Mondial 2026 : L’Angleterre met fin à l’aventure de la RD Congo

La RD Congo sort de ce Mondial avec les honneurs après avoir fait douter l’Angleterre.
La belle aventure de la RD Congo s’est arrêtée sur un goût d’inachevé. Battus 2-1 par l’Angleterre, les Léopards quittent la Coupe du monde 2026 en seizièmes de finale dès leur deuxième participation, mais avec la tête haute.
Longtemps bousculés par une sélection congolaise audacieuse, les Three Lions ont dû s’en remettre au réalisme de leur capitaine Harry Kane, auteur d’un doublé, pour renverser un match qui semblait leur échapper.
Entre l’ouverture du score de Brian Cipenga, les exploits de Lionel Mpasi et un record historique concédé par l’Angleterre, la RD Congo laisse l’image d’une nation qui a gagné le respect du monde du football.
Il n’a fallu que quelques minutes pour comprendre que la RD Congo n’était pas venue subir. Face à l’un des grands favoris du tournoi, les Léopards ont surpris tout le monde en frappant les premiers.
Brian Cipenga, qui s’est engagé la semaine dernière avec Almería, pensionnaire de la deuxième division espagnole en provenance de Castellón, a conclu une action parfaitement menée pour faire exploser de joie le camp congolais.
Ce but précoce survenu à la 7e minute a totalement désorganisé les Anglais. Dominatrice sur le papier, l’Angleterre s’est heurtée à un bloc congolais discipliné et agressif dans les duels.
Une première période historique
Pendant de longues minutes, les Three Lions ont été incapables de cadrer leurs offensives. Symbole de cette domination congolaise, l’Angleterre n’a enregistré son premier tir qu’à la 30e minute de jeu.
Un chiffre qui entre dans les livres d’histoire : il s’agit du tir le plus tardif enregistré dans un match de Coupe du monde depuis le début des statistiques en 1966. Une performance qui illustre la qualité du travail défensif des Léopards.
Héroïque, Lionel Mpasi a longtemps maintenu les Léopards dans la course.
Lionel Mpasi, le mur congolais
Au cœur de cette résistance, un homme s’est particulièrement illustré : Lionel Mpasi. Le gardien congolais a livré une première période exceptionnelle, multipliant les parades de très haut niveau face aux assauts anglais.
Réflexes sur sa ligne, sorties aériennes maîtrisées, 5 arrêts décisifs en un contre un, etc., le portier des Léopards a longtemps écœuré les attaquants anglais et maintenu les siens dans le match. Sans ses interventions spectaculaires, l’issue de la rencontre aurait pu être bien plus sévère.
Le réveil de Kane
Mais face aux grandes nations, les détails finissent souvent par faire la différence. Alors que la RD Congo semblait tenir un exploit historique, Harry Kane a pris ses responsabilités.
D’abord pour remettre son équipe dans le match, puis à la 75e minute, en trouvant une nouvelle fois la faille dans la défense congolaise. Son doublé a définitivement fait basculer la rencontre en faveur des Three Lions. L’expérience et le réalisme anglais ont fini par avoir raison de l’enthousiasme congolais.
Une élimination qui ne ternit pas un parcours historique
Pour sa deuxième participation à une Coupe du monde, la RD Congo quitte néanmoins la compétition avec les honneurs.
Les Léopards auront offert l’une des plus belles surprises de ce Mondial, faisant douter une puissance du football mondial et démontrant encore que les sélections africaines sont désormais capables de rivaliser avec les meilleures nations.
Cette campagne laissera des souvenirs forts : un collectif soudé, une équipe sans complexe et des individualités qui se sont révélées au plus haut niveau.
L’Afrique encore punie sur des détails
Après la Côte d’Ivoire, éliminée elle aussi malgré des prestations encourageantes, la RD Congo nourrit d’immenses regrets.
Une nouvelle fois, une sélection africaine quitte la compétition sur des détails : un manque de réalisme dans les moments clés, quelques erreurs défensives et la capacité des grandes nations à faire parler leur expérience lorsque tout se joue.
Le fossé se réduit, mais il reste encore cette dernière marche à franchir pour transformer de belles performances en exploits historiques.
L’Afrique perd un représentant, mais gagne une certitude : ses sélections ne viennent plus en Coupe du monde pour apprendre. Elles viennent désormais pour concurrencer les meilleures. Et la RD Congo en a apporté la preuve, malgré une fin de parcours cruelle.
Namwin-Kièlè Christopher SOMDA (Stagiaire)
Burkina 24




