Ghana : Les « bouquets d’argent » et les jets de billets désormais passibles de prison

Le Ghana durcit sa réglementation sur l’utilisation de la monnaie nationale. La Banque du Ghana (Bank of Ghana) a officiellement interdit la confection de « bouquets d’argent », le jet de billets et toute utilisation décorative des coupures lors des mariages, cérémonies et autres célébrations. Les contrevenants s’exposent désormais à des poursuites judiciaires pouvant conduire à des peines d’emprisonnement, rapporte TRT Afrique.

Dans un communiqué, la Banque du Ghana rappelle que le cedi est émis uniquement comme moyen légal de paiement et ne doit pas être utilisé à des fins décoratives ou artistiques.

Sont notamment interdits la confection de bouquets ou de guirlandes de billets, l’utilisation des billets comme objets de décoration ou cadeaux, le lancer de billets pendant les cérémonies et le fait de marcher sur les billets ou de les utiliser comme accessoires de danse.

Selon l’institution, ces pratiques, de plus en plus répandues lors des mariages et autres événements festifs, accélèrent la dégradation des billets, augmentent les coûts de leur remplacement et portent atteinte au respect dû à la monnaie nationale.

La Banque du Ghana prévient que toute personne qui enfreindra cette directive pourra être arrêtée et poursuivie conformément à la législation en vigueur.

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L’objectif affiché est de préserver l’intégrité physique de la monnaie, de réduire les dépenses liées au renouvellement des billets endommagés et de sensibiliser les citoyens à un usage plus responsable du cedi.

Le Ghana rejoint ainsi plusieurs États africains qui ont adopté des mesures similaires pour protéger leur monnaie. Au Kenya, les personnes reconnues coupables d’avoir détérioré des billets peuvent être condamnées à une peine pouvant aller jusqu’à trois mois de prison.

Des dispositions comparables existent également au Nigeria, au Burkina Faso et au Bénin, où la mutilation ou l’utilisation inappropriée des billets de banque est également sanctionnée par la loi. À travers cette décision, les autorités ghanéennes souhaitent rappeler que la monnaie nationale est avant tout un instrument d’échange et un symbole de souveraineté qui mérite d’être préservé.

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