« Les femmes veulent travailler, mais les moyens manquent », (Eugénie Yaro) 

3335 0

Près de huit mois maintenant que se sont déroulées les élections municipales au cours desquelles des promesses ont été faites. L’heure est à la réalisation de celles-ci dans l’arrondissement 11 de Ouagadougou. Ce jeudi 22 décembre 2016, la représentante de 17 associations composées de 300 femmes,  a reçu des mains du bourgmestre Ibrahim Maré, un chèque de 23 millions de francs CFA par l’entremise de la Coopérative d’épargne et de crédit (COPEC Galor).

Tous les intervenants à la cérémonie de signature de la convention et de remise du chèque de 23 millions de F CFA au profit des 300 femmes sont unanimes. « La pauvreté a un visage féminin ». A cela s’ajoute l’absence de garantie pour ces dernières. Conséquence, il leur est difficile de se faire octroyer un crédit pour mener une activité génératrice de revenu.s

« On a vu que les femmes veulent travailler, mais ce sont les moyens qui manquent », affirme Eugénie Yaro, présidente du conseil de surveillance. Albert Dembega, gérant de l’agence principale de COPEC Galor, est quant à lui convaincu que c’est en s’appuyant sur les associations de femmes qu’il est possible de lutter efficacement contre la pauvreté pour un développement individuel et collectif. Et parce qu’« adhérer à COPEC Galor, c’est lutter contre la pauvreté sous toutes ces formes », indique Albert Dembega, peu importe l’occupation, « tout le monde a droit à un crédit ».

Au milieu le maire Ibrahim Maré recevant des mains le chèque de 23 millions de francs CFA à remettre à la représentante des 17 associations de femmes de l’arrondissement 11

Le prêt qu’elles contractent est remboursable 12 mois. Et les femmes, continue-t-il peuvent compter sur la structure de microfinances « pour que cela soit une réalité ». Pour ces 300 femmes  « ce sera avant 2017 », promet le gérant qui prévoir revenir deux jours plus tard, pour ouvrir l’ouverture des comptes pour chacune des souscriptrices.

« Sachez que même si vous faites du petit commerce, même si on ne fait rien, COPEC vous accompagne », explique-t-il, car l’institution  est « née pour le développement communautaire ». C’est là selon lui la raison de l’accompagnement des femmes qui ont besoin de crédit pour faire quelque chose. « C’est en passant par ce biais que nous allons vraiment éradiquer la pauvreté », assure le gérant de l’agence principale de COPEC Galor.

Avec la remise de ce chèque de 23 millions de francs CFA représente pour le bourgmestre de l’arrondissement 11 la réalisation d’une promesse de campagne face au « visage féminin » de la pauvreté. Celle dit-il d’« accompagner les femmes pour des crédits en vue de mener des activités génératrices de revenus pour leur permettre de sortir un peu de la pauvreté ». Et le chèque de 23 millions de F CFA, espère-t-il, va leur permettre de soutenir leurs projets « individuels » de développement.

Oui KOETA

Burkina24

Votre commentaire sur ce sujet

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Oui Koeta

Je pense que 'la vitalité d'un pays se mesure (en partie) à celle de ses journalistes'. Merci de participer à cela à travers vos retours de lectrices et lecteurs. I believe that 'the vitality of a country is meseared (in part) by that of its journalists'. Thank you for being part of the adventure by giving feedback.

Article du même genre