour avoir une visite technique. Quand on rencontre une telle situation automatiquement, on interpelle le CCVA pour procéder en tout à une révision de la visite», a-t-il fait savoir.
Voir également👉🏿Circulation routière au Burkina Faso : Danger en permanence, l’ONASER toujours en ordre de bataille !
À en croire Moise Ouédraogo, il leur revient le plus souvent que certains véreux conducteurs en connivence avec des vendeurs des pièces détachées prennent certaines pièces dont ils ont besoin puis ils vont passer la visite technique au CCVA et après ils reviennent reprendre les anciennes pièces.
«On a des informations que certains usagers se permettent de trafiquer les choses pour contourner le système mis en place par le CCVA pour contrôler la qualité des véhicules qui sont en circulation», a-t-il révélé.

Par ailleurs, il a déploré la négligence de certains usagers qui ne respectent pas des mesures élémentaires de sécurité, notamment le port de la ceinture.
«Nous avons remarqué que la population néglige un certains nombre de règles qui peuvent être des facteurs aggravant en cas d’accidents. Il s’agit du port de la ceinture de sécurité. Environ 3 usagers sur 10 que nous avons pris ne portaient la ceinture de sécurité», a-t-il relevé.

Toutefois, l’opération a enregistré un motif de satisfaction concernant la lutte contre l’alcool au volant. Sur une vingtaine de conducteurs soumis au test d’alcoolémie, aucun cas positif n’a été enregistré. «Cela nous réjouit de voir que les populations ont commencé intégré le fait que si on boit, on ne conduit pas, si on conduit c’est qu’on n’a pas bu», a-t-il déclaré.
Parmi les conducteurs contrôlés, l’un d’eux, déclaré négatif au test d’alcoolémie, a salué l’initiative des forces de sécurité routière.

«Je trouve que c’est une bonne initiative, on ne doit pas boire l’alcool et puis conduire? Même si tu bois, normalement quand tu dois prendre la voie, tu ne dois pas toucher à l’alcool», a-t-il conscientisé.
Le commissaire Moïse Ouédraogo a enfin appelé les populations au strict respect des règles de sécurité routière. Il a averti que ces opérations de contrôle et de répression se poursuivront tout au long de l’année et que les contrevenants s’exposeront à des sanctions.
W.S
Burkina 24




