Ahmed Hassan, à 37 ans, rêve encore de Coupe du monde

Ahmed Hassan vient de battre le record du monde de sélections en équipe nationale avec 179 capes. Il est, à jute titre considéré, comme un des plus grands joueurs de ‘histoire du football égyptien et africain. Son palmarès en témoigne.

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 Né le 2 mai 1975 à Maghagha, Ahmed Hassan a commencé sa carrière à Assouan dans une division inférieure avant de rejoindre très rapidement Ismaïly où il ne tarde pas à s’imposer, gagnant sa première sélection en équipe nationale le 29 décembre 1995 à 20 ans et demi. Il entame sa carrière internationale par une défaite 1-2 face au Ghana mais il se rattrapera par la suite en accumulant titres et trophées.

En 1998, il remporte sa première Coupe d’Afrique des Nations, inscrivant le premier but de la finale contre l’Afrique du Sud, il quitte l’Egypte pour la Turquie. Tour à tour, il évolue à Kocaelispor, Denizlispor, Gençlerbirligi et Besiktas. En 2006 alors qu’il est distingué meilleur joueur de la CAN, il change de destination et choisit le club belge d’Anderlecht où il reste deux saisons avant de regagner l’Egypte en signant à Al Ahly. En 2011 il quitte le grand club riverain du Nil pour le non moins grand Zamalek.
Son palmarès est exceptionnel : 4 Coupes d’Afrique des Nations,1998, 2006, 2008 et 2010 avec deux titres de meilleur joueur en 2006 et en201, 1 médaille d’or au Jeux Africains d’Harare en 1995.
Sur les 179 matches joués avec la sélection, il en a remporté 92, pour 48 nuls et 39 défaites . Dans cette période, l’Egypte a marqué 326 buts et en a encaissé 176.

Avec ses clubs, il a remporté une Coupe de Turquie (Besiktas 2006), un championnat de Belgique (2007) et une Coupe de Belgique (2008), 1 Coupe d’Egypte avec Ismaïly (1997), 3 Championnats avec Al Ahly (2009, 2010, 2011), 1 Ligue des champions (2008) d’Afrique.
Ahmed Hassan a été un des éléments de base d’Hassan Shehata lorsque ce dernier a conduit l’équipe à trois titres consécutifs en Coupe d’Afrique des Nations. Ses quatre titres continentaux sous le maillot des Pharaons font incontestablement de ce milieu de terrain un des plus grands joueurs de l’histoire du football égyptien et africain même s’il n’a jamais été distingué Meilleur joueur africain de l’année. « The Falcon » comme l’ont surnommé les Egyptiens a cependant été élu Meilleur jouer africain en 2006, pour les seuls joueurs opérant sur le continent africain

 
Quel regard portez-vous sur une longue carrière de près de vos ans et vos débuts à Assouan en 1995 ? 

Ahmed Hassan:  J’ai traversé une longue carrière comme vous le dites, en Egypte d’abord puis en Europe où comme nombre de joueurs africains j’ai voulu évoluer. J’ai atteint cet objectif au lendemain de la victoire des Pharaons dans la CAN 1998 au Burkina Faso. Comment n’en ressentirais-je pas une grande fierté ! ». 

Quels ont été les moments les plus forts de votre vie de footballeur ? 

Ahmed Hassan: « Tous les trophées remportés soit avec la sélection, soit avec les différents clubs dans lesquels je suis passé. Je retiens en particulier la victoire dans la CAN 1998. C’est un exploit qui a transformé le jeune joueur inexpérimenté que j’étais, je n’avais pas 23 ans, en véritable professionnel. Et je ne peux pas oublier non plus l’immense joie qui a été la mienne lorsque j’ai reçu le trophée de la CAN en 1998 alors que j’étais capitaine de l’équipe égyptienne ou bien d’avoir été désigné meilleur joueur des CAN 2006 et 2010. Etre aujourd’hui le joueur le plus capé de l’histoire du football mondial représente pour moi une forme d’achèvement, de couronnement après un si long chemin. Cela a une très grande valeur à mes yeux ».     

Comment expliquez-vous cette permanence au plus haut niveau?

Ahmed Hassan: «  Il n’ a pas de mystère, c’est le travail. Travailler chaque jour, être patient avant d’obtenir la réussite. Je crois que Dieu donne toujours à chacun ce qu’il mérite. Il y fut beaucoup d’opiniâtreté d, de ne jamais s’abandonner au découragement ou au renoncement. Cela suppose une grande force de caractère. Il est important de ne jamais se satisfaire d’un résultat et se battre, toujours se battre, comme au commencement. J’ai réalisé mes rêves mais il faut constamment se dire qu’on nen a jamais terminé avec ses rêves et qu’il y a toujours quelque chose de mieux à faire encore ».  

Derrière cette réussite phénoménale, n’y a-t-il pas quand même quelques regrets?

Ahmed Hassan: « Bien sûr. Mais il ne faut jamais s’arrêter sur des déceptions. Le moment sans doute le plus dur c’est la blessure au genou que j’ai connue, il y a quelques mois, une déchirure des ligaments croisés. J’avais 35 ans mais j’ai tout fait pour revenir. Beaucoup pensaient que ma carrière était terminée, je leur ai démontré, à force de volonté, qu’ils avaient tort. Je me suis prouvé à moi-même que le football était ma vie et qu’il fallait savoir accepter les coups du sort pour revenir plus fort. Les faits m’ont donné raison ». 

Dans votre palmarès, il vous manque au moins une chose, une participation à une Coupe du monde.

Ahmed Hassan: « Vous avez raison. Le rêve de tout joueur de football est de disputer une Coupe du monde et je m’étonne qu’avec l’équipe que nous avions, nous n’y soyons pas parvenus. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot. Je pense très fort à 2014, au Brésil. Ce serait une apothéose d’en être et là je pourrais tirer un trait sur ma vie de footballeur, en tout cas sur le terrain. J’aurais 39 ans. Il faut que j’essaye de tenir jusque là ». 

Vous avez été désigné à deux reprises meilleur joueur de la CAN, en 2006 et en 2010. Vous avez été élu une fois meilleur joueur africain de l’année pour les joueurs évoluant en Afrique. Jamais vous n’avez été choisi pour être distingué Meilleur joueur d l’Année. Ce titre vous manque-t-il ?  

Ahmed Hassan: « Je suis content de ce que j’ai accompli jusqu’ici. Lorsque j’ai été désigné meilleur joueur de la CAN, il y avait de grands noms Samuel Eto’o, Didier Drogba, Yaya Touré et quelques autres. C’était déjà un immense bonheur, la reconnaissance de mes qualités. Vous savez on ne peut pas toujours gagner, même de manière symbolique. Etre reconnu numéro un du continent a été en 2006 un grand moment, une joie intérieure très profonde. Et tous ces titres constituent déjà une immense satisfaction ».

  « Vous avez joué en Turquie et en Belgique, jamais dans de très grands championnats en Europe, en Angleterre, en Espagne, en Italie ou en France. Est-ce que l’ambition n’est pas d’évoluer dans les meilleures ligues ? 

Ahmed Hassan: « J’aurais aimé jouer dans ces ligues, mais cela ne s’est pas présenté. Pourquoi ? Probablement parce que le football égyptien reste méconnu en Europe, en tout cas à l’époque c’était le cas. Nous n’avions pas encore remporté nos trois titres continentaux d’affilée. Peut-être aussi ne me suis-je pas adressé au meilleur agent. C’est très important de bénéficier des meilleurs conseils d’un bon avocat »… Lire la suite dans Burkina 24 Sports

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